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Triste réalité connue de tous nos concitoyens ? Oui, et après ? Faut-il se taire encore pendant des années devant ce fléau qu’est le népotisme, le piston, le clanisme... le champ littéraire paraîtra long pour qualifier ce phénomène qui ronge le Cameroun depuis des années.

Le recrutement des fils, filles et proches des hauts responsables du régime camerounais dans les plus importantes entités économiques du pays est un tabou qui n’a point lieu d’exister. Les fils et filles de ministres, généraux ou personnalités influentes touchant des salaires mirobolants dans des postes occupés ou attribués illicitement...

La sphère sociétale camerounaise demeure prisonnière de ces luttes d’intérêt opposant les différents centres de décisions qui composent le système politique en place. Chaque haut responsable veut mettre à l’abri ses enfants, ses proches et ses amis en instrumentalisant les institutions publiques. Les entreprises publiques les plus florissantes de notre pays ont été détruites de l’intérieur avec cette pratique qui privilégie l’incompétence, l’irrégularité au profit de l’intérêt clanique d’un cercle du pouvoir.

Dès son enfance, on inculque au Camerounais cette nécessaire dépendance d’un parent bien placé ou d’une connaissance du village qui lui offrira un poste sur un plateau en or. C’est une éducation à la triche, la tromperie, la mauvaise foi et, surtout, un enfermement dans un cercle vicieux où, finalement, le libre arbitre finit par disparaître

C’est un truisme de dire que chaque peuple avait sa propre trajectoire, sa culture, ses pesanteurs, ses traditions de lutte. De même, une chose demeure certaine : tous les peuples du monde aspirent au développement, à la liberté, à la dignité, à la justice, au progrès social et à la paix.

La misère, l’injustice sociale, l’absence de liberté et la négation de l’Etat de droit, finissent toujours par faire sauter les soupapes de sécurité multiples et toutes les barrières dressées sur les chemins du combat populaire pour l’émancipation et le bien-être.

Depuis de longues années, le peuple camerounais subit dans sa chair, les affres d'un groupuscule, en panne d'innover. Toujours les mêmes dans les hautes sphères de la nation. Ils sont partout avec leurs progénitures, leurs proches etc.

Nous venons de vivre en mondovision ce qui s'est passé avec les résultats du concours d'entrée à l'école de police. Dans la liste des résultats définitifs du Concours de la police signée le 22 avril dernier par Martin Mbarga Nguele le Délégué Général à la Sûreté Nationale (DGSN), il apparaît le nom d’Anne Lucrèce Eto Vanta à côté de quatre autres noms de candidats déclarés admis dans la spécialité des médecins généralistes dudit concours. La triche est tellement ouverte de telle sorte que, lorsqu’on consulte la liste des admissibilités ce nom n’y figure pas.

Vous avez vu le mal dont souffre la compagnie aérienne Camair-Co. Ce malaise est né dépuis l'époque de la défunte CAMAIR (Cameroon Air Lines).Une entreprise déstructurée, malade et souffrante de tous les dysfonctionnements se permet le luxe d’embaucher les yeux fermés des filles et fils de ministres et généraux. et les résultats sont là. Incompétence, manquements professionnels etc.

Les exemples similaires sont nombreux. Il faut simplement que cela cesse car, il n’y a aucun bonheur, développement et démocratie là où le piston fait et défait les hommes.

Seul un profond changement des mentalités pourra permettre au Cameroun de redresser une situation qui ne cesse de se détériorer. Par quel biais ce changement aura-t-il lieu et à quel prix? Un tel bouleversement des comportements ancrés depuis des millénaires est-il envisageable? A l'avenir de répondre.

Admissibilite_Comm_Police

Résultats définitifs Resultat_Definitif 

Hugues SEUMO