Prisma Canal International

Prisma Canal International est un blog indépendant animé et dirigé par Hugues B SEUMO, acteur de la vie contemporaine, pour réagir sur l'actualité contemporaine.

10-10-09

Belgique: Un collectif d'organisations de droit belge écrit au Directeur Général de SN Brussels Airlines au sujet d'un manquemen

SN_Brussels210308250Monsieur le Directeur Général, C’est avec stupéfaction que nous , administrateurs du collectif d’organisations constituées de Solidarité Universelle asbl, Liberal asbl, Action Solidaire asbl, Collectif Folefack asbl, avons découverts ce vendredi 09 octobre 2009 dans la matinée   à l’aéroport international de Zaventem que la zone n° 11 qui sert d’enregistrement aux passagers clients de votre compagnie en grande majorité originaire de l’Afrique au Sud du Sahara se rendant particulièrement au Cameroun et au Congo Kinshasa est une zone similaire à un labyrinthe vétuste et insalubre.

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30-09-09

Maître Momo Jean de Dieu "le développement du Cameroun est notre Mission commune et notre priorité à tous"

Momo_Jean_de_Dieu130308300Je crois fondamentalement que si nous sommes nés au Cameroun et non ailleurs, c’est précisément parce que c’est ici que le destin a besoin de nous. C’est ici que nous sommes appelés à construire. Ce n’est pas un hasard si nous ne sommes pas nés aux USA, en Grande Bretagne, au Canada ou en France pour ne citer que les destinations les plus prisées.  Je considère que le Cameroun est notre part de charge ou d’héritage dans le partage du monde et que chacun d’entre nous est utile ici pour sa construction, à moins d’avoir abandonné sa mission pour aller vers des pays que d’autres ont construit.

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23-09-09

USA- Cameroun : L'association One Cameroon interpelle le président américain sur le séjour de Monsieur Biya aux Usa

Biya_Obama220109360Son Excellence Barak OBAMA. The White House, 1600 Pennsylvania Avenue, N.W.Washington, D.C. 20500, United States of America.A son Excellence Monsieur Barack OBAMA, Président des Etats unis d’Amérique. Excellence, en ce moment où nous, Association One Cameroon, toutes les antennes confondues vous écrivons, les dirigeants du monde sont réunis à l’ONU pour  prendre part aux travaux de la 64ème Session Ordinaire de l'Assemblée Générale de (L'ONU) l'Organisation des Nations Unies, qui elle a débuté depuis le 16 Septembre dernier.

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22-09-09

Sénégal: Professeur ABDOULAYE WADE, je vous accuse d’injure à la dignité et à l’honneur des Africains "

Shanda_Tonme070109200Cher professeur Wade, Il y a 34 ans, je découvrais le campus de l’université de Dakar comme étudiant en première année à la faculté de droit et de science économique. Je découvrais aussi dans ce qui était alors la citadelle incontournable de la contestation intellectuelle d’Afrique francophone, un certain Abdoulaye Wade, jeune professeur d’économie, brillant avocat et opposant farouche au régime néocolonial de Léopold Sédar Senghor. Vous ne nous faisiez pas seulement rêver, vous représentiez la voix de l’espoir, le chemin de l’autre Afrique, les fleurs des lendemains d’une libération et d’une indépendance effectives de l’Afrique.

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12-06-09

OMAR BONGO : un mort bavard et fécond en conflits d’intérêts

Bongo120609275Si les meurtriers se donnent souvent tant de mal à faire disparaître les corps de leurs victimes, c’est parce que, même sans vie, un corps d’Homme livre beaucoup d’indices aux médecins légistes et à la police criminelle. Cependant, n’ayant pas été assassiné, le grand nombre d’articles de presse sur la mort du président gabonais est une preuve qu’en dehors des indices relevés par un médecin légiste sur un cadavre, la nature des œuvres d’un Homme de son vivant prolonge, d’une certaine façon, sa vie en commentaires glorieux ou peu élogieux.

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23-04-09

Cameroun: Lettre ouverte à l'opposition camerounaise

Letrre270209275Cher(e)s ami(e)s,l’élection présidentielle d’octobre 2011 approche et voici le temps de désigner démocratiquement celui ou celle qui mènera ce combat pour l’opposition.L’exigence de choix est un élément essentiel d’une nouvelle pratique politique. C’est en tout cas un élément nécessaire à l’indispensable rénovation de l’opposition et j’entends m’inscrire, avec force et conviction, dans cette perspective au sein de la diaspora camerounaise en France ; Un succès ne pourra être que celui d’une équipe. J’ai toujours eu la conviction que l’action politique était aux antipodes de l’aventure individuelle. C’est l’action d’un groupe, c’est une action collective ;

J’ai la ferme conviction ensuite, que gagner nécessite le rassemblement de toute l’opposition. Ce rassemblement ne doit pas être un accord des politiques, mais un rassemblement de femmes et d’hommes partageant un même système de valeurs autour d’un projet.L’élection présidentielle ce n’est pas un 100 mètres, c’est une course de fond. Or, nous sommes un peu dans cette situation, nous sommes à deux ans de l’élection présidentielle d’octobre 2011 et j’ai le sentiment que l’opposition politique doit se préparer rapidement et activement si elle veut pouvoir l’emporter parce que le RDPC est déjà prêt.

L’opposition n’a toujours ni programme arrêté, ni LEADER consacré. Il lui faut, sans tarder davantage, se doter de l’un et de l’autre. La politique ne consiste pas à chercher des idées pour se faire élire, c’est exactement l’inverse, elle consiste à se faire élire pour appliquer ses idées. Il faut donc bâtir un programme de gouvernement et désigner un candidat pour porter ce programme.

Si l’on veut éviter de répéter les déboires d’octobre 2004, si l’on veut parvenir à une certaine harmonie, voire une unité de candidature au sein de l’opposition, alors il faut convenir ensemble, entre partenaires, d’une procédure commune de désignation du candidat unique de l’opposition. On pourrait, à cet égard, s’inspirer de la procédure qui est utilisée par la Gauche italienne. Cette procédure aurait, à mon sens, quelques avantages :

D’abord, démocratiser le processus de désignation du candidat de l’opposition à la présidentielle par le jeu des primaires, entre les différents candidats à la candidature

Assurer le choix d’un candidat à l’élection présidentielle, fédérateur, capable de dégager une synthèse et de rassembler sur son nom, en 2011 dans les urnes, les suffrages des électeurs et des électrices de toute l’opposition.

Aujourd’hui, le devoir de l’opposition, de toute l’opposition (politique, civile, etc.) c’est vraiment de l’emporter en 2011. Il faut en finir avec l’Etat RDPC dont le seul projet est de détruire, affamer, assujettir le peuple. Il faut arrêter cette machine à fabriquer de l’exclusion.Nous, Progressistes, nous voulons tout le contraire. Nous voulons une société solidaire qui ne laisse personne au bord du chemin. Nous sommes au mois de novembre 2009. D’ici octobre 2011, il y a 24 mois. L’avenir dépend de chacun, de sa conviction, de sa volonté, de son mérite.

Parce que les hommes et les femmes du CCR (Club Camerounais de la Renaissance) sont déterminés et résolus, il leur incombe sans doute aujourd’hui de tenir un rôle moteur dans l’opposition, il leur revient de remplir la mission essentielle : ouvrir une perspective, tracer un nouvel horizon, organiser les primaires de l’opposition camerounaise, refonder l’espoir.

© Correspondance Camer.be : Patrice Ekwe S. Edimo

15-03-09

Belgique: Un collectif d'organisations de droit belge écrit au Directeur Général de SN Brussels Airlines au sujet d'un manquemen

SN_Brussels210308250Monsieur le Directeur Général, C’est avec stupéfaction que nous , administrateurs du collectif d’organisations constituées de Solidarité Universelle asbl, Liberal asbl, Action Solidaire asbl, Collectif Folefack asbl, avons découverts ce vendredi 09 octobre 2009 dans la matinée   à l’aéroport international de Zaventem que la zone n° 11 qui sert d’enregistrement aux passagers clients de votre compagnie en grande majorité originaire de l’Afrique au Sud du Sahara se rendant particulièrement au Cameroun et au Congo Kinshasa est une zone similaire à un labyrinthe vétuste et insalubre.

Le couloir qui y mène est mal éclairé, insalubre et la zone en elle-même n’a rien à voir avec les autres zones d’enregistrement de l’aéroport de Zaventem.

Monsieur le Directeur Général, cette zone réservée à votre clientèle aux destinations mentionnées ci-dessus ressemble beaucoup plus à un hangar qu’à une zone d’enregistrement digne du nom.

Monsieur le Directeur Général, la  somme d’argent  déboursée par ces clients se rendant en Afrique constituent l’un de vos importants chiffres d’affaires sinon la plus importante et méritent un lieu de leur enregistrement digne, conviviale, propre et  éclairé…

Pour nous enquérir de l’état piteux dans lequel les voyageurs à destination de l’Afrique se retrouvent dans cette zone, nous avons pu rencontrer ce 08 octobre 2009 une  de vos hôtesses avec qui nous nous sommes entretenus. Cette dernière, médusée elle-même nous a affirmé qu’elle n’était pas contente de travailler dans cette zone 11 (ROW 11).

Monsieur le Directeur Général, selon les normes internationales en matière de traitement des voyageurs aéroportuaires, tous ont droits à des mêmes traitements et des mêmes avantages. Ignorer une partie de ces voyageurs sous prétexte qu’ils se rendent en Afrique, c’est contribuer à la violation de leurs droits élémentaires, condamnable par la déclaration universelle des droits de l’Homme

Espérant que vous feriez le nécessaire le plus rapidement possible pour placer cette clientèle lésée dans des conditions d’enregistrement comparable à celles des autres, recevez, Monsieur Le Directeur Général l’expression de nos salutations distinguées.

Fait à Bruxelles le 09 octobre 2009

Eric Nguemaleu , Administrateur, Solidarité Universelle

Marcel Tchangue , Administrateur, Libéral

Gisèle Emegue,  Action Solidaire , Collectif Folefack

Ampl :

- Ministre belge de la mobilité et des transports

- Directeur Brussel Airport

- Premier Ministre

- Médias

© Correspondance : Solidarité Universelle, Libéral Asbl, Action Solidaire,Collectif Folefack

05-03-09

Maître Momo Jean de Dieu "le développement du Cameroun est notre Mission commune et notre priorité à tous"

Momo_Jean_de_Dieu130308300Je crois fondamentalement que si nous sommes nés au Cameroun et non ailleurs, c’est précisément parce que c’est ici que le destin a besoin de nous. C’est ici que nous sommes appelés à construire. Ce n’est pas un hasard si nous ne sommes pas nés aux USA, en Grande Bretagne, au Canada ou en France pour ne citer que les destinations les plus prisées.  Je considère que le Cameroun est notre part de charge ou d’héritage dans le partage du monde et que chacun d’entre nous est utile ici pour sa construction, à moins d’avoir abandonné sa mission pour aller vers des pays que d’autres ont construit.

Je considère que le développement du Cameroun est notre Mission commune et notre priorité à tous. Le Cameroun est le lieu où doivent s’exercer nos talents. C’est notre quote-part du monde et notre mission consiste à le construire pour l’élever au-dessus du niveau des autres pays. Ces pays qui nous attirent aujourd'hui ont été bâtis par des patriotes qui s’y sont sacrifiés. Bâtissons le nôtre au lieu d’aller jouer les instruis et les profiteurs chez les autres. Sommes-nous seulement conscients de la chance que nous avons d’avoir été élus par le destin pour bâtir notre pays ? Toutes les difficultés auxquelles nous faisons face sont autant de défis que nous devons relever.

Si le hasard de l’histoire ou du destin a voulu que nous soyons précisément nés au Cameroun et non ailleurs, c’est sans aucun doute parce que c’est à cet endroit que le destin a besoin de nos compétences, de notre science, de notre art. Et le destin nous a jugés aptes pour cette mission. Le monde se construit sous nos yeux et nous sommes les Co-créateurs du monde.  Notre devoir est de tenir ferme, pour l’élever, notre côté du monde. Il ne doit pas tomber à cause de nous, à cause de notre démission, à cause de notre lâcheté, à cause de notre fuite.

Nous pouvons servir notre pays au-delà du triangle national si l’oppression politique ou alimentaire nous a conduits momentanément vers un exil forcé. Toutes nos actions doivent tendre à accomplir notre mission néanmoins là où nous sommes nés. C’est là où le destin nous appelle. C’est là où nous devons servir le Cameroun et nos concitoyens. Nous ne sommes pas venus sur la terre pour manger, boire, dormir et mourir comme les animaux. Nous y sommes venus parce que nous avons été jugés aptes à bâtir un monde plus juste que celui que nous avons trouvé afin de le transmettre aux générations futures plus enrichi. Ces dernières doivent pouvoir s’inspirer de nos expériences pour continuer la mission, ce faisant, ils nous rendront immortels parce que notre œuvre aura survécu à notre pourrissable chair.

Beaucoup de nos concitoyens traversent de plus en plus, au péril de leur vie, les frontières pour chercher refuge dans des pays qui offrent une plus grande sécurité alimentaire. La plupart des exilés politiques sont en réalité des exilés alimentaires.  Bien sûr même dans ce cas je pourrais les considérer comme des exilés politiques car ils n’ont pas accès à l’emploi dans leur propre pays, pour cause d’une politique de l’emploi inefficace. L’histoire des migrations dans le monde nous apprend que les hommes fuient leurs pays pour sauver leur vie, soit qu’elle ait été menacée par l’oppression politique soit qu’elle l’a été par l’oppression alimentaire.

Une certaine politique au Cameroun exclu certains d’entre nous du marché du travail. Ils n’ont plus pour seule ( ?) ressource que de s’exiler ou de mourir( ?) sur place. Nous avons souvenance que des étudiants ont été radiés des universités du Cameroun par des gens bien pensants  qui tiennent les rennes du pouvoir. Quelle est cette décision prise par de véritables terroristes du savoir pour contrer une revendication légitime d’une jeunesse sans horizons et sans repères ?

Ceci dit, je n’encourage pas l’exil car je pense que c’est ici que se livre le combat pour la construction de notre partie du monde. C’est ici que se trouve votre place et la solution, et si vous avez été contraints de partir, vous devez avoir à cœur que ce n’est qu’une étape vers la réalisation de vos objectifs. Je suis absolument contre ceux qui n’ont aucun plan de retour. Ils n’ont pas compris quelle est leur mission sur la terre du Cameroun. Je suis stupéfait quand je rencontre ceux qui viennent fréquemment au pays nous donner des leçons de savoir-vivre ou de démocratie. Nous apprécierions beaucoup qu’ils nous retrouvent sur le terrain de nos opérations au Cameroun au lieu d’insulter chaque fois ceux qui bâtissent leurs pays en leur absence.
Pendant trois ans j’ai été presque absent du Cameroun. Même si je continuais d’y résider tous les deux ou trois mois, je passais le plus clair de mon temps en Tanzanie, au Tribunal Pénal International des Nations Unies pour le Rwanda. J’y avais été désigné par les Nations Unies pour défendre un chanteur accusé de génocide et j’en éprouvais une grande fierté.

Travailler pour le compte des Nations Unies, au Tribunal Pénal International pour le Rwanda notamment,  donne un véritable  faux sentiment de supériorité sur les confrères. On a l’impression de se trouver au sommet du monde. D’être assis à la table des grands. D’être soi même un grand type. De tutoyer les plus puissants de ce monde. Le Secrétaire Général des Nations Unies pouvait venir vous serrer la main.  Vous pouvez y voir passer quelque fois le Révérend JESSE Jackson ou Andrew YOUNG pour vous entretenir au sujet du Sullivan Summit. Vous pouvez vous approcher à un mètre d’eux et si vous avez de la chance, discuter avec eux ou vous faire même prendre en photo avec eux ! Le prestige et le bonheur quoi !

Quoique j’eusse de confortables honoraires au Tribunal Pénal International, j’ai réalisé que je n’étais pas plus utile à mon pays comme lorsque je vivais à plein temps au Cameroun. Je me suis vite rendu compte que mon argent pouvait aider ma famille et les amis, mais que fondamentalement,  je ne pouvais pas changer les choses. Je leur donnais du poisson alors que présent, je leur apprends à pécher. Présent, j’obtenais que l’oppresseur cesse ou modère les tortures, que les lois soient modifiées, que le Cameroun se développe. Présent je pouvais éclairer mes concitoyens sur leurs droits et les aider à les revendiquer ou à les défendre. Et je ne suis même pas un élu local !

Je considère seulement qu’un intellectuel qui ne met pas sa science au service de son pays et de ses concitoyens est comme une branche morte sur un arbre vivant.

Le travail que nous autres de la société civile, avons abattu au Cameroun en dix ans est énorme. Depuis l’an 2000, je peux toucher du doigt d’importantes réalisations, des améliorations que nous avons apportées à notre pays. Nous avons conquiert d’importants espaces de liberté et le moment me semble propice pour en conquérir davantage.

Chacun d’entre nous y a contribué.  Figurez vous que le Code de Procédure Pénale a enfin été voté et promulgué. Grâce à nous. Les cellules des commissariats de police se sont vidées. En tout cas elles ne sont  plus pleines à craquer. Grâce à nous. Admirez que sans être législateur ni député, nous avons obtenu que le SMIG soit revalorisé et porté de 23.513francs à 28.216 Francs. D’accord, 4702 francs CFA ce n’est pas une augmentation bien importante mais nous y sommes parvenus. L’école publique est désormais gratuite. Nous pouvons nous en réjouir et nous en féliciter tous autant que nous sommes. D’importants progrès ont été réalisés dans le domaine des droits de l’homme notamment. Cependant beaucoup reste à faire.

Il y a encore du travail à faire pour obtenir la gratuité du service public de la santé à hauteur de 50.000 Francs au moins par malade, car tous ces malades qui souffrent le calvaire et qui font chaque jour appel à la générosité publique dans nos télévisions doivent nous interpeller. Sans compter tous ceux qui crèvent silencieusement dans l’intimité, comme le loup de Vigny. Il  nous faut obtenir  la construction de nouvelles routes pour sortir les citoyens et leurs récoltes de la forêt et des plantations.

Il nous faut exiger la construction de nouvelles prisons plus grandes, plus humaines et plus conformes aux normes internationales, car les prisonniers restent après tout des hommes et des camerounais qui paient leur dette à la société. Ils ont le droit de recevoir « une visite intime » de leurs conjoint(e)s au moins une fois tous les deux mois.  Il nous faut obtenir la revalorisation des salaires des fonctionnaires qui croulent sous le poids d’importantes charges familiales.

Il reste à modifier la loi qui contraint les justiciable à payer d’avance six pour cent (6%) du montant de leur demande avant d’avoir le droit de saisir le Justice du Cameroun. Il reste à combattre le favoritisme et la corruption  pour instaurer plus de justice sociale et le respect strict par tous de la loi. Il reste à réviser les accords qui nous tiennent en esclavage. Il nous reste à convaincre nos inspecteurs du travail de faire leur travail dans l’intérêt bien compris des travailleurs et non plus seulement dans celui de l’employeur qui les corrompt comme c’est le cas actuellement. Il nous reste à réaménager nos compagnies d’assurance et nos banques. Ce à quoi nous devons nous atteler au cours des cinq prochaines années.
Il est plus utile pour le pays  que nous soyons  présents, avec nos compatriotes pour se battre pour un mieux être chaque jour davantage. Dieu, que je me sens utile ici !

Alors lorsque vous partez et prenez une autre nationalité, n’avez-vous pas l’impression que vous êtes venus sur la terre pour manger, boire, dormir et mourir ?  En tout cas, en ce qui me concerne, quoi qu’il se passe je ne partirai pas ! Dont Acte.
On m’a bien expliqué et j’ai bien compris pourquoi il faut partir, changer la nationalité et adopter une nationalité étrangère, pour permettre à nos enfants d’en profiter et de mieux s’incruster dans le pays des autres, d’y faire de meilleures études. Mais seulement  je me demande, qui va alors construire notre part du monde ? Qui va construire le Cameroun si nous partons tous et si tous nos enfants partent. Pourquoi ne pas se bagarrer ici pour obtenir d’avoir les meilleures écoles, les meilleures routes, les meilleurs soins de santé, les meilleurs salaires, le meilleur pays ?

Je ne crois pas que l’attrait que l’occident exerce sur nous et sur nos enfants soit  justifié. C’est devenu une mode que de vouloir envoyer ses enfants à l’étranger ou s’exiler soi même. Nous aussi pouvons construire notre pays comme la Hollande, l’Inde ou le Japon. Regardez le petit Rwanda dont Monseigneur Kagamé disait que  « Mon pays,  le Rwanda,  est un petit pays, quand on le montre sur une carte, on le cache ! ». Le Rwanda  sort d’un malheur innommable et son élite a été décimée en 1994 ! Le Rwanda renait de ses cendres et offre aux yeux du monde un pays en plein chantier de construction des villes futuristes. De belles maisons aux toits de tuiles et aux jardins fleuris partout. Les rues de Kigali sont propres comme un sou neuf. La loi règne au Rwanda pour tous. La lutte contre la corruption et les détournements y est une réalité et les coupables vont systématiquement en prison qui qu’ils soient et quelque soit le montant des sommes distraites. Kagamé leur enseigne que la propreté c’est dans la tête et du coup les Rwandais sont propres dans leur tête et dans leurs vies.

Nous pouvons copier chez les Rwandais. d’ailleurs nous le faisons déjà sur le plan du béton. J’admire le soir ces rues de Douala et de Yaoundé asphaltées et éclairées. Et je rêve que toutes les rues de la République, de Bafoussam à  Bamenda, de Batouri à Bonabéri, de Manfé à Mouloundou , de Nkongsamba à Nkong-Zem, de Yagoua à Yokadouma etc. soient ainsi demain pour freiner cette saignée de notre jeunesse, cette fuite de notre force vive, cette fuite des cerveaux.

Il ne faut cependant pas croire que nous sommes mal partis ou que tous les cerveaux du Cameroun sont dehors comme l’écrivait un journaliste de la place. Il y en a en abondance à l’intérieur. Et de la bonne crème. Mais ce que je voulais souligner, est que c’est bien de construire avec du béton mais nous avons le plus grand intérêt à construire les mentalités, à formater des têtes patriotiques qui sauront faire régner la loi et la justice en toute chose et placer l’intérêt supérieur de notre peuple et de notre pays au dessus de toute autre considération.

Notre problème c’est en effet l’absence de justice, absence de justice sociale évidemment mais absence de justice tout court. Le non respect de nos propres lois par ceux là même qui les font. Nous devons tordre le cou au favoritisme, à l’impunité, à la corruption, aux égoïsmes de toutes sortes, au sinistre système dit de l’équilibre régional qui laisse penser que les camerounais de certaines régions sont de parfaits abrutis qu’il faut assister, au détriment de ceux d’autres régions, réputés, sans doute à tort, plus intelligents. C’est cela la cause de la fuite des jeunes à la recherche  d’un minimum de sécurité dans l’emploi, dans l’éducation et dans la santé. Nous devons nous y employer tous pour combattre cette saignée de notre jeunesse, de notre avenir.
Quelque soit la cause de votre exil, ne perdons pas de vue votre mission. C’est le lieu de m’acquitter d’un devoir de reconnaissance vis-à-vis de tous ceux qui depuis leur exil, travaillent intensément, à plein temps suis-je tenté de dire, pour apporter du changement à leur pays, pour faire entendre la voix de ceux qui crient dans les cellules de nos geôles, pour amplifier nos cris de détresse, pour conduire notre pays à plus de démocratie, pour lutter à l’amélioration des conditions de vie de nos compatriotes.

Sur une population vivant en exil et évaluée à plusieurs millions, ils ne sont pas bien nombreux ceux qui luttent pour un changement au Cameroun depuis l’extérieur, pour un mieux être de nos concitoyens, pour l’abolition des lois scélérates,  pour le respect des droits de l’Homme au Cameroun. Ils se comptent sur les doigts des deux mains. Que font les millions de camerounais qui jubilent tant lorsque les lions indomptables gagnent ? Ont-ils vendus leurs âmes au diable ou ont-ils oublié quel pays les a enfantés ?

Nous ne pouvons pas passer notre vie à nous demander ce que nous apporte notre pays. Nous  ne pouvons pas nous soustraire au motif que n’ayant pas eu d’emploi au Cameroun nous sommes exonérés de toute dette envers lui. Nous ne pouvons pas soutenir valablement que nous ne devons rien au Cameroun. Non. Nous lui sommes redevables de par notre naissance. Il ne lui appartient pas de nous nourrir mais à nous de le nourrir. Avec quoi ? C’est une bonne question. Remuez vos méninges comme je vous l’y invite pour trouver avec quoi vous allez le nourrir. Vous découvrirez en même temps votre mission, qui ne consiste pas, j’en suis persuadé, à vous exiler à l’étranger, à y chercher du  travailler pour manger et mourir. Comme les animaux dont la vie se résume à manger, s’accoupler, dormir, en attendant de mourir. C’est la vie de beaucoup d’entre nous, je me trompe ?

Certains  tirent une inexplicable fierté dans le fait d’avoir réussi à partir et à travailler à l’étranger. Ils aiment à le faire savoir et le présente comme un trophée. Comme s’ils avaient réussi l’exploit de s’évader d’une prison aux murs infranchissables. Et malheureusement beaucoup d’entre nous sont en admiration devant eux.

Certains aiment à afficher qu’Untel, membre de leur famille est mort aux USA  ou à Paris! Comme si c’était le signe d’une grande distinction honorifique. C’est malsain. C’est le signe d’une véritable décadence morale et d’un complexe d’infériorité inconcevable et inconvenant. C’est devenu une mode et les gens donnent la fête pour arroser le départ de tel enfant dans tel pays étranger.

Cela doit cesser !  Le Cameroun doit cesser d’être considéré comme une prison infranchissable. Et si c’en est une, c’est votre devoir et votre responsabilité de briser les chaines de votre captivité  au lieu de vous en évader. L’évasion ne résout pas le problème que vous retrouverez intact à votre retour d’exil. Sauf si nous, fidèles et intrépides combattants de l’intérieur, réussissons à résoudre notre problème commun en votre absence et sans votre concours, pendant que vous vous la couler douce là-bas.
Ceux qui sont partis doivent cesser de nous apparaitre faussement comme des héros. Ils ne le sont pas. En tout cas pas tous. C’est ici au pays que les choses se passent. C’est ici que nous sommes nés, pour découvrir dans une relative opacité notre mission, l’accomplir ou la trahir comme la majorité de ceux qui partent.

L’oppression existe pour être combattue. Et  c’est précisément dans ce combat contre l’oppresseur que nous trouvons les ressorts du progrès et que nous gagnons l’éternité. Le refus de combattre l’oppression sous toutes ses formes est l’acceptation de la situation qui prévaut. La liberté se conquiert et les manifestations citoyennes ont un rôle positif en ce qu’elles forcent les pouvoirs publics à s’attacher à la solution des problèmes posés par le peuple.

Les manifestations publiques sont en effet le mode par excellence de l’expression de la démocratie par le peuple souverain. C’est par les manifestations que la société civile force les gouvernants à améliorer les conditions de vie des citoyens, à rendre compte au peuple, à exercer leur mandat conformément à leurs promesses électorales. C’est par les manifestations que la population exerce sa souveraineté. Et le fait que l’oppresseur tire sur la foule des manifestants ne change rien à cette vérité intangible.

Il n’y a  rien d’illégal dans les manifestations publiques pacifiques et leur répression par les forces de l’ordre est illégale et doit être combattue. Ce ne sont pas les manifestants qui sont hors-la-loi mais les gouvernants qui envoient les forces de l’ordre pour disperser une manifestation pacifique des citoyens qui font un exercice normal de leur droit. Sauf si les pouvoirs publics considèrent que le droit du vote des citoyens est un leurre, une tromperie. Lorsque le citoyen a le droit de voter, le droit de manifester pour demander des comptes apparait dès lors comme le corolaire normal.

Est-il nécessaire de rappeler que les pouvoirs publics, le gouvernement, jusqu’à preuves du contraire, ne sont pas nos ennemis ? Ils ne sont que momentanément des adversaires idéologiques susceptibles d’accepter le dialogue sur le sujet litigieux. Et même si l’ignorance des règles démocratiques conduit certains zélés à user de la violence contre leur peuple, le principe fondateur de la démocratie interdit les répressions sanglantes auxquelles nous assistons fréquemment mais qui ne doivent pas faire reculer le peuple face à ses revendications légitimes.

Nous ne pouvons pas continuer de prendre prétexte de l’existence de l’oppression pour nous exiler. Nous enfuir en courant au premier tir de l’oppresseur est non seulement lâche mais ne nous avance pas. Nous devons rester pour combattre l’oppression afin de bâtir un pays où il fait bon vivre.

Ne pouvons-nous pas nous aussi bâtir un pays qui attire les occidentaux et les autres chez nous ? Pourquoi sommes nous si complexés alors que nous avons un si beau pays ? Y a-t-il meilleure plage sur la terre que celle de Kribi ? Allons-nous continuer de changer notre vote contre un pot de vin ? Quand est-ce que nos ingénieurs envisagent-ils de nous arrimer à la lune ou de nous mettre  sur orbite ? De construire nos voitures comme en Inde, en Iran et en Chine? Et nos médecins et pharmaciens, nos chercheurs, quand est-ce qu’ils vont fabriquer des médicaments made in Cameroun comme en Inde? Allons-nous continuer longtemps avec Tienshi ou Rhône-Poulenc ? Que faisons-nous des élèves sortis de nos collèges et lycées techniques ? Sommes nous vraiment incapables de construire aussi beau chez nous qu’ailleurs ? Je ne le pense pas.

Personnellement je suis allé dans les plus grandes capitales du monde et je n’ai pas vu ce qu’ils ont que nous ne pouvons avoir. Au contraire je suis persuadé que si nous sommes conscients de notre mission vis-à-vis du Cameroun, si nous sommes conscients de notre mission sur la terre camerounaise, nous pouvons construire dans un délai assez court un très beau pays. Délai de livraison, trois jours !

C’est une question de volonté politique et d’éducation bien sûr. Mais c’est aussi et surtout une question nationale qui interpelle une mobilisation de toute la population, de toute la société civile, de toute la jeunesse patriotique et militante. C’est nous le peuple qui avons en mains la réalité du pouvoir, n’en doutons pas. Si nous nous levons tous pour forcer les pouvoirs publics à aller dans tel sens juste du développement, ils y iront nécessairement. C’est une question de détermination de tous et de chacun. Si tout le monde est imprégné de la philosophie de la vie et de l’immortalité qu’induit notre naissance, il ne fait l’ombre d’aucun doute que nous serons agréablement surpris du chemin parcouru dans dix ans.

C’est une philosophie qui tient en horreur les détournements des deniers publics, la corruption et qui promeut le travail dans l’enthousiasme général. C’est une philosophie qui encourage et récompense les plus méritants de nous tous. C’est une philosophie qui place la jeunesse, les femmes et les hommes au centre des préoccupations de l’état. C’est une philosophie qui promet le bien être à tous et à chacun et qui prône la justice sociale comme outil de développement.

Combien sommes nous, pétris de patriotisme  au point de partir mourir à la guerre comme l’a fait l’héroïque pilote Joe Kennedy, le frère ainé de John F. Kennedy ? Combien sommes-nous capables d’être des kamikazes défendant leur pays comme ces patriotes japonais pendant la deuxième guerre mondiale ? Combien sommes-nous à braver l’espace inconnu pour prendre la fusée Apollo 11 et aller sur la lointaine lune pour le triomphe de la science et pour la gloire de notre pays ? Arrêtons de croire  que c’est le Cameroun qui doit tout nous donner et  croyons que c’est nous qui devons apporter tout au Cameroun. C’est là le sens de l’interpellation de Kennedy lorsqu’il proclamait  « Ne vous demandez pas ce que votre pays  fait pour vous, mais demandez vous ce que vous faites pour  votre pays ».

© Correspondance via Camer.be : Jean de Dieu Momo, Avocat

23-02-09

USA- Cameroun : L'association One Cameroon interpelle le président américain sur le séjour de Monsieur Biya aux Usa

Biya_Obama220109360Son Excellence Barak OBAMA. The White House, 1600 Pennsylvania Avenue, N.W.Washington, D.C. 20500, United States of America.A son Excellence Monsieur Barack OBAMA, Président des Etats unis d’Amérique. Excellence, en ce moment où nous, Association One Cameroon, toutes les antennes confondues vous écrivons, les dirigeants du monde sont réunis à l’ONU pour  prendre part aux travaux de la 64ème Session Ordinaire de l'Assemblée Générale de (L'ONU) l'Organisation des Nations Unies, qui elle a débuté depuis le 16 Septembre dernier.

Monsieur le Président Obama, vous vous apprêtez à dire lors de votre discours à l'Assemblée générale des Nations unies à 10h (14h GMT) devant plusieurs dirigeants du monde le mercredi 23 septembre 2009 comment vous voyez la coopération internationale du XXIe siècle

Monsieur  Barack Obama , vous allez présider un sommet exceptionnel du Conseil de sécurité sur la non - prolifération et le désarmement nucléaires, avant de partir à Pittsburgh (Pennsylvanie, Est) pour la réunion du G20.

Bien avant toutes ces activités Excellence Monsieur Barack OBAMA, sachez que vous avez sur votre territoire le chef de l’Etat Camerounais qui a plongé pendant 27 ans son peuple dans un chaos indescriptible animé par la corruption, les détournements des fonds public, l’impunité, le favoritisme etc.

Monsieur le président Barack Obama, avant de dire  votre discours à l'Assemblée générale des Nations unies devant plusieurs dirigeants du monde, si vous aimez l’Afrique, si vous aimez le Cameroun, exiger de Monsieur Biya l'ouverture d’une enquête de police sur les dénonciations par une Ong française, de biens mal acquis  à son encontre afin d’éclairer l’opinion camerounaise sur les biens effectivement détenus par ce dernier

Il n’est point dans notre esprit, de nous élever avec violence contre la personne de Monsieur BIYA mais, plutôt d'attirer votre attention sur le fait qu’une présence sur le sol américain d’un dictateur nécessiterait la prise en compte de ce qualificatif avant de l’accepter dans les salles de travaux

Nous nous opposons par contre à toute caution de l’Onu à un gouvernement dont le niveau de corruption attire tous les médias du monde avec une quinzaine de ministres et autres pontes emprisonnés, pour détournements de fonds publics… Si l’opération mains propre suivait un cours normal en toute justice et en toute équité, le président Biya doit être lui-même mis aux arrêts.

Monsieur Paul Biya  a pris le pouvoir au Cameroun le 06 Novembre1982 à la suite de la démission du Président AHIDJO, premier Président de la République. Depuis lors, il n' y a plus eu d'alternance au sommet de l'Etat. Toutes les  élections organisées jusqu'ici au Cameroun ont été systématiquement frauduleuses.

Le cas d’ELECAM un organe indépendant chargé d’organiser les élections prochaines, formé uniquement des membres du parti au pouvoir, qui n’existe d’ailleurs jusqu’à présent que sur du papier, comme le Sénat ou le Conseil constitutionnel, est là pour le démontrer.

Le Cameroun, jadis pays à revenus intermédiaires et reconnu comme tel par les institutions de Brettons Woods, est passé en 2004 dans la classe des PPTE (Pays Pauvres Très Endettés)

Le Cameroun est devenu un pays où l'insécurité a pris le temps de construire son nid, où les forces dites de l'ordre répriment de façon arbitraire et sauvage tout mouvement de contestation pourtant reconnu par la constitution.

Au Cameroun, les seules manifestations sans autorisation préalable et sans répression sont celles organisées par le RDPC

Le Cameroun a connu aux yeux du monde entier le massacre de plus de 150 jeunes Camerounais par l'armée nationale. Ces jeunes Camerounais assassinés avaient, semble t-ils commis le crime de manifester leur désespérance et leur ras-le-bol dans une société où simplement manger à sa faim ou s'acheter  les produits de toute première nécessité relevaient presque des travaux à la sisyphe.

Monsieur Barack Obama, les Etats Unis d’Amérique peuvent-ils croiser les malgré toutes ces atrocités commises par Monsieur Biya au Cameroun ? 

Accepter la présence de Monsieur Biya sur le territoire américain, c’est cautionner la misère généralisée au Cameroun, cautionner le désespoir de toute la jeunesse camerounaise et favoriser son exil vers le grand continent à la première occasion

Paris le, 21 septembre 2009,  Mathieu Mervieux le Président de l'association One Cameroon de France et Edet Manje Awassoum, Secrétaire général ( Bruxelles)

Ampliation (version anglaise):
- SG ONU
- Présidence de la République du Cameroun
- Presse nationale et internationale
- Cour Européenne des droits de l'Homme Strasbourg
- Parlement européen Luxembourg
 
Email : aonecameroon@yahoo.fr 

© Correspondance : Association One Cameroon

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Sénégal: Professeur ABDOULAYE WADE, je vous accuse d’injure à la dignité et à l’honneur des Africains "

Shanda_Tonme070109200Cher professeur Wade, Il y a 34 ans, je découvrais le campus de l’université de Dakar comme étudiant en première année à la faculté de droit et de science économique. Je découvrais aussi dans ce qui était alors la citadelle incontournable de la contestation intellectuelle d’Afrique francophone, un certain Abdoulaye Wade, jeune professeur d’économie, brillant avocat et opposant farouche au régime néocolonial de Léopold Sédar Senghor. Vous ne nous faisiez pas seulement rêver, vous représentiez la voix de l’espoir, le chemin de l’autre Afrique, les fleurs des lendemains d’une libération et d’une indépendance effectives de l’Afrique.

Chacune de vos apparitions dans le campus mobilisait notre attention et nous rassurait sur l’existence d’une alternative enchantée. Vous étiez l’intellectuel, le grand frère modèle, la source.

Et aujourd’hui ?

En déclarant sur les ondes internationales qu’à plus de 80 ans d’âge, vous envisagiez encore de vous présenter à une élection présidentielle en 2012 après plus d’une décennie d’exercice solitaire du pouvoir, vous avez manqué de sagesse et  vous avez surtout, souillé et avili l’héritage que j’ai tiré de mon séjour à l’université de Dakar. Vous avez insulté l’Afrique et les Africains. Vous avez porté atteinte à notre dignité et tourné en dérision, tout ce qui dans un passé lointain, a pu nous amener à croire que vous pourriez représenter une alternative.

Le professeur contestataire et le brillant avocat anti colonialiste et anti impérialiste qui vilipendait le régime de Léopold Sédar Senghor et celui d’Abdou Diouf, est devenu l’instrument de la preuve d’une Afrique de prédateurs fous, des dictateurs sanguinaires et insolents, et des monarques obscurantistes soucieux de cristalliser des dynasties totalitaires. Votre obstination à vous faire réélire était déjà tout un message. Votre propension à embastiller les journalistes et les anciens collaborateurs dissidents était une annonce. Votre volonté de promouvoir votre fils contre vent et marée était enfin un signe cruel. Voici que votre dernière déclaration révèle un monstre, une antithèse d’une Afrique d’espoir et d’ouverture.

Je vous accuse, avec la plus haute insolence d’un intellectuel en rupture de tout protocole, d’injure à la dignité et à l’honneur des Africains, et vous promet le jugement sévère de l’histoire.

© Correspondance : SHANDA TONME, Auteur d’une trentaine d’ouvrages

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