PrismaSelon une source toujours bien renseignée, les prochains jours pourraient se révéler assez difficiles pour les personnes signataires de la déclaration des forces vives du Mfoundi. Une enquête menée au niveau du Palais a révélé que Paul Biya aurait constaté qu'il existe autour de lui de nombreuses personnes manipulées aux fins de se donner une certaine image auprès de lui.

A la faveur de la grève générale contre la vie chère qui a ébranlé le pays en fin février et au lendemain de la publication, dans le quotidien Cameroon Tribune, d'une déclaration des forces vives du Mfoundi,  le chef de l’Etat aurait décidé de demander expressément auprès du MINAT et les services de renseignements de la présidence de la république d'enquêter sur le sujet.

Du coup, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé mis au parfum de cette nouvelle s'est désolidarisé de l'appel dans les mêmes colonnes qui, auparavant accordait un grand encadré à cette déclaration des forces vives du Mfoundi

Dans un message publié dans les mêmes colonnes la semaine dernière, signé du délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, Gilbert Tsimi Evouna, l’on pouvait lire ceci : « le Mfoundi met un bémol sur sa déclaration ». Philippe Mbarga Mboa, ancien ministre des Sports et fils du Mfoundi  quant à lui dans l’une des éditions de Le Messager la semaine dernière également rappelle qu'il n'a pas signé.

Les autres signataires ont gardé le silence. Ils sont nombreux à avoir été sollicités par plusieurs médias mais, à chaque fois, ils ont préféré aborder d'autres sujets tout en évitant ou en contournant les questions relatives à cet appel du Mfoundi. Nous l'avons vu avec RFI, Africa N°1, BBC, etc.. Où les invités du jour avant d'être interrogés en direct ont à chaque fois demandé aux journalistes de leur faire parvenir le protocole de leur interview. Une attitude qui cache certainement un certain malaise et qui constitue une preuve qu'ils assument l'acte posé 

Le président de la République qui aurait reçu selon la même source un sermon de l'Elysée, voudrait se donner une autre image auprès de ses mentors qui sont en train de le lâcher. L’on a assisté la semaine dernière à l’interpellation de Monsieur Paulin Abono Moampamb, ancien maire de Yokadouma, dans le cadre des malversations financières. Une interpellation qui viendra une fois de plus noyer l’actualité tout en distrayant les médias au sujet de cet appel du Mfoundi. Et sur le champ, beaucoup de médias camerounais et même occidentaux sont tombés dans le piège.

De sources concordantes, c’est jeudi en matinée que les policiers du Gso l'ont conduit au quartier Elig Essono, dans les locaux de la Direction de la police judiciaire (DPJ). D'après les mêmes sources, il a été entendu à la sous direction des Enquêtes économiques et Financières. Peu après son audition à la DPJ, le procureur de la République a donné instruction aux enquêteurs de la sous direction des Enquêtes Economiques de le déférer au parquet. Ce qui a été fait sous bonne escorte, soulignent nos informateurs.

Nous avons toujours appris de nos sources que le président camerounais est déçu par le travail du gouvernement. Nous l'avons également constaté au lendemain de la réunion de crise avec les ministres quand le secrétaire général de la présidence de la République a refusé de distribuer la communication spéciale du Chef de l'Etat aux ministres. Nous l'avons nous même constaté quand  M. Laurent Esso a réuni les responsables des médias de l'Etat pour leur suggérer de n'établir aucun lien entre les décisions présidentielles du 7 mars et les manifestations de rue de la semaine du 25 au 29 février.

Beaucoup dans les couloirs du palais d'Etoudi affirment dans l'anonymat que des décisions importantes du chef de l'Etat camerounais seront rendu publiques d'ici au 24 mars prochain dans la mouvance de la célébration du 23è anniversaire du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc). Nous y reviendrons.

Hugues SEUMO