Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Prisma Canal International
Publicité
Pages
Derniers commentaires
Archives
15 janvier 2007

Que sont devenus les pygmées Baka exposés dans un parc animalier en Belgique en été 2002 ?

Scientist_Nadine_Laporte_sits_with_Mbaka_Pygmy Du 2 juillet en fin août 2002, une exposition présentait la vie des Pygmées camerounais (les Baka) au domaine de Champalle, à Yvoir en Belgique. L'asbl `Oasis Nature´ à l'origine de l'initiative, y organisait des visites guidées dans la serre à papillons où un village Baka avait été reconstitué dans lequel on voyait danser et chanter les pygmées dans la cour. PRISMA jette un regard rétrospectif sur cette affaire qui a suscité tant de polémique aussi bien en Europe qu’en Afrique en été 2002.

Monsieur Louis Raets, administrateur de l’ONG « Oasis Nature » affirmait vouloir sensibiliser la population belge aux problèmes des Pygmées, `qui vivent aujourd'hui comme nous il y a deux mille ans´, en les faisant venir du Cameroun au nombre de huit, accompagné de leur porte-parole, afin de récolter en Belgique des fonds pour construire 14 points de captage d'eau, 4 dispensaires et 4 écoles au sud du Cameroun.

Choqués par l’exposition des pygmées dans un parc animalier, La Ligue Belgo-africaine pour le Rétablissement en Afrique des Libertés fondamentales ( Asbl LIBERAL) et le Mouvement des Nouveaux Migrants (MNM) avaient à l’époque protestés cette initiative qui posait, pour le moins, de nombreuses questions. La présence de Pygmées à Yvoir ne rappelai-t-elle pas l'Exposition tristement célèbre des Noirs au jardin zoologique de Paris au début du 19e siècle ou l'Exposition des Congolais à l'époque coloniale en Belgique? Voire celle des Massaïs du Kenya à Han-sur-Lesse ? Comment ces peuples étaient-ils vus par les touristes, et plus particulièrement par les enfants? Les Baka n’étaient t–ils -ils pas considérés comme des êtres étranges ou des objets de curiosité plutôt que comme des êtres humains?

Pour les deux associations, la réponse était claire : l'exposition de ces gens dans leur intimité était une prolongation dégradante des temps coloniaux et une atteinte aux droits de l'Homme. D'où un appel à une manifestation devant le domaine de Champalle à Yvoir, avait été organisée pour la circonstance.

Le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme en Belgique avait reçu à l’époque sept plaintes d'individuels et d'organisations. Tous choqués de la manière dont les Baka du Cameroun étaient exposés à la curiosité des touristes dans le domaine animalier de Champalle. Les différents recours à la voie pénale s’étaient heurté à des obstacles d'applicabilité. « Pour qu'il y ait traite des êtres humains, il faut prouver qu'il y avait eu soit manœuvres frauduleuses, soit menaces, soit violences » nous affirme un responsable du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme que nous avons rencontré le 24 septembre 2004 à Bruxelles. Jusqu'à preuve du contraire, les Baka étaient venus librement, volontairement et légalement en Belgique. Les arguments évoqués par les plaignants n’étaient pas suffisamment aiguisés en leur faveur. C’étaient donc sous la pression des ONG locales et internationales que les Baka étaient obligés de rentrer prématurément au Cameroun avant le fin de leur « exposition ».

Le Collectif pour la défense des intérêts Baka (association de fait) crée et regroupant une kyrielles d’associations et ONG a aussitôt disparu avec le départ des pygmées Baka en dépit de toutes les tentatives de recherche des solutions fiables à l’égard des pygmées.

Joint au téléphone ce matin (13/01/07), un des collaborateurs de l’asbl OASIS Nature qui a requis l’anonymat nous a confirmé qu’avec la collaboration de l’APAHC (Association pour la Promotion des Actions Humanitaires au Cameroun), qui oeuvre sur le terrain au Cameroun, l’association OASIS Nature a pu commencer les travaux : le premier village pilote pygmée, où les maisons sont en briques et les toits en tôle, est en construction, le creusement des puits et la préparation des terrains destinés aux dispensaires sont en cours, la fabrication des briques est entamée.

Roger Ze Owono, porte-parole des Baka au Cameroun joint au téléphone, affirme également sa satisfaction quant à l’évolution des travaux et déplore simplement le fait que le Collectif Baka jusqu’ici soit demeuré muet, en dépit de son activisme lors du séjour des Baka en Belgique en 2002. Il a promis nous faire parvenir quelques photos des travaux déjà réalisés sur place au Cameroun en faveur des pygmées par l’association Oasis Nature. L’ONG Oasis Nature à ce jour se dit prête à prouver que ses détracteurs n'avaient agi que par affairisme, en dépit de toute volonté d'aide aux peuples défavorisés. Monsieur NGAKAM Guy Simon, président de l’asbl LIBERAL Belgique que nous avons rencontré, entend lui aussi s’assurer que les travaux  sont effectivement en cours.
Affaire à suivre

Hugues SEUMO

Contact Oasis Nature. L. RAETS,
OASIS NATURE Asbl.
Tél./fax : 082/61.10.84

Publicité
Commentaires
M
Trop de bruits pour tien autour d'un noble projet. Tous ces bruiteurs ont disparu.... N'était-ce pas une façon de contribuer à discréditer le Cameroun ? L'article reconnait quand même que les travaux ont commencé chez les pygmées. Il faut que le fameux collectif baka puisse nous dire où ils en sont avec les leurs.
Répondre
P
Lors de la présence des baka en belgique, plusieurs associations se sont mobilisé pour s'insurger contre cela. Où sont-elles passées ? Un fameux Collectif crée et qui n'existe même plus. leur mail ne fonctionne plus. C'est le silence total. Faut -il creer un collectif pour défendre une cause et après disparaître alors que ces pygmées souffrent vraiment ? Au Congo, on les extermine, on lees chasse de foret, personne n'en parle. Chers Libral, chers Mouvement des nouveaux migrants, chers Collectif baka, le travail en direction des pygmées est énorme. Vous taire, c'est trahir toute une génération et l'histoire vous trahira.<br /> Aujourdh'ui, vous donnez raison à oasis nature d'avoir osé parler publiquement de ces pygmées. Que faites vous entre temps ? moi-même j'étais à Yvoir pour manifester mais, j'ai été surpris. ces pygmées dormaient dans une pièce pas très agréable mais acceptables. Ils n'étaient pas exposés. Voilà que vous vous êtes activé pour mettre fin à cela. Donnez leur ce qu'ils demandent alors. A Oasis nature, continuez dans vos travaux. Ne regardez plus ce que font ces agitateurs sans vergogne autour de votre projet.
Répondre
Prisma Canal International
Publicité
Prisma Canal International
Publicité
Newsletter
Visiteurs
Depuis la création 707 931
Publicité
Publicité