Prisma Canal International

Prisma Canal International est un blog indépendant animé et dirigé par Hugues B SEUMO, acteur de la vie contemporaine, pour réagir sur l'actualité contemporaine.

21-02-08

Cameroun : Le téléphone bientôt moins cher.

Telephone_camerounL’annonce a été faite le 18 Février dernier par le Directeur de l’Agence de Régulation de la Téléphonie au Cameroun (ART), en prélude d’un séminaire sur la gestion des ressources humaines dans le secteur.

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28-01-08

Cameroun : Paul Gérémie BIKIDIK , « Des sanctions financières ou fiscales peuvent être envisagées pour chaque délestage"

BIKIDIK_Paul_G_r_mieDirecteur de publication de Energie Infos, président du réseau associatif des consommateurs de l'énergie, Paul Gérémie BIKIDIK, souhaite que les délestages soient dorénavant pénalisés au Cameroun. Camer.be s’est rendu à la rue Gallieni à  Akwa – Douala au Cameroun au siège de son institution. Il ne mâche pas ses mots.

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12-01-08

Perspectives économiques: Que réserve l’année 2008 ?

onu_bm_fem200La Banque mondiale prévoit un ralentissement de la croissance mondiale pour 2008. L’organisation a présenté, jeudi 10 janvier 2008, son rapport annuel sur les perspectives économiques mondiales. En 2008, la croissance devrait s’établir à 3,3%. Même constat pour l’ONU qui prévoit un taux de 3,4% pour 2008. Ces deux institutions, comme le Forum économique mondial, répertorient plusieurs risques majeurs pour 2008. Parmi eux, la menace d’effondrement du système financier, la crise de l’immobilier, la sécurité alimentaire et l’énergie.

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10-01-08

Cameroun : Les Prix des boissons Alcoolisées et Gazeuses en hausse

BoissonC’est un début d’année plutôt difficile pour les consommateurs de boissons alcooliques et gazeuses au Cameroun. Le 1er Janvier dernier, alors que tout le monde sortait fraîchement des festivités de fin d’année et se réjouissait d’avoir vu l’aube de 2008, une nouvelle est tombée comme un couperet sur les ondes de la CRTV radio, relayée immédiatement par les chaînes de radio et télévision nationales : L’augmentation des prix des boissons alcooliques et gazeuses sur le marché national.

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05-01-08

Belgique : C’est parti pour les soldes d'hiver

Solde_en_Belgique_2Les grands magasins belges ont démarré avec fierté le 3 janvier dernier avec les soldes d'hiver, encouragés par leurs performances des dernières semaines de décembre.

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DOSSIER SOLDES : L’interdiction de vendre à perte, les soldes et les liquidations

Images_soldesEn Belgique, en vertu des dispositions de la loi sur les pratiques du commerce, il est interdit à tout commerçant de vendre un produit à perte.

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01-01-08

Cameroun - Sénégal : Un camerounais à la tête d’une entreprise d’énergie solaire

Guy_TchuilieuAu Sénégal, où il est installé depuis quelques années, la référence en énergie solaire porte son estampille. Ingénieur camerounais, formé en Belgique et en Allemagne, notre compatriote est entrain de construire ses toiles solaires en Afrique. L’entrepreneur camerounais veut désormais influencer la production dans tout le continent noir. Nous l'avons rencontré.

M. Tchouanga Tchuilieu Guy, vous êtes connu en Belgique et en Afrique comme l´un des entrepreneurs camerounais ayant réussi dans le milieu très difficile de l´énergie solaire. En tant que jeune entrepreneur aux grandes ambitions, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs?

Réussir est un bien grand mot. Chez  ECOSUN SOLUTIONS et nous nous battons pour faire vivre notre société dans ce secteur très difficile qu’est l’énergie, Dieu merci nous tenons le coup. Je dois vous avouer que ce n’est pas facile. On ne peut pas encore parler de réussite.
Pour le reste, j’ai fait mes études en Belgique, où j’ai obtenu un graduat en électromécanique. J’ai eu la chance d’intégrer le laboratoire de thermodynamique de l’Université de Liège chez le Professeur Jean Lebrun. Les travaux que j’ai réalisés pour mon propre compte m’ont ensuite amené à suivre ma formation à l’Institut Solaire de Julich en Allemagne (département de l’université de Aachen). Là-bas, j’ai réalisé une machine qui pour moi est le début de tout. J’ai innové un séchoir solaire thermique. Auparavant, j’avais réalisé une machine similaire à l’Université de Liège : un séchoir fonctionnant grâce à la technologie de la pompe à chaleur. Aujourd’hui je m’efforce de vulgariser cette technique industrielle pour le continent africain.

Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à investir dans l’énergie solaire en Afrique?

Tout d’abord, j’étais copropriétaire d’une société à Liège en Belgique ATS S.A. (All Thermique Solutions) que j’avais créée en compagnie de Laurent Minguet. Jeans Dumbruch nous a rejoint ensuite.  Cette société produisait des machines de séchage destinées à l’industrie agroalimentaire. Elle réalisait également l’installation de chauffe-eau solaires. Dans le cadre de cette société, j’ai été amené à voyager dans plusieurs pays d’Afrique et des Caraïbes pour faire la promotion des machines que nous construisions. L’objectif de ATS était de travailler dans les pays ACP.  Je me suis simplement  rendu compte à un moment donné qu’il était préférable de travailler sur place que d’être basé en Europe. J’ai alors quitté ATS pour créer ECOSUN SOLUTIONS au Sénégal. Le Sénégal car c’est un pays carrefour en Afrique qui permet de rayonner sur l’Afrique et dans le monde.

Pouvez-vous nous expliquer en quelque sorte en quoi cela consiste?

Travailler dans l’énergie solaire est très vaste et Ecosun y est très actif, l’éclairage solaire, le pompage solaire, le chauffe-eau solaire, la construction des pasteurisateurs et stérilisateur solaire, des fours solaires, le séchoir solaire. Nous agissons aussi dans les télécommunications avec l’énergie solaire et bien d’autres applications.

Guy_Tchuilieu_2Quels sont les avantages  de l’énergie solaire en Afrique?

Vous êtes au courant de la pénurie d’énergie que connaissent les pays africains aujourd’hui et plus généralement le monde entier. Ce manque entraîne dans plusieurs capitales africaines des coupures intempestives de courant et donc des manques à gagner énormes pour les sociétés et d’énormes désagréments pour les ménages. L’on a vu dans certains pays africains des  couveuses d’enfant privées d’énergie pendant une coupure et cela a eu des conséquences irréparables. Voilà quelques désagréments que subissent les populations actuellement et il y en a bien d’autres. Grâce au soleil, énergie naturelle et non polluante, on peut alimenter un hôpital, une maison, une école, chauffer de l’eau sanitaire d’un hôtel quel qu’en soit sa grandeur et de manière efficace et durable. L’énergie solaire est une partie de la solution des problèmes actuels en Afrique mais ce n’est pas toute la solution. Les industries ont besoin de grandes centrales.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez de temps en temps en Afrique dans le cadre de votre travail ?

Dans notre cas il y a deux difficultés principales : la main-d’œuvre qualifiée et les obstacles constatés au niveau des banques ; ces derniers engendrent une véritable catastrophe en Afrique. Les banques devraient constituer un leitmotiv dans l’évolution de toute initiative profitable au continent. On a parfois l’impression que c’est le contraire.  Cela rend les choses très difficiles. Certains Etats africains commencent à prendre conscience des enjeux et petit à petit encouragent énergiquement les initiatives telles celles relatives à l’énergie, mais pour le moment c’est très timide. Il y a encore beaucoup de chemin à faire.

Est-ce vrai qu’il faut avoir des connexions au niveau des instances dirigeantes des pays africains pour y investir ?

(Rires) Cela n’a pas été mon cas au Sénégal. J’ai été bien accueilli là-bas et je continue de travailler dans le calme.

Au Sénégal où vous êtes installés, on vous connaît à travers votre rigueur au travail. Quels conseils pouvez-vous donner à ceux qui veulent réussir comme entrepreneur en Afrique ?

La réponse sera classique mais c’est ce qu’il faut : il faut avoir un bon projet, faire une bonne étude de marché, trouver de bons collaborateurs et surtout avoir les moyens de vos ambitions. Comme je l’ai dit précédemment, les banques locales, n’aident pas beaucoup.

Avez-vous des projets en direction du Cameroun qui est votre pays natal ?
Bien sûr, vous en saurez plus bientôt, restons en contact.

A l’heure actuelle le Cameroun est confronté à une crise énergétique avec des coupures intempestives du courant électrique. L’on assiste parfois à des jours et semaines entières sans courant. L’énergie solaire peut-elle pallier à ces manquements?

Comme je le disais plus haut l’énergie solaire peut en grande partie résoudre les problèmes actuels mais,  elle ne fera pas tout, il faut de grandes centrales pour l’industrie. Même si on peut envisager des industries agroalimentaires alimentées fonctionnant à l’énergie solaire au nord du Cameroun, il faut penser à rentabiliser le potentiel énergétique naturel que nous possédons.

En tant que Camerounais, homme d’affaires résidant à l’étranger, on parle ces derniers temps au pays de la modification de la constitution du Cameroun pour permettre au Président de prolonger son mandat. Quel est votre avis ?

J’ai lu cela et à mon avis, ce n’est pas la bonne façon de procéder ainsi car cette initiative risquerait de rompre avec le climat d’apaisement qui a toujours régné au Cameroun. Je suis parfois inquiet. L’on a vu ce qui s’est récemment passé au Kenya avec la population qui est en désaccord avec l’Etat et les conséquences dramatiques qui ont résulté des manifestations. J’espère qu’on évitera cette situation catastrophique au Cameroun. Je suis tout de même inquiet.

Comment trouvez-vous la diaspora camerounaise du point de vue politique et économique ?

Pas assez solidaire, quand je vois en Afrique de l’ouest la puissance de la diaspora, son influence et l’importance économique qu’elle a, je pense que nous au Cameroun devrions suivre cet exemple et créer notre propre modèle de solidarité dans la diaspora. J’ai l’impression que pour le Camerounais de la diaspora, la solidarité s’arrête à papa et à maman. Une  fois que certains Camerounais de la diaspora ont atteint la stabilité administrative, le reste n’a plus d’importance. Une chose que je déplore aussi c’est le manque de connexion entre les étudiants camerounais au Cameroun et ceux de l’extérieur. Le paradoxe aussi est que la diaspora camerounaise est parmi les plus actives économiquement mais de façons individuelles. Nous unir serait une grande force pour le Cameroun et  l’Afrique

Comment faire pour vous contacter ?

Tchouanga Tchuilieu Guy, mon email : tchuilieu@ecosunsolutions.com

© Camer.be du 11 février 2008 : Interview réalisée par Hugues SEUMO

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Cameroun : Le téléphone bientôt moins cher.

Telephone_camerounL’annonce a été faite le 18 Février dernier par le Directeur de l’Agence de Régulation de la Téléphonie au Cameroun (ART), en prélude d’un séminaire sur la gestion des ressources humaines dans le secteur.

C’est en effet depuis le mois de janvier que le Directeur de l’ART est en pourparler avec les opérateurs du secteur. Objectif : réduire le coût d’appel aussi bien pour le téléphone fixe que pour le téléphone mobile. Il est question ici d’arrimer la nouvelle tarification téléphonique du Cameroun à celle en vigueur dans les pays de l’Afrique de l’Ouest. Au niveau des autorités locales en charge de la régulation de la téléphonie au Cameroun, on chuchote déjà  le mois de mai prochain. Probablement, le coût du téléphone qui reste encore à déterminer par la bipartite ART – Opérateurs Téléphoniques, va sensiblement baisser.

L’on comprend d’ailleurs mal pourquoi le téléphone coûte plus cher au Cameroun, alors qu’en Côte d’Ivoire ou au Sénégal, le coût d’appel est relativement bas. Et pourtant, dans le domaine de la téléphonie mobile, ce sont les mêmes opérateurs installés au Cameroun qui opèrent dans ces pays.

C’est dire que les contrats avaient été mal négociés au départ, et ce sont les opérateurs qui en ont tiré la part du lion, au détriment des consommateurs. Le gouvernement a compris trop tard et entend, par cette procédure, rectifier le tir. Mais ne dit-on pas que mieux vaut tard que jamais ?

Si les négociations aboutissent, ce sera au grand bonheur des consommateurs pour qui, téléphoner à l’international est plus aisé que téléphoner à l’intérieur du pays. 50Fcfa la minute à l’étranger contre 300Fcfa à l’intérieur. Un véritable faussé entre les deux pôles. En tout cas, ces opérateurs ont juste profité de la naïveté de nos dirigeants pour se faire du beurre sur le dos des Camerounais.

On est en voie de se demander si ces négociations initiées par l’ART tiendront la promesse des fleurs, surtout lorsqu’on sait que chacune des parties essayera toujours de tirer la couverture de son côté.

De toutes les façons, les Camerounais attendent beaucoup de cette rencontre bipartite. 50Fcfa la minute à l’intérieur du pays, voilà le tarif minimal attendu par les populations. Mais y parviendra-t-on ? Attendons voir.

© Camer.be : Albert NTIGWO
Paru le 21-02-2008

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30-12-07

Cameroun : Paul Gérémie BIKIDIK , « Des sanctions financières ou fiscales peuvent être envisagées pour chaque délestage

BIKIDIK_Paul_G_r_mieDirecteur de publication de Energie Infos, président du réseau associatif des consommateurs de l'énergie, Paul Gérémie BIKIDIK, souhaite que les délestages soient dorénavant pénalisés au Cameroun. Camer.be s’est rendu à la rue Gallieni à  Akwa – Douala au Cameroun au siège de son institution. Il ne mâche pas ses mots.

En tant que président du Réseau associatif des consommateurs de l’énergie au Cameroun. Quels sont   les objectifs poursuivis par votre collectif ?

L’idée du RACE vient d’un simple constat : Au Cameroun, en dépit de la loi et malgré l’extraordinaire potentiel hydroélectrique du pays – le 2ème en Afrique après la RDC – seulement 2 Camerounais sur 10 ont accès à une électricité de plus en plus chère. Par ailleurs, le Cameroun est le pays de la sous-région Afrique Centrale qui pratique les prix les plus élevés des produits dérivés des hydrocarbures, pourtant, depuis 30 ans, nous sommes un pays producteur de pétrole.Le RACE est donc une plate-forme de revendications et de propositions sur les questions liées à la gestion du patrimoine énergétique national et celle, en particulier de l’accès du plus grand nombre de Camerounais à toutes les formes d’énergies essentielles. Nous sommes une organisation à but non lucratif vouée à la défense et à la protection des intérêts économiques et sociaux des consommateurs de l’énergie.

Le 31 décembre dernier le président de la République avait pris fait et cause pour les associations de consommateurs et les millions de victimes de délestages sauvages au Cameroun. Comment avez vous analysé cette réaction ?

Le RACE publie un bulletin gratuit d’information et de liaison dénommé Energie Info. Dans dernier numéro consacré à la crise de l’énergie électrique, nous avons réussi à démontrer, par une analyse factuelle, qu’en matière d’électricité au Cameroun, si rien n’est fait dans les brefs délais, le pire est à venir. Cette édition d’Energie Info avait été publiée à plus de 30. 0000 exemplaires et envoyée par courrier à toutes les institutions en charge de la gestion de ce secteur névralgique de l’économie nationale, dont la Présidence de la République.
En dénonçant dans ce discours à la nation « les carences de l’électricité », le Chef de l’Etat a effectivement rejoint le camp des nombreuses victimes de délestages et semble avoir pris la mesure des enjeux socio-économiques majeurs existants autour de la problématique de l’accès à l’énergie électrique au Cameroun. Le RACE et d’autres organisations représentants les intérêts collectifs de consommateurs se réjouissent cette prise de position inédite de la plus haute autorité du pays. Nous espérons que Paul Biya ira encore plus loin que cette condamnation.

Nous vous avons vu très actif sur le terrain à travers des actions dénonciations de l'Aes Sonel suite à de multiples délestages dans nos villes. Quelle a été l'issue de votre engagement ?

L’objectif du RACE est de sensibiliser le maximum de Camerounais sur leurs droits et devoirs. La sympathie spontanée que nous rencontrons auprès des consommateurs, toutes catégories sociales confondues et le nombre exponentiel d’adhésions formelles que nous enregistrons témoignent à la fois du malaise croissant des usagers de l’électricité et de la popularité de notre combat. Avec la dernière sortie du Président de la République sur la crise énergétique, il est clair que notre appel à plus de patriotisme, adressé aux autorités a eu un écho favorable. Nous sommes persuadés de la justesse et de la légitimité de nos actions.

Ne pensez-vous pas qu'il est aussi nécessaire de discipliner AES-Sonel tout en pénalisant fortement les délestages ?

Les délestages sont en général la preuve visible de la défaillance d’un réseau électrique. Mais, selon nos sources, ces rationnements intempestifs sont depuis peu utilisés de façon insidieuse par AES-Sonel pour amener l’Etat à desserrer l’étau du cahier de charges du contrat de concession du service public de l’électricité. Par ailleurs et aussi paradoxalement que cela puisse paraître, c’est au moment où notre pays traverse la pire crise de l’énergie électrique de son histoire, que AES-Sonel enregistre des résultats comptables qui la situent parmi les 10 entreprises camerounaises les plus performantes. Pour mettre fin à  cette escroquerie, nous voulons effectivement que les délestages soient dorénavant pénalisés. Des sanctions financières ou fiscales peuvent être envisagées pour chaque délestage techniquement injustifié. Chaque commune camerounaise victime d’un délestage sauvage doit pouvoir obtenir réparation, en fonction de la durée du rationnement. Nous sommes persuadés qu’avec une telle mesure AES-Sonel fera un plus attention. Il est normal et juste que Jean-David Bile et ses amis Américains paient pour leur incompétence.

A ce jour en Afrique de l'Ouest, plusieurs pays de cette sous région pensent déjà à un processus de sauvegarde de leur patrimoine énergétique. Qu'est ce que cela vous inspire ?

En effet, l’Afrique de l’Ouest est un exemple d’efficacité de la coopération énergétique entre pays voisins. Malheureusement, malgré l’énorme potentiel hydroélectrique (52% du potentiel hydraulique du continent), l’Afrique centrale reste la partie du continent où les relations entre pays en matière d’énergie sont les moins développées. Le Pool énergétique de l’Afrique centrale (Peac), créé le 12 avril 2003, à l’initiative de 12 entreprises de la sous-région (dont AES-Sonel), n’est pas encore une réalité. Nous pensons que l’avenir énergétique de l’Afrique réside dans une approche supranationale et une harmonisation des politiques étatiques en matière d’énergie.

Quelle est la place d'un collectif d'association de consommateur comme le vôtre dans le phénomène de l'inflation galopante au sein de la société  camerounaise actuelle ?

Dans le secteur de l’énergie, comme dans d’autres secteurs de l’activité économique au Cameroun, les consommateurs sont les acteurs les moins bien protégés. Ils n’ont pas un statut juridique formel. Devant l’attitude des pouvoirs publics qui semblent peu insensibles à leur sort, les consommateurs n’ont pas d’autre choix que de se prendre en charge en ouvrant plusieurs « fronts » de lutte contre la vie chère. L’organisation, la mobilisation et la détermination des consommateurs sont les seules armes efficaces contre l’inflation galopante.

Pensez-vous que vos actions sont efficaces ?

Comme nous l’avons déjà dit plus haut, seuls l’intérêt du consommateur et la préservation du patrimoine énergétique national forgent notre conviction et guident nos actions. L’unique gage d’efficacité de nos actions est notre capacité à mobiliser et à organiser le maximum de Camerounais autour de nos idéaux. Nous sommes très optimistes pour l’avenir car nous avons le soutien de la majorité de nos compatriotes.

Un dernier mot ?

Pour le RACE, la réponse à la demande sans cesse croissante d'une électricité abordable et de qualité au Cameroun, passe par la suppression du monopole privé du service public de l'électricité. Plus précisément, pour éviter un chaos social et économique à notre pays, il est urgent d'annuler la concession accordée à l’opérateur privé AES-Sonel. Par ailleurs, le bien-être du consommateur et le développement économique du Cameroun passent, aujourd’hui plus qu’hier, par une gestion transparente et durable du patrimoine énergétique national. L’accès à l’énergie est un droit essentiel et inaliénable.

© Camer.be : Propos recueillis par Evelyn Nana et Hugues SEUMO

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26-12-07

Perspectives économiques: Que réserve l’année 2008 ?

onu_bm_fem200La Banque mondiale prévoit un ralentissement de la croissance mondiale pour 2008. L’organisation a présenté, jeudi 10 janvier 2008, son rapport annuel sur les perspectives économiques mondiales. En 2008, la croissance devrait s’établir à 3,3%.

Même constat pour l’ONU qui prévoit un taux de 3,4% pour 2008. Ces deux institutions, comme le Forum économique mondial, répertorient plusieurs risques majeurs pour 2008. Parmi eux, la menace d’effondrement du système financier, la crise de l’immobilier, la sécurité alimentaire et l’énergie.

Turbulences des marchés financiers, éclatement de la crise immobilière, affaiblissement du dollar, hausse des prix de l’énergie et des matières premières : l’économie mondiale a subi récemment plusieurs chocs. Conséquence, une croissance mondiale revue à la baisse.

Selon le rapport sur « les perspectives économiques mondiales 2008 » de la Banque mondiale, la croissance devrait s’établir à 3,3% en 2008, légèrement ralentie par rapport à son estimation de 3,6% pour 2007. « Globalement, la croissance des pays ne devrait que modérément se ralentir au cours des deux prochaines années. Une décélération beaucoup plus marquée de l’activité aux Etats-Unis constitue toutefois un risque réel qui pourrait assombrir les perspectives à moyen terme des pays en développement », estime Uri Dadush, directeur du groupe des perspectives économiques à la Banque mondiale. Les auteurs du rapport de la Banque mondiale posent comme hypothèse que les turbulences persisteront sur le marché du crédit jusque vers la fin 2008, mais que les grandes institutions financières continueront de pouvoir en supporter le coût.

Les experts de l’ONU et du Forum économique mondial sont plus pessimistes. Pour l’ONU, le risque de récession aux Etats-Unis menace les perspectives mondiales en 2008. Les risques majeurs proviennent des Etats-Unis où l’intensification de la crise immobilière et une baisse du dollar pourraient induire une récession mondiale », estime l'organisation. L’ONU prévoit une croissance de 3,4% pour 2008, contre 3,7% pour 2007. Pour les Etats-Unis, l’ONU prévoit une croissance de 2 % de l'économie américaine cette année, contre 2,2 % estimé pour 2007.

Le risque financier est le plus sévère

Le Forum économique mondial (WEF), organisateur du Forum de Davos en Suisse ne cache pas également pas sa préoccupation pour l’économie américaine et mondiale. Né de la crise du marché américain des crédits immobiliers à risque (subprimes), le risque financier est « le plus immédiat, et du point de vue économique, le plus sévère pour l’économie mondiale », souligne le rapport sur « les risques mondiaux 2008 » du WEF qui estime que le dollar n’est pas à l’abri d’une baisse supplémentaire.

Le Japon et l’Europe occidentale devraient assumer le rôle de locomotive tenu jusqu’à présent par les Etats-Unis. Les turbulences sur les places financières internationales auront probablement des effets limités sur la plupart des économies de la région Asie de l’Est et Pacifique. La croissance dans cette région du monde devrait s’établir à 9,7% en 2008 et à 11% en Chine. Quant aux grands pays émergents que sont la Chine et l’Inde, leur situation reste stable. Selon les experts de la Banque mondiale, la croissance en Chine devrait passer de 11% à 10% en 2008 et les économies en développement maintenir une croissance de 7,4%, pour la troisième année consécutive.

Une croissance de 6,2% pour l’Afrique en 2008

L’ ONU se dit également optimiste pour les pays émergents et les pays en développement dont la part du commerce international a beaucoup progressé, passant de 35% en 2000 à 40% en 2007. Le rapport onusien prévoit une croissance de 6,2% pour l'Afrique en 2008, tendance inverse de celle de l'économie mondiale. L'Afrique dans son ensemble a connu une croissance relativement stable depuis plusieurs années, avec un taux de +5,7% en 2006 et +5,8% en 2007. « La croissance forte et impressionnante en Afrique est due à une demande interne importante, aux productions minières et pétrolières en hausse et à la reprise économique dans un certain nombre de pays, notamment ceux qui étaient en situation de conflit », explique le rapport.

Les experts s’entendent sur deux risques particuliers : l’énergie et la sécurité alimentaire. Si l’économie mondiale a fait preuve d’une résistance remarquable aux hausses du prix du pétrole depuis 2004, « les limites de cette résistance sont plutôt proches », selon eux. Pour le Forum économique mondial, cette question doit être repensée en tenant compte des tensions géopolitiques en Irak et en Afghanistan et du réchauffement climatique. Les prix de nombreuses denrées alimentaires sont à leur plus haut, alors que les réserves sont au plus bas depuis 25 ans. Les prix du maïs et du blé ont doublé en 2007 et les biocarburants pourraient faire basculer le monde dans une période de prix plus élevés. « Cette évolution a profité à de nombreux exportateurs de produits de base, d’où la forte progression de la demande dans certains pays pauvres », explique la Banque mondiale.

Par Myriam Berber RFI

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