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Confiance à la jeunesse ou à sa famille : Un proche de Chantal Biya nommé intendant à la présidence de la république.....

Par décret présidentiel Medoulou Mengolo Cleopasse, 27 ans (Photo ci-dessus) a été nommé lundi 16 septembre dernier intendant adjoint chargé des affaires intérieures à l’Intendance du Palais présidentiel

Ce qui cloche dans cette nomination est le fait que le nouvel intendant adjoint est étudiant en deuxième année à l’ENAM et est un proche de la première dame Chantal Biya.

Medoulou Mengolo Cleopasse selon une source proche du palais présidentiel est le cousin du secrétaire général à la présidence Ferdinand Ngoh Ngoh. Il est également le fils de Christine Abotang, tante de Chantal Biya. Christine Abotang est la sœur cadette de Mengolo Ndongo épouse Mboutchouang Rosette, la mère de la Première Dame décédée en octobre 2014.

A l’Ecole nationale d’administration et de la magistrature (Enam), trône un autre frère de la tribu de la première dame, Soumbou Angoula qui a remplacé un autre frère du village, Linus Toussaint Mendjana. Il est donc aisé de comprendre comment Medoulou Mengolo Cleopasse s’y est retrouvé. Sa sœur, Abotan Christine Aline a été inscrite comme une lettre à la poste à l’Enam section « Régie Financière » il y a de cela quelques années dans les mêmes conditions.

Faut-il se taire encore pendant des années devant ce fléau qu’est le népotisme, le piston, le clanisme... ?

Le recrutement des fils, filles et proches des hauts responsables du régime camerounais dans les plus importantes entités économiques du pays est un tabou qui n’a point lieu d’exister. Les fils et filles de ministres, généraux ou personnalités influentes touchant des salaires mirobolants dans des postes occupés ou attribués illicitement...

La sphère sociétale camerounaise demeure prisonnière de ces luttes d’intérêt opposant les différents centres de décisions qui composent le système politique en place. Chaque haut responsable veut mettre à l’abri ses enfants, ses proches et ses amis en instrumentalisant les institutions publiques. Les entreprises publiques les plus florissantes de notre pays ont été détruites de l’intérieur avec cette pratique qui privilégie l’incompétence, l’irrégularité au profit de l’intérêt clanique d’un cercle du pouvoir.

Dès son enfance, on inculque au Camerounais cette nécessaire dépendance d’un parent bien placé ou d’une connaissance du village qui lui offrira un poste sur un plateau en or. C’est une éducation à la triche, la tromperie, la mauvaise foi et, surtout, un enfermement dans un cercle vicieux où, finalement, le libre arbitre finit par disparaître

C’est un truisme de dire que chaque peuple avait sa propre trajectoire, sa culture, ses pesanteurs, ses traditions de lutte. De même, une chose demeure certaine : tous les peuples du monde aspirent au développement, à la liberté, à la dignité, à la justice, au progrès social et à la paix.

La misère, l’injustice sociale, l’absence de liberté et la négation de l’Etat de droit, finissent toujours par faire sauter les soupapes de sécurité multiples et toutes les barrières dressées sur les chemins du combat populaire pour l’émancipation et le bien-être.

Depuis de longues années, le peuple camerounais subit dans sa chair, les affres d'un groupuscule, en panne d'innover. Toujours les mêmes dans les hautes sphères de la nation. Ils sont partout avec leurs progénitures, leurs proches, leus multiples maîtresses, etc.

Les exemples similaires sont nombreux. Il faut simplement que cela cesse car, il n’y a aucun bonheur, développement et démocratie là où le piston fait et défait les hommes.

Seul un profond changement des mentalités pourra permettre au Cameroun de redresser une situation qui ne cesse de se détériorer. Par quel biais ce changement aura-t-il lieu et à quel prix? Un tel bouleversement des comportements ancrés depuis des millénaires est-il envisageable? A l'avenir de répondre.

Hugues SEUMO