Diplome171008250Quand les Hautes écoles commencent avec les inscriptions en Belgique, c’est l’euphorie générale dans les rangs des candidats. Ils sont par conséquent des milliers à se lancer corps et âme pour saisir ce sésame qu’ils attendent depuis des années. Tous les moyens seront mis à contribution pour ne pas rater cette aubaine. De nombreux étudiants tentent de s'inscrire dans les universités et Hautes Ecoles en faisant valoir de faux diplômes ou relevés de notes, indiquait récemment La Libre Belgique. Ils proviennent surtout d'Afrique centrale et du Nord, mais également d'Union européenne ou de Belgique.

Si le phénomène n'est pas vraiment neuf, les institutions  l’années dernière étaient confrontées à une forte recrudescence de ce genre de fraude. Comme il est désormais de coutume chez les fraudeurs, certains ne vont pas hésiter à solliciter l’usage du faux. Ils vont se faire fabriquer de fausses références comme étant des diplômés de certaines écoles, mais le plus souvent ce sont des relevés de notes falsifiés ou des déclarations erronées.

Pour le compte de l’année dernière, « nous en sommes certainement à une cinquantaine de faux. C'est inquiétant, mais le phénomène est très localisé. A peu près tous provenaient soit de Kabylie (Algérie), une région à forte poussée migratoire, soit de Yaoundé au Cameroun", indique Laurence Degeimbre du service des admissions de l'ULg.

A l'ULB et l'UCL également, des cas de "dossiers faussaires" ont été recensés. Les faux documents proviennent, ici aussi, principalement d'Algérie et du Cameroun. "On constate également des problèmes avec certains pays de l'Union européenne, où des étudiants omettent de signaler qu'ils ont déjà échoué à de multiples reprises dans leur pays d'origine. Là, ce sont de fausses déclarations, mais elles sont sanctionnées de la même manière: on refuse ou on annule l'inscription", rapporte Marie Welsch, directrice du secrétariat des étudiants

Des Camerounais excellent de plus en plus dans ce sport favori qui est celui du faux. Les derniers cas de fraudes recensés placent le Cameroun en tête des pays à risques. Sur les 50 cas de fraudes sur les diplômes enregistrés l’année dernière pour le compte de cette année académique en cours, l’on dénombre 35  en provenance du Cameroun.

Les Camerounais sont également nombreux qui, à la fin de leur parcours académiques en Belgique, ne sont pas toujours entrés en possession de leur diplôme par manque de présentation de l’original des diplômes obtenus précédemment au Cameroun nous révèlent une source bien renseignée au service de l’enseignement du ministère de communauté française en Belgique.

Et les inscriptions pour le compte de la rentrée académique de septembre 2009 ?

Pour ceux qui caressent toujours l’envie de faire des études en Belgique, pour la rentrée  prochaine de septembre 2009 dans l’enseignement supérieur en Belgique, les dossiers d’équivalence de diplôme tel le Baccalauréat ou autre diplôme doivent obligatoirement parvenir avant le 15 juillet 2009 au service des équivalences de l’enseignement secondaire.( http://www.equivalences.cfwb.be/accueil.asp)

C’est avec cette équivalence de diplôme que l’on sollicite une inscription dans une institution en Belgique.

En Belgique comme dans la majorité des pays, les conditions d’admission varient en fonction des universités : chaque université a ses propres critères (date limite pour envoyer son dossier, pièces du dossier de candidature…)

François Maes du ministère de la communauté française en Belgique conseille aux futurs candidats étudiants de faire un tour sur le site Internet des universités belges appropriés (toutes les universités en Belgique comme dans tous les pays industrialisés) ont un site Internet. En fonction des filières recherchées par les uns et les autres, chaque université diffuse les pièces nécessaires requises en ce qui concerne la constitution du dossier d’admission.

Il est bien vrai nous confie notre source, pour avoir un dossier un complet, il faudra joindre à cela une caution bancaire pour ceux qui n’ont pas de prise en charge délivrée par une personne résidente en Belgique. Le mieux serait de s’y prendre en avance et de se renseigner auprès du service consulaire ou diplomatique belge dans son pays de résidence.

Comment procéder pour les camerounais résidents en Belgique ?

Récemment, Maingari Daouda, conseiller à l’ambassade du Cameroun à Bruxelles chargé de la culture contacté par nos soins, nous avait confié que tout camerounais vivant en Belgique et qui n’a pas l’original de son Baccalauréat peut venir à l’ambassade à Bruxelles signer une procuration qu’il va envoyer à quelqu’un au Cameroun pour s’occuper du retrait de son diplôme. La personne retirera le diplôme de l’étudiant résidant en Belgique et le mettra donc à sa disposition à toute fin utile.

Pour éviter les cas de fraudes sur les diplômes, la Belgique exige depuis lors la présentation des originaux des diplômes obtenus dans les pays respectifs. Une manière de faire un clin d'oeil aux fraudeurs.

Hugues SEUMO