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17-03-08

Cameroun- Crise sociale : Les constats de CSAC

Logo_CSACLe Bureau Exécutif de la Confédération des Syndicats Autonomes du Cameroun (CSAC) réuni ce jour 14 Mars 2008 en séance extraordinaire. Considérant les graves événements que notre pays a traversé au cours de la semaine du 25 février 2008, (...) Lire la suite

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01-02-08

Cameroun- Crise sociale : Les constats de CSAC

Logo_CSACLe Bureau Exécutif de la Confédération des Syndicats Autonomes du Cameroun (CSAC) réuni ce jour 14 Mars 2008 en séance extraordinaire. Considérant les graves événements que notre pays a traversés au cours de la semaine du 25 février 2008, (...) 

DECLARATION DE LA CSAC

Le Bureau Exécutif de la Confédération des Syndicats Autonomes du Cameroun (CSAC) réuni ce jour 14 Mars 2008 en séance extraordinaire :

Considérant les graves événements que notre pays a traversés au cours de la semaine du 25 février 2008,

Considérant les récentes mesures prises par le chef de l’État en vue de l’apaisement du climat social,

décide à l’unanimité de faire la déclaration ci-après :

- Elle félicite et remercie le Chef de l’État pour :

o la revalorisation, quoique discriminatoire, des salaires et indemnités de non logement des personnels civils  et militaires de l’État vingt trois (23) ans  après l’augmentation générale des salaires du 1er juillet 1985 ;

o l’exonération des droits de douanes pour certains produits de première nécessité.

- Elle demande la convocation immédiate de la Commission Nationale Consultative du Travail pour la revalorisation des salaires minima catégoriels échelonnés des travailleurs et travailleuses des entreprises privées, publiques et parapubliques régis par le Code du travail afin d’effacer la discrimination que ressent la grande majorité des travailleurs par rapport au décret  n° 2008/099 du 7 mars 2008 portant revalorisation de la rémunération mensuelle de base des personnels civils et militaires ;

- Elle rappelle son hostilité aux suppressions d’emplois, et ses exigences maintes fois exprimées, pour la  création d’emplois qualifiés au profit des jeunes dans les secteurs public et privé de notre pays ;

- Elle  demande l’établissement d’une entente de stabilité opérationnelle pour un bien-être durable des populations par la signature d’un pacte social entre le Gouvernement et les organisations syndicales d’employeurs et des travailleurs, afin d’éviter de faire vivre à notre pays des situations de crise continuelle ;

- Elle demande avec force que soit scrupuleusement respectée la réglementation camerounaise en matière de presse ainsi que la protection des journalistes et de leurs sources d’information qui constituent le vrai rempart de la liberté de  presse, afin de ne pas tuer le plus beau métier du monde ;

- Elle regrette le fait qu’il faille d’abord passer à tout prix par une épreuve de forces, avec mort d’hommes, pour obtenir ce qui a pu l’être par un mode de dialogue informel qui ne mène nulle part et qui entretient efficacement le pourrissement de la situation de mal vivre des populations à cause de la vie chère et du grave déficit d’informations entretenu par le Gouvernement au détriment des populations.

- Elle dit que malgré le temps long que le Chef de l’État met toujours à trancher en faveur des populations, les travailleuses et travailleurs camerounais espèrent enfin que Monsieur le Président de la République sera désormais plus proche des préoccupations vitales de ses compatriotes et à leur écoute, car c’est lui l’élu des populations et non les ministres et directeurs généraux qu’il nomme aux fins de l’aider à accomplir sa charge, et qui passent plutôt leur temps à se servir qu’à servir le pays ;

- Elle espère que le Gouvernement comprendra désormais plus rapidement et évitera à l’avenir  des discours creux qui ne collent pas à la réalité, car toutes les populations  de bonne foi de ce pays savent qu’il y a tout un monde entre les discours du Gouvernement et la réalité ;

- Elle suggère fortement la création et l’institutionnalisation d’un poste de Médiateur de la République pour l’amélioration des relations entre l’administration et les citoyens.

- Elle constate enfin et dénonce le fait que les syndicats continuent à être ignorés ou évités par le Gouvernement qui leur refuse la parole et préfère collaborer avec une société civile choisie par lui-même et malheureusement inopérante dans le cadre des stratégies de développement économique et social du Cameroun ;

-  Elle constate également qu’en lieu et place des syndicats, le gouvernement  invite à tous les coups un « gang d’amis » de la société civile afin de justifier aux yeux de la communauté internationale que toutes les composantes sociales ont toujours été associées :

Résultat,  l’échec des plans d’ajustement structurels au Cameroun est autant visible que ce cercle de nouveaux riches, détourneurs des deniers publics dont l’insolente fortune n’a de commune mesure que  l’océan de misères dans lequel ils ont plongé le peuple camerounais voici plus de vingt (20) ans.

Fait à Yaoundé, le 14 Mars 2008    

Pour Le Bureau Exécutif de la CSAC,

LOUIS SOMBES
Secrétaire exécutif
         

 

                                                                           


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