30-09-08
Canada : La venue du président Paul Biya au Canada divise la communauté camerounaise
Comme nous vous l'annoncions il y a de cela quelques temps, depuis quelques jours, Monsieur Solomon Azoh Mbi, le Haut Commissaire du Cameroun au Canada effectue des tournées à travers le Canada dans le but de rencontrer des associations de Camerounais installés dans diverses villes pour préparer la venue de Monsieur Paul Biya au Canada dans le cadre du sommet de la francophonie qui aura lieu les 17-18 et 19 octobre 2008 dans la ville de Québec.
29-09-08
Europe - Immigration : La forteresse Europe dresse une nouvelle barricade.
Les ministres de la Justice et de l’intérieur européens ont validé le 25 septembre dernier à Bruxelles après des négociations diverses entre les différentes parties le pacte européen de l’immigration. Ce pacte, fruit de dures négociations entre les 27 est qualifié par plusieurs organisations de défense des droits des immigrés de « directive de la honte » durcit un peu plus les conditions d’accès, de séjour et d'éloignement des étrangers en Europe.
28-09-08
Cameroun : L’impérieuse nécessité d’un compromis face à la question anglophone
Le 1er Octobre prochain, le Cameroun célèbrera du moins dans les écrits son unification (Cameroun anglophone et francophone). Un anniversaire qui intervient chaque fois au moment où la question anglophone refait surface, où des positions se radicalisent de plus en plus au sujet de l’avenir de la nation tout en laissant sur les carreaux trois positions identitaires : Les adeptes d’un Etat purement indépendant, idée défendue par les sécessionnistes. Un autre groupe qui rêvent d’un retour à un État fédéral et enfin ceux qui pensent à une autonomie.
27-09-08
ONU- Cameroun : Discours intégral du Président de la République du Cameroun, Paul Biya
Paul Biya le chef de l'Etat du Cameroun promet de mener jusqu’au bout sa campagne contre les détournements, à la tribune des Nations unies. Le Cameroun va aussi respecter ses engagements dans la presqu’île de Bakassi.Des gages. Il devait certainement en donner à la communauté internationale à propos de Bakassi. Après la double cérémonie de Calabar (Nigeria) relative, d’une part, au retrait de l’administration et de la police nigérianes de la presqu’île ; d’autre part, le transfert d’autorité au Cameroun.
Ecouter en audio (real player)
France : Robert Ménard quitte le poste de secrétaire général de Reporters sans frontières
Robert Ménard a annoncé qu'il quittait le poste de secrétaire général de Reporters sans frontières lors de la réunion du Conseil international de l'organisation le vendredi 26 septembre 2008. « Je quitte mes fonctions mais je reste, bien entendu, militant de l'organisation. J'ai consacré 23 ans à Reporters sans frontières et je continuerai de prendre ma part dans ses combats. Mais différemment. Je ne peux envisager d'existence qui ne se conjugue avec un engagement au service de ces valeurs la démocratie, les libertés, les droits de l'homme qui, me semble-t-il, donnent un sens à notre vie. »
26-09-08
Cameroun : Reporters Sans Frontières dénonce la détention de Lewis Medjo
Reporters sans frontières dénonce la détention de Lewis Medjo, directeur de publication de l'hebdomadaire privé La Détente libre, arrêté à la sortie d'un dîner le 22 septembre 2008 et placé en garde à vue par la police judiciaire."Ce journaliste n'a rien à faire en garde à vue et doit être remis en liberté. Comme n'importe quel citoyen, Lewis Madjo, en tant que directeur de publication, peut bien avoir à rendre des comptes sur ce que publie son journal. Mais la loi camerounaise ne permet pas d'apporter une réponse juste et adaptée à ce type de problème,
25-09-08
Bruxelles- Cameroun: L'association Action Solidaire Internationale dresse son second bilan d'activité
Ce bilan n'est que la continuité de celui qui avait déjà été diffusé par l’association Action Solidaire Internationale le 29 décembre dernier. Nous prenons la responsabilité de rendre publiques toutes les informations relatives à la campagne engagée par l’organisation pour sauver cette compatriote d’une mort à laquelle elle était presque condamnée.
Depuis l'arrivée de Gisèle à Bruxelles, plusieurs personnes de bonne volonté continuent à se manifester auprès de l'association Action Solidaire International via Gisèle TIENTCHEU elle -même. Aujourd’hui elle se porte bien et a commencé avec son traitement. Elle est sous la responsabilité de l’Etat belge car logée dans une maison d’accueil à Morlanwelz. Le plus dur ne fait que commencer. Car, de toute évidence, son séjour implique des efforts supplémentaires énormes des uns et des autres. Une fois sur deux semaines, les membres de l’association Action Solidaire International lui rendent visitent dans le but de lui apporter le réconfort moral et la logistique nécessaires…
Nous continuons à remercier L’association Action Solidaire Internationale, tient à remercier le Dr DONKO du GTZ Yaoundé, Docteur AGHOKENG (Cameroun), Emérand NKOULOU (Cameroun), Dr KWAFACK (Cameroun), Pr Maurice KAM (Cameroun), Jean Marie TALOM (Cameroun), Mr Alain FOGUE (Cameroun), Mr VIDAL (Français résident au Cameroun), Mr ATANGANA Emmanuel dit Crabe d’OKOLA (France), Mme PELLI Yvette (GB).
Les associations telles le CEJES, la CGEE, l’asbl Libéral CEBAPH Belgique, Solidarité Universelle Belgique, Association Culturelle Haut Nkam du Benelux, Famille Banka-UK
Les mêmes remerciements de Action Solidaire Internationale s'adressent aux médias Camer.be, Bonaberi.com, Icicemac.com, Cameroonvoice.com, Quotidien Le Jour.
Sans oublier Crabe d’Okola, ESSONO Désiré, ROUFAOU OUMAROU,Dr MVONDO MVONDO, Thierry AMOUGOU , Le Grand et tous ceux qui, de près ou de loin n’ont pas lésiné sur les moyens pour venir en aide à Gisèle T.
Bilan financier :
Au 29 novembre 2008, notre bilan était déficitaire de 529 € (Cinq cent vingt neuf euros)
Noms des donataires |
Montant |
Intitulé |
Lieu de réception |
MVONDO MVONDO |
90 € |
Bruxelles | |
ROUFAOU OUMAROU |
50€ |
+ Appui logistique |
Bruxelles |
BLAISE TCHUENTE |
20€ |
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ESSONO Désiré |
-//- |
Vêtements de seconde main+ 1 repas offert dans un restaurant de Bruxelles |
Bruxelles |
Legrand |
60€ |
Devra être remis à Gisèle par Crabe d’OKOLA | |
Calvin FOTUE |
-//- |
Appui Logistique |
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TEGOUM André |
Appui logistique |
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Total |
220 € - 60 € ( Legrand) : 160 € |
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Dépenses :
Intitulés |
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Achat puce téléphone |
20€ |
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Recharge téléphone |
25 + 25 = 50 € |
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Paiement 1 jour hôtel de Gisèle |
44 € |
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Achat repas africain |
35 € |
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Total des dépenses |
149€ |
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Reste : 11 €. | |||
NB : Pour répondre aux inquiétudes de ceux qui avaient évoqué la situation du compte bancaire ouvert au nom de Marie Gisèle TIENTCHEU EMEGUE à Bruxelles, les seuls entrées étaient celles de l’association Haut-Nkam du Bénélux ( 300€) et 25 € ( Marcel TCHANGUE). Sommes d’argent qui avait été utilisée pour l’achat du billet d’avion de Gisèle et mentionnée dans le premier rapport.
Toutes les factures sont disponibles pour vérification à qui voudra auprès de la trésorerie de Action Solidaire Internationale
Situation Actuelle de Gisèle TIENTCHEU EMEGUE
Elle se trouve actuellement en Belgique et plus précisément à Morlanwelz dans une maison d’accueil. Elle est depuis plus d’une semaine sous traitement. Elle s’adapte un peu difficilement au froid et au repas. Elle n’a pas également d’argent de poche. Etant en situation sanitaire précaire, elle est disponible à recevoir qui voudra.
Action Solidaire Internationale rassure les uns et les autres qu’elle ne baissera pas les bras et qu’elle sera toujours là et en fonction de ses moyens, chaque fois que des personnes se retrouveront dans une situation similaire à celle de Marie Gisèle TIENTCHEU.
Fait à Bruxelles le 20 décembre 2008.
Pour l’Action Solidaire Internationale
Le responsable financier
Elie KADJI
Contact : iactionsolidaire@yahoo.fr Tel : 0032 10 455 434 ou 00 32 499 431 764 / ou encore 00 32 475 65 20 25 http://www.actionsolidaire.over-blog.com
Le Code décide d’envoyer une délégation à Conakry pour soutenir le gouvernement de transition
Le CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora) a appris ce 22 décembre 2008, le décès de Lansana Conte, président de la Guinée, survenu à Conakry, de suite d’une longue maladie qui l’avait rendu incapable de diriger un pays auquel il s’est pourtant accroché pitoyablement jusqu'à sa mort.
Suite à ce décès, de jeunes officiers de l’armée Guinéenne ont pris pacifiquement le pouvoir, prenant de cours les vieux généraux qui dirigeaient dans l’ombre la Guinée d’une main de fer. Les jeunes officiers ont ensuite suspendu la Constitution, dissout le gouvernement Guinéen et toutes les institutions républicaines. Ils ont promis de restaurer la démocratie après une période transitoire, et de rentrer ensuite dans leurs casernes.
Lansana Conte est arrivé au pouvoir au moyen d’un coup d’Etat en 1984, après le décès d’un autre tyran, Sékou Touré, premier président de la Guinée. Il s’était s’appuyé sur une armée de « Tonton Macoute » pour terroriser le peuple Guinéen, massacrant sa jeunesse en quête d’avenir et a régné en proliférant la peur. La Guinée, qui fourni la moitié de la demande mondiale de bauxite, a été appauvrie par une gestion prédatrice et mafieuse de ses ressources naturelles, confisquées piteusement par l’un des plus sombres potentats de l’histoire de l’Afrique.
En novembre 2001, pour se maintenir au pouvoir au delà de son dernier mandat qui finissait en 2003, Lansana Conte organise un referendum constitutionnel truqué, qui lui permet de faire passer le mandat présidentiel de 5 a 7 ans, de lever la limite d’âge pour les candidats aux élections présidentielles ainsi que toute limite aux mandats présidentiels successifs, toutes ces combines ayant pour but de faire de lui un président à vie. En 2000, son principal opposant, Alpha Condé, est condamné sous son instigation pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat » et banni.
Lansana Conté quitte ce bas monde et entre dans l’Histoire par la petite porte, couvert de déshonneur, les mains couvertes de sang, laissant derrière lui un pays exsangue et un Peuple qui ne versera aucune larme pour lui.
En tant qu’organisation démocratique et citoyenne, le CODE condamne la nature même des coups d’Etat militaires. Mais l’acte posé par les officiers Guinéens est un acte héroïque de salut public, et dans ce contexte, le CODE
- Trouve absolument justifié, fondé et approprié le putsch des officiers Guinéens et les félicite d’avoir opéré une prise de pouvoir sans effusion de sang
- Appelle la communauté internationale, particulièrement l’Union Africaine, à reconnaître l’équipe de transition constituée par ces officiers, et à l’aider par des moyens diplomatiques, politiques, humains et financiers dans sa démarche de restauration d’une véritable démocratie en Guinée
- Souhaite qu’ils respectent leur engagement d’organiser une courte période de transition pour mettre en place des institutions républicaines nouvelles, et suggère qu’une telle démarche devrait s’inscrire dans le cadre d’une Conférence Nationale Souveraine, ou autre rencontre populaire du même genre, ou le peuple Guinéen aura la possibilité de redéfinir lui-même son avenir en reprenant en main son destin
- Souhaite, en guise d’ouverture et de leur bonne foi, que les peines et condamnations politiques contre Alpha Condé soient levées, et que tous les prisonniers politiques qui pullulent dans les geôles de Guinée soient remis en liberté
- Souhaite au Peuple frère de Guinée beaucoup de courage pendant ces périodes troubles de fin d’année pleine d’incertitudes
- Décide d’envoyer une délégation à Conakry pour porter le soutien indéfectible du CODE au gouvernement de transition
Il y a entre Lansana Conte et Paul Biya des similarités troublantes. Les deux potentats ont pris le pouvoir pendant la première moitié des années 80. Ils sont arrivés au pouvoir par des moyens antidémocratiques, et s’appuient sur une armée grassement payée pour semer la terreur et étouffer toute velléité de contestations. Comme Lansana Conte, Paul Biya a organisé un véritable génocide, en noyant dans le sang les émeutes de la faim organisées spontanément par de jeunes Camerounais au mois de février 2008. Lansana Conte et Paul Biya ont le même âge. Les deux ont organisé d’ignobles tricheries pour perpétuer éternellement leurs crimes sur leurs peuples respectifs, en supprimant la limitation des mandats présidentiels.
Face à ces analogies, le CODE
- estime que le décès de Lansana Conte est un signe prémonitoire qui s’adresse aux potentats comme Paul Biya, qui se croient immortels lorsqu’ils ont le pouvoir et l’utilisent pour opprimer leurs peuples
- demande à Paul Biya de considérer la disparition de Lansana Conte comme un message personnel de l’histoire qui le jugera
- lui demande de saisir l’occasion de son « discours de fin d’année » pour annoncer son départ. C’est la dernière chance que lui offre l’Histoire.
Fait à Londres, le 24 décembre 2008.
Brice Nitcheu
Secrétaire Exécutif
24-09-08
Cameroun: Entretien de Yves Michel Fotso avec STV, Equinox et Canal2 International TV (Séquence)
Depuis son éjection de la Camair en novembre 2003 et depuis quelques mois, son nom est abondamment cité dans la presse comme une potentielle proie de l’Epervier, du nom de cette opération d’assainissement des mœurs publiques. Après avoir longtemps résisté à la tentation de tout déballer, de peur de donner l’impression de vouloir régler des comptes, Yves Michel Fotso avait enfin accepté d’accorder une interview à STV, Equinoxe et Canal 2 International TV . Pour, au-delà de répondre aux attaques dont il est victime, donner sa version des faits. Dire ce qu’il pense des différentes affaires qu’on lui impute. Dans un entretien fleuve dont nous vous proposons ici une séquence parmi tant d'autres à venir il aborde particulièrement les aspects liés à la à sa situation actuelle, la gestion de la Camair et ses contours,
Cameroun- Suisse: Un citoyen suisse raconte comment il a été abusé par une Camerounaise
Une histoire vraie, hélas ! Je suis un Suisse ayant suivi une femme camerounaise dont j'ai fait connaissance en Europe. Je lui ai fait confiance. Je l'ai suivie pour m'installer avec elle dans son pays. J'ai été trahi, dépossédé de tous mes biens, volé de tout jusqu'à mon passeport, humilié, accusé sur base d'inventions folles, etc. Tout ceci grâce à une machination presque parfaite, élaborée d'entente avec l'un de ses hommes dont elle m'a bien entendu caché le rôle véritable : son proxénète, amant, père d'au moins un de ses enfants et j'en passe.
Le double piège pour "plumer" le Suisse et le "jeter" ensuite et sans preuves, comme si c'était lui le criminel, dans les mains de la justice !
Mais reprenons cette triste histoire dès ses débuts. Consultant international de métier, je suis un habitué des cultures étrangères et des expatriations. En effet, je croyais avoir assez d'expérience pour accepter de venir m'installer au Cameroun, et ceci pour des raisons tant professionnelles que personnelles. En début 2008 en Suisse, j'ai fait la connaissance d'une Camerounaise prénommée Francisca. Elle m'a fait savoir qu'elle était en instance de divorce avec son mari suisse.
Ayant pitié de sa situation qui comportait le risque d'expulsion d'un jour à l'autre d'Europe pour diverses causes d'irrégularités, fausses déclarations sur son identité, etc. auprès des autorités suisses, nous avons néanmoins très vite sympathisé et, envers et contre tout, je lui faisais confiance. Je ne me doutais de rien. Je n'imaginais pas qu'elle cherchait tout simplement à m'exploiter pour me faire ainsi "rejoindre" la "collection" des hommes qu'elle avait déjà trompés et trahis, dont son mari suisse en Europe, d'avec qui à ce jour elle n'a toujours pas obtenu le jugement de divorce, comme d'ailleurs au moins un de ses hommes ici au Cameroun, avec lequel elle s'affiche - tout en niant ce que sont devenus des faits irréfutables.
Courant juin 2008, elle me convainc de visiter avec elle (bien entendu à mes frais !) le Cameroun. J'ai pu découvrir et apprécier la chaleur de l'accueil et les opportunités d'affaires qui s'offraient à moi dans le cadre de mon travail.
D'entente, nous avons pris la résolution de venir nous installer au Cameroun. Nous avions même, à sa demande expresse, en projet de nous marier une fois son divorce devenu définitif. J'ai donc embarqué avec elle tous mes effets, tant domestiques que ceux de mon bureau, y compris mon véhicule, dans un container qui se trouve encore au port de Douala.
Nous sommes arrivés au Cameroun en début septembre. Dès notre arrivée au pays, rien ne va plus et cette femme montre graduellement son vrai visage méchant, possessif, mensonger, surtout infidèle et traître à tous les niveaux ! Plus rien de gentil ni de reconnaissant, pour tout ce que j'ai fait pour elle en Europe pour arranger sa situation, tant sur le plan financier (encore à ce jour, elle est endettée selon le droit suisse) que juridique pour qu'elle puisse régulariser sa situation, et ainsi lui permettre de futurs voyages en Europe. Dès notre arrivée au pays, elle me présente un Monsieur prénommé Roger, me disant que c'est son homme de main et que c'est lui qui va s'occuper de toutes mes affaires, tant personnelles que professionnelles pour m'intégrer avec facilité au Cameroun.
Elle devient de plus en plus distante, refuse de sortir et de s'afficher avec moi. Quand je me suis plaint auprès de mes connaissances, celles-ci m'ont fait savoir que c'est parce qu'elle a un mari camerounais avec lequel elle s'affiche en public dès que je ne suis pas là. C'est notre homme de main qu'elle m'a présenté en tant que tel qui s'avère bel et bien être l'un de ses partenaires. Triant dans mes documents, je me rends compte que l'un des actes de naissance de ses enfants porte le nom de cet homme de main en tant que père. Ce fait, qu'elle m'a caché, est inacceptable pour la poursuite d'une relation basée sur la confiance réciproque. Inutile de dire que la douche est froide ! Je me sens trahis, trompé, humilié, et très déçu par rapport aux espoirs, à la confiance et à la générosité dont j'ai fait montre envers et contre tout. Mais à chaque fois que je lui disais que je me méfiais de son homme de main (j'avais des pressentiments !), elle me corrigeais de plus en plus sèchement et insolemment, pour me faire comprendre que je ne comprenais rien au pays et que je n'avais qu'à obtempérer et accepter.
C'est là qu'intervient le sentiment non seulement d'avoir été trahi par une femme, mais aussi d'être tombé entre les mains d'un crime "organisé", en collaboration et complicité totale avec son homme proxénète. Le piège dans lequel je me suis fait manœuvrer par ces deux imposteurs comporte toutes les facettes de ce qui caractérise le proxénétisme : envoyer sa "femme" pour exploiter et extorquer le "pigeon", ramener par tous les moyens (vol, fausses déclarations, escroquerie, etc.) un butin qui, ensuite, est partagé selon des modalités qui me dégoûtent.
J'ai essayé d'aborder le sujet avec elle et de lui expliquer mon "ras-le-bol". Elle m'a méchamment agressée verbalement et tenté de me violenter. J'ai voulu ensuite lui présenter une lettre dans laquelle je lui faisais part de mes ressentiments. Dès qu'elle a pris connaissance de mon brouillon en présence (comme par hasard !) du "souteneur", elle a quitté le salon où avait lieu la discussion à trois, pour se rendre rapidement dans la chambre à côté où elle a ramassé mon passeport, ma carte de séjour, mon carnet médical et de vaccination, mon permis de conduire, mon portefeuille contenant mes cartes bancaires, le connaissement du container avec la carte grise et toutes les clés électroniques du véhicule et les espèces que je possédais, et elle a disparu dans la nature… Tout en s'assurant au préalable qu'avec son acolyte, ils avaient un double des clés de l'appartement (ce qu'ils nient, bien entendu !) et qu'ils ont copié ou volé auparavant déjà au moins une carte de crédit bancaire pour opérer des retraits importants, avant que je ne parvienne à bloquer toute transaction et des dommages encore plus importants.
Le feuilleton ne s'arrête pas là. Frustrés à leur tour que j'ai finalement découvert la machination, que je me défendais et cherchais, par tous les moyens légaux, à ce que l'on me restitue ce qui m'a été pris, c'est plutôt une convocation de la PJ que je reçois. J'ai été entendu puis déféré au parquet pour escroquerie et abus de confiance avec interdiction de sortie du Cameroun, obtenue sans aucun doute en vue de compensations financières importantes provenant du résultat du chantage dont je continue d'être la victime. De guerre lasse de devoir constamment prouver ma bonne foi, et en face d'un système légal complaisant si ce n'est corrompu, je saisis, après mûre réflexion et après conseils, la presse pour non seulement attirer l'attention sur mon cas, mais aussi pour obtenir rapidement réparation de l'injustice flagrante dont je suis victime, qui m'empêche de vivre, de travailler et de progresser librement comme je suis en droit de l'attendre. De surcroît, je dénonce le procès de mauvaises intentions qui m'est fait et souhaite, vivement, que la parution de cet article contribue à déférer en justice la femme polyandre et son proxénète.
Histoire envoyée par Bernard BADOUX, Consultant et Professeur International
BP 14846 - Yaoundé. Tél 00 237 76.24.79.55
© Correspondance : Bernard Badoux

