madagascar_antananarivo_marL’émission  Enquêtes et révélations de TF1  présentée par Magali LUNEL diffusée le 20 janvier dernier à 23 heures ( heures de Paris) continue à susciter des réactions diverses de la part de nos lecteurs, avertis quelques jours bien avant de cette enquête de Sébastien SPITZER.Madagascar, on ne cessera de le dire avec ses plages de sable fin, ses paysages volcaniques accueillent chaque année des dizaines de milliers de touristes. Et par n’importe lesquels. Ils s’y rendent seuls ou en équipe et jamais des couples.

Selon des révélations faites dans l’enquête de TF1 sur le tourisme sexuel à Madagascar, ces dix dernières années, l'île située attire en effet de plus en plus de touristes sexuels. Les jeunes " proies " malgaches ont entre quinze et vingt-cinq ans. Nous avons vu sur place lors de nos investigations récentes des jeunes filles  métissées mi-africaines, mi-asiatiques toutes animées par le rêve de survivre dans un des pays les plus pauvres du monde grâce à la prostitution.

Mais le drame dans l’enquête de TF1 c’est que la majorité des touristes qui exploitent ces belles de nuits/ jours  sont Français pour la plupart, ils ont entre cinquante et soixante dix ans.

Pour moins de 08 euros (20 000 Ariarys) ou  moins de 20 € la nuit, ces touristes sexuels français  profitent de la misère de toutes ces jeunes filles  faciles.

Pour que Madagascar et sa petite île de Nosy Be ne riment plus avec tourisme sexuel, la police et la justice malgaches ont décidé d'éradiquer ce fléau. Le résultat est stupéfiant : arrestations massives de " vazahas " (étrangers)  touristes français, incarcérations, justice expéditive... affirme un officiel malgache interrogé dans le film.

A Madagascar, il existe depuis quelques mois un nouveau délit : celui de " tourisme sexuel ". Il s'applique aux étrangers qui ont payé des jeunes filles malgaches, qu'elles soient mineures ou majeures...

Les autorités malgaches se sont lancées dans une terrible campagne de répression, arrêtant dorénavant les étrangers trouvés en compagnie, non seulement de mineures, mais aussi de prostituées majeures! Un médecin français en vacances, filmé par TF1, a ainsi pris 5 ans de prison ferme. Il croupit dans une cellule infecte avec plusieurs autres détenus.

L'Etat malgache a d'abord tenté de dissuader TF1 de réaliser ce reportage sur le tourisme sexuel dans la Grande Ile. Mais face à la témérité et le courage de la chaîne française, les autorités ont brusquement changé leur fusil d'épaule.

Dans ce documentaire de TF1, Les journalistes ont pu filmer ces vagues d'arrestations. Ils ont retrouvé, ces Français, médecins, postiers ou chefs d'entreprise. Enfermés dans la prison de l'île malgache de Nosy Be où certains s'attendent à passer leur cinq prochaines années. Plusieurs d’entre eux ont même  confié leur angoisse, leur peur de mourir là bas. L’un d’eux a même initié une grève de la faim afin qu’on puisse le transférer dans un hopital pour fuir cet enfer carcéral

Témoignages accablants contre un présumé pédophile Suisse

Le Neuchâtelois A. G., condamné à 5 ans de prison pour viols et pédophilie, est la sombre vedette de ce reportage de 70 minutes de TF1. En Suisse aussi les preuves s'accumulent contre le pédophile

Sahida210109250Sahida, cette jeune fille malgache (voir photo) avait 13 ans à l'époque. Elle habitait dans l'archipel des Mitsio, au nord-ouest de Madagascar. A. G., le gentil Suisse y avait jeté l'ancre. Il donnait de l'argent aux familles, des médicaments. Il promenait aussi sur son voilier des fillettes, de 8 à 13 ans.

Un jour, selon les dires de Sahida dans le documentaire, il fait descendre les autres gamines sur la plage lui ordonne de lui préparer un repas. «Il est alors devenu agressif. Il m'a arraché ma culotte et m'a violée», raconte-t-elle devant le regard de la caméra de TF1.

«Je suis persuadée que ce que dit cette jeune fille est vrai. C'est du viol et c'est un crime», dénonce Bakolalao Ramanandraibe Ranaivoharivony, ministre malgache de la Justice.

Son témoignage, comme celui d'autres fillettes, a permis au Tribunal correctionnel de Majunga de condamner A. G. à 5 ans de prison le 2 octobre 2007.

Le Suisse se pourvoit en cassation et quitte précipitamment voire frauduleusement Madagascar, pour se cacher dans le canton de Neuchâtel en Suisse. Ce dernier est-il à l'abri en Suisse? Certainement pas.

Le Français Roland Vilella, responsable d'une ONG à Madagascar, a été le premier à dénoncer les agissements de A.G. Roland Vilella ne croit pas en la justice malgache. A son avis, seules les autorités suisses pourront empêcher le pédophile neuchâtelois de sévir à nouveau.

© Camer.be : Hugues SEUMO