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12 janvier 2007

Immigration : Europe terre de rêve ou Europe forteresse ?

govus_passportPour avoir eu l’audace de croire qu’ils pourraient y vivre en paix et dans la dignité, chaque jour, des migrants venus d'Afrique meurent aux frontières de l'Europe suite au naufrage de leurs embarcations de fortune. Ils sont des milliers, qui ne caressent que l’envie de partir, de fuir aux risques et périls de leur vie. Décès des cortèges d’émigrés sur les larges des côtes de l’Espagne en provenance de l’Afrique, afflux des clandestins en Italie, arrestations des passeurs sur les autoroutes des côtes européennes, manifestations des sans papiers en Suisse, manifestation en France, en Belgique contre le rapatriement forcé des personnes en situation administratives irrégulières etc. C’est à peine si nous pouvons de nos jours parler d’événement tant ces faits sont devenus le quotidien récurrent de l’actualité européenne. Toutes les colonnes des journaux reviennent sur ce phénomène d’immigration au mois une fois par semaine et leur persistance mérite cependant que l’on s’y arrête. En dépit de toutes les mesures prises, en ordre dispersé par les différents gouvernements européens depuis bientôt un demi-siècle, le problème de l’immigration et la gestion du flux migratoire dans la plus part des Etats de l’Union Européenne n’a pas jusqu’ici trouvé une thérapie viable et satisfaisante. En juin 2002 à Séville en Espagne, ce constat a conduit l’Union Européenne à inscrire cette question dans son agenda. Ainsi, chaque gouvernement de l’union à chaque sommet des Chefs d’Etats s’efforcent de proposer des solutions liées à l’immigration sur une voie d’harmonisation des politiques et des réglementations nationales en matière de droit d’asile et d’immigration. Dans un rapport publié en 2000, l’ONU recommandait pour l’Union Européenne un apport de 12,7 millions d’immigrés par an. Soit quinze fois plus que le flux migratoire moyen au cours des années 90. La commission de Bruxelles avait estimé à l’époque que l’Europe est en déficit démographique et a donc besoin d’une politique d’accueil des migrants qualifiés. A ce jour, la plus part des Etats membres de l’Union sont surtout préoccupés par la lutte contre l’immigration clandestine et abordent le problème sous l’angle de la répression. Contrôle des frontières extérieures de l’Union, prise des empreintes digitales ou fichage des candidats immigrants, proposition des sanctions contre les pays de départ trop laxistes. L’harmonisation suggérée par certains Etats de l’UE, en été 2004 par le traité d’Amsterdam n’est que le reflet d’un durcissement des législations nationales. L’on se demande aujourd’hui si les Etats sont réellement en mesure de gérer les flux migratoires. Les durcissements des Etats de l’Union dans les procédures d’accueil ont généré une augmentation du nombre d’illégaux. Quelques fois, des personnes rapatriées reviennent dans les pays de rapatriement quelques mois plus tard et continuent à grossir le nombre d’illégaux. En Belgique par exemple, selon l’Observatoire International des Migrations, l’opération de régularisation entamée en 1999 a fait sortir de l’ombre plus de 50 000 personnes. En France, les demandeurs d’asile déboutés passés à la clandestinité ou ayant renoncé à se déclarer sachant l’extrême sévérité de la procédure sont de plus en plus nombreux. Sans envisager une ouverture totale de ses frontières afin d’éviter l’anarchie, il conviendrait sans doute que l’Europe aborde la problématique de l’immigration de façon à la fois réaliste et plus humaine. Le phénomène de l’immigration n’en finit pas de tarabuster l’Union européenne. On veut en finir et une bonne fois pour toute. Cependant, pour ce faire, on ne semble pas y trouver la politique adéquate. A présent, les deux positions adoptées par l’Afrique d’un côté et l’Union européenne de l’autre, sont comme deux pôles à jamais opposés. En effet, quand l’Afrique suggère des solutions plutôt économiques, susceptibles de l’évacuer des crises dont elle se débat; l’Europe, elle, propose des solutions purement sécuritaires. Mais, ne voilà-t-il pas qu’on propose la troisième voie. Celle-ci a été suggérée en octobre 2006 par le commissaire européen à la coopération et au développement, M. Louis Michel. Elle consiste en la création d’agences «de migration» dans les pays africains. Cette proposition, qui sera soumise aux débats par la commission européenne dans les jours à venir. Les Européens doivent également être conscients qu’ils sont eux-mêmes à l’origine du flux migratoire exponentiel dans leur continent. Il ne sert à rien d’apporter du soutien à des dictateurs du Sud par exemple. Dans la plus part des cas, les dictateurs du Sud, soutenus par les Etats Européens, règnent en véritable maître, pillent leur pays, appauvrissent leur peuple, « juvénophobisent » ceux qui représentent l’espoir de leur pays respectif et les plus démunis sont obligés de quitter soit par ce qu’ils ont faim ou encore pourchassés pour leurs idées et leur conviction politique. Il ne faut pas s’étonner, écrivait Royan Cool que les réfugiés du Sud perdent espoir et quittent leur pays à cause des multiples problèmes d’ordre politique, alimentaire et débarque en Europe pour la plus part et, les pays hôtes ne les encouragent pas à rester. Les migrants, aussi, ont le droit d’être traités dans le respect des conventions internationales : les droits de l'Homme ne se divisent pas, ils s’appliquent à tous. Prisma http://www.dailymotion.com/video/xfqcc_immigration-clandestine Mon œil ! ! !! !
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