31-10-08
Madagascar: Chronique d'un malaise social
Samedi 24 janvier 2009: Andry Rajoelina organise un meeting réunissant plus de 25000 personnes
Andry Rajoelina alias "TGV" appelle à la grève générale dès le lundi 26 janvier. Le Président alors en déplacement en Afrique du sud est revenu dès dimanche soir à Madagascar (au lieu de lundi matin) et a dénoncé les propos de Andry Rajoelina qui selon lui correspondent à un coup d’Etat. Serait-ce un motif suffisant pour le faire arrêter ?
Plus de 25 000 personnes se sont rassemblé place du 13 mai à Antananarivo, lieu symbolique de la contestation malgache. « Les dirigeants qui ignorent le peuple ne doivent pas être au pouvoir ; nous sommes là pour refuser d'être bâillonnés ; j'appelle toutes les forces vives à continuer de lutter pour réclamer la démocratie. Je suis prêt à diriger le peuple si il y avait une transition. (…)affirme Andry Rajoelina le jeune maire d'Antananarivo
Lundi 26 janvier 2009. Une manifestation de l'opposition dégénère
Les locaux de la radio nationale malgache (RNM) à Antananarivo ont été saccagés lundi 26 janvier par des partisans du maire de la capitale Andry Rajoelina et étaient en feu en milieu de journée, à la suite d'un rassemblement de l'opposition. Plusieurs milliers de partisans du maire d'Antananarivo se sont en effet rassemblés lundi matin dans le centre de la capitale malgache après l'appel lancé par le principal opposant, le maire Andry Rajoelina, à une grève générale contre le régime du président Marc Ravalomanana. Les militants occupaient la place du 13 mai, au centre de la capitale malgache. Le président Ravalomanana avait affirmé dimanche vouloir « rétablir l'ordre » et « sauvegarder la République ».
Mardi 27 janvier 2009. Appels au calme après une journée d'émeutes
Le maire de la capitale malgache Andry Rajoelina,durcit le ton face à son adversaire chef de l'Etat Marc Ravalomanana, exige la mise sur pied d'un gouvernement de transition.
Le maire d'Antananarivo Andry Rajoelina, devenu le principal opposant du président malgache, a annoncé qu'il suspendait avec effet immédiat les manifestations contre le régime, lors d'une intervention à l'antenne d'une radio malgache : « Il n'y a pas de discussions ou dialogue aujourd'hui. Il faut d'abord juger le militaire qui a tué un de mes partisans », a-t-il ajouté.
Le président Marc Ravalomanana renouvelle lui aussi son appel au dialogue. La situation reste néanmoins tendue sur la Grande Ile au lendemain d'une importante manifestation qui a tourné à l'émeute à Antananarivo où les pillages se poursuivent. Un climat d'insécurité embrase la grande île de l'ocean indien, suscitant la colère des uns et des autres.
La communauté internationale quant à elle sort de mutisme. les appels au dialogue entre les parties concernées fuses des quatre coins du monde.
Le peuple se fâche au micro de RFI Ecoutez ICI
Mercredi 28 janvier 2009
Au moins vingt-cinq corps carbonisés ont été découverts à Antananarivo, le mercredi 28 janvier, dans un grand magasin de la capitale malgache, à la suite des émeutes qui ont secoué la ville en marge d'un grand rassemblement organisé par le maire de la capitale et dirigé contre le président malgache. Selon le porte-parole de la gendarmerie, ces victimes ont succombé "à des piétinements entre pillards et à cause de piles de sacs de riz qui se sont effondrées" sur elles.
Jeudi 29 janvier 2009: Ville morte à Antananarivo
Ville morte ce jeudi à Antananarivo, un conseil des ministres s’est tenu mercredi 28 janvier 2009, au Palais d’Etat d’Iavoloha, sous la direction du Président de la République, Marc Ravalomanana. L’appel pour une "ville morte" dans la capitale malgache a été lancé mercredi par Andry Rajoelina le maire d'Antananarivo. Le principal opposant au président de Madagascar Marc Ravalomanana appelle à la mobilisation pour obtenir l'arrestation des meurtriers d'un adolescent tué lundi lors d’émeutes et de pillages qui ont fait plusieurs morts dans tout le pays.
Parmi les raisons possibles de la grogne des Malgaches contre l'administration Ravalomana, on trouve ce projet de convention que les Sud-coréens de Daewoo voudraient passer avec Madagascar :
Ecoutez l'analyse de la rédaction de RFI Ici
« Des citoyens ont fait des comités de vigilance, pour aider les policiers... Les pillages ne font pas partie du mouvement populaire...»
Par Nicolas Champeaux le 28/01/2009
Ecouter le reportage de RFI sur le désarroi devant les pillages ( ici)
Correspondance : Le pouvoir de Marc Ravalomanana battu en brêche
« La grande majorité de l'empire industriel de Marc Ravalomana a été brûlé et saccagé lundi et mardi. Quant à son pouvoir politique, il est trop tôt pour dire ce qui en restera... »
Par Grégoire Pourtier le 28/01/2009
Cliquez ici pour avoir accès aux photos des émeutes.
NB: La mise à jour de cette chronique n'est pas interrompue, elle est susceptible d'ajout de nouveaux éléments à toute heure.
Merci une fois de plus
Chronique réalisée avec la complité de Anny R., RFI, HS
Droits de l'Homme : Le Cameroun épinglé par Amnesty International
L’ONG de défense des droits fondamentaux Amnesty International vient de publier un rapport accablant sur l’état des droits de l’Homme au Cameroun.L’Association de défense des droits de l’Homme dénonce, dans ce document publié ce 29 janvier 2009, de graves violations des droits humains par les autorités de Yaoundé, en particulier les forces de sécurité.
Exécutions extrajudiciaires de manifestants ou de détenus, non respect de la liberté de la presse, des droits des défenseurs des libertés fondamentales ou de ceux des leaders et militants de l’opposition figurent parmi les exactions répertoriées dans le pays, affirme Godfroy Biharuhanga rapporteur à Amnesty International à Londres.
Le rapport porte sur une période de cinq ans, a précisé M. Biharuhanga, ajoutant cependant que les abus ont pû avoir lieu sur plusieurs années.
Selon Amnesty International, les services de sécurité camerounais tuent des civils pour réprimer des manifestations antigrouvernementales.
Un avertissement au pouvoir en place au Cameroun
L'organisation de défense des droits de l'Homme avertit qu'à l'approche de l'élection présidentielle de 2011, les forces de sécurité risquent de recourir plus fréquemment encore à cette tactique.Car selon elle, "la promotion et la protection des droits humains seront vraisemblablement vitales au cours des mois qui précéderont les élections générales de 2011 au Cameroun".
Les avocats et défenseurs des droits humains au Cameroun se sont déclarés préoccupés par le caractère inique des procès indique le rapport qui ajoute que « les représentants de l’appareil judiciaire n’ont pas laissé aux accusés le temps de préparer leur défense, ou de la préparer adéquatement.
D’après les groupes locaux de défense des droits humains, bon nombre d’accusés n’avaient pas d’avocat, et les autres n’ont pas eu le temps de consulter l’avocat affecté à leur dossier ». AI évoque au passage les cas de Lapiro de Mbanga, Joe La Conscience et Paul Eric Kingue qui ont été particulièrement réprimés.
C’est aussi les cas des associations des droits de l’homme, des syndicalistes qui sont l’objet de harcèlements et d’intimidations permanentes. « Madeleine Afite, oeuvrant pour l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) dans la province du Littoral, a informé Amnesty International qu’elle avait reçu des menaces de mort après avoir dénoncé des atteintes aux droits humains commises par des agents des forces de sécurité durant les émeutes de février 2008…
Delphine Fouda, une journaliste oeuvrant pour la défense des droits humains, avait été attaquée par des policiers qui avaient menacé de la violer et de la tuer en mai 2006 ».
Même la presse n’est pas épargnée selon Amnesty. Elle cite le cas des journalistes intimidés, des médias fermés, des journalites incarcérés et lourdement amendés.
En février 2008, des émeutes avaient éclaté à Yaoundé et à Douala contre la hausse rapide du coût de la vie, et les forces de sécurité avaient riposté en tuant une centaine de civils, affirme Amnesty.
HS
Nouvelle manifestation de l’opposition à Madagascar
2000 personnes se sont rassemblées à Antananarivo, à l’appel du maire de la capitale, pour protester contre la politique du président Ravlomanana. Des pierres ont été lancées contre des gendarmes. Baisse du pouvoir d’achat, restriction de la liberté de parole… Les Malgaches en ont marre et l’opposant Andry Rajoelina, maire de la capitale Antananarivo a su capitaliser leurs frustrations.
Depuis une semaine, il mène un mouvement de contestation contre la politique du président Marc Ravlomanana.
Ce matin, ils étaient environ 2 000 réunis sur la place du 13 mai, haut lieu de la contestation malgache situé au milieu de l’avenue de l’Indépendance. Arborant T-shirts et casquettes orange du mouvement du maire, les premiers manifestants attendaient sa venue en écoutant de la musique.
Peu après 9h (7h, heure de Belgique), une voiture et deux camions de la gendarmerie, remplis d’hommes en tenue anti-émeute, ont fait leur apparition sur l’avenue de l’Indépendance. Plusieurs centaines de partisans du maire se sont alors dirigés vers eux. Des jeunes manifestants leur ont jeté des pierres, provoquant leur départ précipité.
Des incidents qui n’ont cependant rien à voir avec les émeutes de cette semaine. Lundi dernier, une manifestation de plusieurs dizaines de milliers de personnes a dégénéré en pillages et incendies volontaires de magasins. Le second rassemblement mercredi, plus modeste, s’est déroulé et dispersé dans le calme. Mais selon la gendarmerie, au moins 68 personnes ont été tuées à Madagascar depuis le début de cette contestation.
Cliquez ici pour avoir accès aux photos des émeutes.
Edwige Coupez, Rédaction avec agences
FIL INFOS heure de Madagascar: Fil info 30 Janvier 2009
L'heure indiquée n'est pas l'heure de l'évènement mais l'heure à laquelle nous publions l'évènement ( heure de Madagascar )
21h50 : Viva TV a été remis en marche !
21H40 : Les Etats Unis par l'intermédiaire de Robert Wood ont demandé à ce que les parties respectent la constitution
21H32: Antananarivo est calme
21H25 : Tuléar : regroupement de l'opposition avec Tody (Dr Alexis Bemananjara et Tovonasy Leda) Plateforme de l’opposition ( Robert Razaka et Dr Etarana) Toliara Mijoro (Dafinely)
21H15 : Visite rapide de Ravalomanana à Tuléar avant son passage à Mahajanga. Demande aux forces de l'ordre de maintenir la sécurité
19H15 : Sur Viva radio, Andry Tgv déclare qu'il proposera une solution le 31 janvier lors de la manifestation pour résoudre "très vite" la crise.
19h12 : Sur RFI Andry Rajoelina annonce ne pas être intéressé par le poste de président. Il annonce le soutient de 500 maires indépendant.
18H50 : Le Ministre de la Santé annonce la réhabilitation des grandes infrastructure hospitalières, Tsaratanana, puis HJRA.
17H15 : Mahajanga : un meeting Pro TGV se déroule sans incident
16H45 : 1 250 000 FMG pour un millier d'employés de Zoom, Citic, Supreme Center, Trading Center, autres boutiques d'Analeky du gouvernement
16H15 : Marc Ravalomanana réunit le staff de la région de Mahajanga et toute la sécurité à la Banque Centrale
16H00 : Manifestation organisée par des jeunes et des opérateurs indépendants sur la place du 13 mai pour le droit de travailler. Banderolles « Nous voulons travailler. arrêtez la grève s’il vous plaît ».
16H00 : Majunga, Le président s'est arreté devant le Lycée Philibert Tsiranana et a discuté brièvement avec les lycéens qui ont été sorti de classe à l'occasion
15H45 : Bain de foule pour le président à Mahajanga
15H10 : L'avion présidentiel a atteri à l'aéroport Philibert Tsiranana Amborovy Mahajanga
14H13 : Le nouveau chef de la gendarmerie réaffirme qu'il n'y a pas de commandos à Madagascar
14H10 : Rencontre ce matin entre les commercants de Supême Center et Citic et le ministre de l'économie. Des propositions d'aides ont été faites
14H00 : Le Ministre des Finances M. Haja Nirina RAZAFINJATO et le DG de la Banque Centrale confirment qu'il n'y a aucun risque de pénuries d'espèces
13H50 : Les revendications sont passés de gouvernement de transition à régime de transition.
13H42 : Benja Razafimahaleo, frère de Herizo Razafimahaleo était le porte parole du groupe ayant rencontré Andry Rajoelina
13H40 : Le communiqué suite a la rencontre au Carlton : lire ici
13H30 : Rencontre Carlton: donne tout pouvoir à Andry Rajolina pour un régime de transitation
13H00 : L'ex ministre Benjamin Andriamparany déclare qu'il faut mettre en place une force de proposition neutre
12H30 : Andry Rajoelina a rencontré la société civile au Carlton et différents partis
11h29 : Le port de Tuléar est réouvert depuis ce matin. Rien à signaler en ville.
11H25 : MAhajanga : tout est calme
11H05 : Quelques jets de pierre contre le cortège présidentiel à Toamasina. le Ministre Botozaza Pierrot, originaire de la ville "introuvable"
11H00 : Marc Ravalomanana a quitté Toamasina. il était accompagné de Ivohasina Razafimahefa, Bezara Manasse et le nouveau patron de la gendarmerie nationale Pily Gilbain.
10H00 : Marc Ravalomanana à Toamasina : bon accueil de la population à Ambolomadinika
09h30 : L'avion présidentiel Force One (2) a attéri à Tamatave
07H30 : Andry Rajoelina déclare qu'il faut " une nouvelle vision " pour Madagascar
07h23 : Andry Rajoelina propose une "transition démocratique" pour organiser des élections dans les 2 ans.
Tafo Fpma Ivry Famonjena ERF Pentemont 108 Blvd de Grenelle Paris 7 ème. Site fpma ivry ici.
Arf Rainizafimanga: journée récréative le 31/0 Ivry
Les News minute par minute de la journée du 29 janvier 2009 ci
Les News minute par minute de la journée du 28 janvier 2009 ici !
Les News minute par minute de la journée du 27 janvier 2009 ici !
Les News minute par minute de la journée du 26 janvier 2009 ici !
29-10-08
Madagascar : Ville morte à Antananarivo
Ville morte depuis ce jeudi 29 janvier à Antananarivo, un conseil des ministres s’est tenu hier mercredi 28 janvier 2009, au Palais d’Etat d’Iavoloha, sous la direction du Président de la République, Marc Ravalomanana. L’appel pour une "ville morte" dans la capitale malgache a été lancé mercredi par Andry Rajoelina le maire d'Antananarivo. Selon le contenu des tracts qui circulent actuellement dans la capitale malgache, le principal opposant au président de Madagascar Marc Ravalomanana appelle à la mobilisation pour obtenir l'arrestation des meurtriers d'un adolescent tué lundi lors d’émeutes et de pillages qui ont fait au moins 68 morts dans tout le pays.
Pour ce matin, tout est fermé, les kiosques de l’avenue de l’indépendance ont disparu, quelques petites échoppes de quartiers sont ouvertes, mais la majorité des magasins restent fermés au sein de la capitale. Des écoles sont également fermées et le grand marché hebdomadaire du jeudi près du stade est désert. Dans les administrations, beaucoup de fonctionnaires sont également absents. Idem pour la place du 13 Mai, au centre d’Antananarivo où tout est fermé pour ce matin.Les transports en commun circulent, ainsi que de nombreuses voitures particulières. Par contre, certains guichets des banques sont ouverts et placés sous haute protection. Les usagers de la route (piétons) les plus nombreux sont les forces de l’ordre
Le Chef de l’Etat au cours du conseil des ministres de la journée d’hier a fait une déclaration concernant la situation actuelle. Il a condamné les actes de destruction perpétrés par les individus qui ont assailli et incendié les locaux de la Radio nationale et de la Télévision nationale. « Ceux qui ont incité les gens à venir sur ces lieux sont coupables.Ils ont détruit un patrimoine national, des archives de l’histoire de Madagascar sont anéanties », a déclaré le Président de la République.
Le président de la république a également lancé un appel à la population à aider les autorités, à faire des recherches sur les criminels, à présenter les preuves telles des photos, des images, afin de faciliter l’enquête.
Le Chef de l’Etat a également donné des instructions aux ministres de prendre leur responsabilité et a invité ces derniers à faire preuve d’audace dans la recherche de la vérité, pour aboutir à des arrestations aussi bien à l’encontre des exécuteurs que des commanditaires.
Le bras de fer s'est envenimé depuis la fermeture par le gouvernement le 13 décembre 2008 de la télévision privée Viva, propriété du maire, qui avait diffusé une interview de l'ex-président en exil, Didier Ratsiraka.
Cliquez ici pour avoir accès aux photos des émeutes.
© Correspondance particulière : Annie Razanamparany
Cameroun : Manga ZANG " Douala 3e est le Cameroun en miniature "
De passage à Bruxelles dans le cadre de sa visite européenne de travail, le 1er adjoint au Maire de la commune de Douala 3è située dans le département du Wouri et la province du littoral au Cameroun a profité de son séjour pour rencontrer à Bruxelles l'équipe de Camer.be. Etant à son deuxième mandat à la commune de Douala 3è, ses collaborateurs et lui ne cessent de réaliser plusieurs projets. Le bilan est assez exhaustif. Manga Zang, puisqu’il s'agit de lui, s'est livré à coeur ouvert à notre rédaction, lisez plutôt.
28-10-08
Cameroun- Belgique: Le Code s’en prend vivement à Daniel Evina Abe’e
Abe’e Evina est le nouvel ambassadeur du Cameroun à Bruxelles. Cet ancien conseiller à la présidence de la république avait lancé une main tendue à tous les camerounais quelques semaines seulement après sa prise de fonction à l’Avenue Brugmann. L’attitude du diplomate semblait faire l’unanimité à travers le royaume. Plusieurs camerounais contactés par nos soins disaient vivre dans l’espoir d’un air nouveau. Mais, un coup de gueule de l'organisation de Brice Nitcheu vient de briser cet élan de solidarité autour d’un homme qui semblait faire l’unanimité. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le leader du CODE n’y va d’ailleurs pas du dos de la cuillère.
Communiqué du CODE : "L’ambassadeur du Cameroun à Bruxelles doit aussi répondre des crimes commis par Paul Biya"
Tout juste quelques heures après sa prise de fonction, le nouvel ambassadeur du Cameroun en Belgique, Mr Daniel Evina Abe’e, a lancé une opération de charme en direction de la communauté camerounaise de Belgique, sillonnant les villes et les quartiers, et promettant de servir la communauté camerounaise longtemps abusée par le régime de Paul Biya. Face à cette démarche de concertation que le CODE a d’ailleurs saluée au début, les démons du Renouveau n’étaient jamais loin.
Aujourd’hui, seulement quelques mois après cette prise de fonction, des informations concordantes, venant de sources diverses et crédibles, nous apprennent que Mr Evina, un diplomate pourtant connu pour son sérieux et sa diligence, est arrivé en Belgique avec pour instruction de détruire le CODE, ou de tenter de l’isoler du reste de la Communauté camerounaise.
Au cours d’une opération de propagande organisée il y a quelques jours à Bruxelles, Mr Evina a déclaré aux Camerounais invités qu’il était prêt à travailler avec tous les Camerounais « sauf ceux qui appellent à l’insurrection pour renverser Paul Biya ». Par cette déclaration, l’ambassadeur a dévoilé le caractère partisan de sa démarche.
Le CODE a pris acte de cette provocation et se réserve le droit exclusif de choisir la forme et les moyens de sa riposte en temps opportun. Le CODE dénonce l’attitude mafieuse de cet ambassadeur qui chante les louanges du « Renouveau » tout en déclinant d’assumer tous les crimes commis par Paul Biya, particulièrement les massacres de février 2008 contre la jeunesse camerounaise.
Par ailleurs,le CODE a noté la grande offensive orchestrée par le régime irresponsable de Paul Biya, qui au lieu d’investir pour le développement du Cameroun, consacre de grosses fortunes pour financer des réseaux obscurs et mafieux qui ont pour mission d’atomiser la diaspora camerounaise combattante.
Le CODE déclare enfin que tous ceux qui sont payés avec l’argent du contribuable Camerounais pour infiltrer et faire imploser la diaspora progressiste seront identifiés et traités comme tel.
Fait à Colmar, le 26 janvier 2009
La Cellule de la Communication
© Correspondance : Cellule de Communication du Code
Afrique: Le renouvellement des acteurs politiques, gage de l’ancrage de la démocratie
Que ce soit en Afrique de l’ouest, australe ou de n’importe quelle contrée du continent africain, les mécanismes qui sous tendent l’ancrage de la démocratie se posent souvent avec acuité. L’Afrique aura beau réfléchir sur le bien fondé d’une supposée démocratie mais l’effervescence des thèses développées heurtent trop souvent à l’immaturité ou à l’égoïsme des acteurs politiques, seuls responsables des dérives et agitations que le continent connaît.
Les "modèles démocratiques" qui se sont succédés en Afrique ne prennent jamais en compte la volonté du prisme alternatif et ont tous montré leurs limites car la réalité politique ou du moins les velléités machiavéliques des politiques finissent par compromettre la vitalité pourtant souhaitée d’une recomposition des acteurs à travers leur renouvellement.
Interrogeons notre passé et notre présent pour réaliser le retard dû à notre aveuglement quant à un manque certain d’un nouvel ordre qui, loin s’en faux, s’impose à la précarité de la situation laissant entrevoir des regains de tensions et de violences pour ne pas dire des crise profondes jamais égalées.
L’Afrique, pour qui sait observer, est victime de cette frange de la société dénommée politicienne. Si le rôle du politique est l’art de gérer les affaires de la cité pour reprendre la célèbre boutade, il n’en demeure pas moins que son exploitation reste truffée de pourriture tant et si bien que l’on se demande si elle n’est pas dénuée de sa quintessence ou si elle tient compte de l’expression de la force sociale.
Comment pourrait- on envisager une démocratie réelle et viable alors que même ces attributs les plus élémentaires ne sont jamais pris en considération et ce ne serait pas exagérer de dire qu’ils sont bafoués et rendus caduques misérablement.
La grande aberration, c’est d’abord le mode de fonctionnement des partis politiques qui laissent fort à désirer. Il est rare de voir un leader de parti céder son fauteuil parce qu’il a raté un rendez- vous électoral ou qu’il s’est fait battre à plate couture.
L’expérience en Afrique frise le ridicule, de voir toujours un chef de parti revenir à la charge mainte fois dans l’arène politique, rien que pour briguer des suffrages, n’en déplaise à l’électorat même s’il est réfractaire à la démarche. Ailleurs dans le monde dit démocratique comme en France ou aux USA, il n’est pas permis de se porter candidat tant que les instances du parti par le truchement d’un vote démocratique n’autorisent une telle démarche. Une fois qu’on se porte candidat et qu’on perd une élection, on ne se donne pas le droit, moralement, de retrousser les manches pour se préparer à une autre. Généralement comme cela se voit au pays de l’oncle Sam, on rend le tablier.
En Afrique un chef de parti peut rester une éternité à son poste, sans être soumis à l’épreuve d’une éjection par le biais de mécanismes démocratiques. Il est d’usage que ce genre de structuration de nos partis politiques est l’une des tares de notre avancée vers un quelconque modèle ou méthode altruiste, tant et si bien que le renouvellement de nos acteurs politiques restent le ressort d'un changement des mentalités des hommes politiques pour se hisser au niveau appréciable des pays dits démocratiques. Mais il y a là un prix à payer et une certaine maturité d’esprit à forger pour y arriver.
Seulement, le retard que l’Afrique a emmagasiné, quant à son ancrage dans la démocratie, reste tributaire en grande partie, au fonctionnement funeste et à la rétrogradation des instances des partis politiques, assujettis trop souvent, à la volonté d’une seule personne, fut-elle un adepte des méandres de la dictature.
Mamadou Ousmane Tall in Points Chauds
27-10-08
Cameroun- France : L’UPC lance une souscription afin d'organiser "des obsèques d'envergure nationale, de Marthe Moumié"
Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, l’Union des Populations du Cameroun (UPC) Europe appelle toutes les personnes de bonne volonté, à souscrire massivement par l’envoi des dons afin d’organiser "des obsèques d’envergure nationale de la veuve Moumié " assassinée à Ebolowa, au Cameroun, le 8 janvier 2009. Ce communiqué signé de Ndedi Lavenir, Josué Yetna, Gilbert Yana Yana , Augusta Epanya , Samuel Njufom , Benjamin Leumni retrace le parcours de ladite disparue.
Madame Marthe Moumié, née le 4 septembre 1931, veuve du Président de l’UPC Roland-Félix Moumié fut une militante de première heure de l’UPC, peut-on lire d’emblée dans cette correspondance
Pour l’UPC, après le déclenchement de la répression coloniale en mai 1955, elle fit partie des camarades qui se réfugièrent à Kumba avec des membres de la direction de l’UPC. Quand à la suite des Français les Anglais décidèrent de persécuter l’UPC dans la partie du territoire qu’ils administraient, la colonie des upécistes fut obligée de quitter Kumba et de s’exiler. C’est ainsi qu’en compagnie de son mari, Marthe Moumié se retrouva tour à tour à Karthoum, au Caire, à Conakry.
Le parti historique affirme dans sa lettre que l’assassinat de Marte Moumié qui survient après la publication du récit de sa vie en 2007, Victime du colonialisme français, éditions Duboiris, est un drame qui désole et indigne tous les défenseurs des droits de l’homme et tous les amis du Cameroun.
Il profite de l’occasion pour “exiger qu'une enquête transparente et efficace fasse toute la lumière sur ce lâche assassinat de Marthe Moumié "
Par ailleurs, ladite organisation politique dans son communiqué et par la voix de ses militants de l’Europe lance une souscription à laquelle les personnes de bonne volonté peuvent participer en envoyant leurs dons dans le but d'organiser des obsèques d'envergure nationale de Madame veuve Marthe Moumié
Un numéro de compte spécial a même été ouvert en Belgique, CCP Cercle Félix Moumié. Compte n° : 000 – 3312597 – 47, IBAN : BE22000331259747, BIC : BPOTBEB1 pour cette opération, chaque donataire devra mentionner en communication : "Opération Marthe" conclu ledit communiqué.
Selon Monsieur Nguimbous , membre de l’UPC en France que nous avons pu joindre par courriel, les obsèques de Marthe MOUMIE auront lieu samedi 31 janvier dans son village natal à 60 km d'Ebolowa dans la région du Sud Cameroun.
Il affirme également que l’appel à contribution a été lancé par la direction nationale de l’UPC à Douala au Cameroun et que l’UPC Europe a pris la charge de le relayer en Europe et ailleurs avec " le concours et l'amitié du Cercle Félix Moumié".
© Camer.be : Hugues SEUMO
Cameroun -Affaire Cipraino Nguema Mba: L’ambassadeur équato-guinéen reçu par Henri Eyebe Ayissi
Comme nous nous interrogions dans l'une de nos éditions récentes, S'achemine-t-on vers un bras de fer diplomatique entre Yaoundé, le HCR et Malabo comme paume de discorde? C'est en effet ce qui risque d'arriver dans les prochains jours. L’ambassadeur de Guinée Équatoriale a finalement répondu à la convocation du ministre des relations extérieures en se présentant au Minrex vendredi dernier.
Belgique: Un mariage sur 5 en Belgique serait un mariage blanc
Un mariage sur cinq en Belgique pourrait être un mariage blanc, selon les chiffres de l'Office des étrangers, indique vendredi soir la chaîne flamande vtm dans son journal. L'Office des étrangers enquête actuellement sur 6.808 mariages suspects, qui pourraient s'avérer être des mariages blancs. Il s'agit de 5.030 mariages planifiés et 1.778 mariages conclus.

