Une étude révèle que les relations sexuelles chez les mineurs sont en hausse au Kenya
Ce nouveau rapport sur l’exploitation sexuelle des fillettes intitulé "SexTrak" révèle également une hausse vertigineuse des lesbiennes au Kenya. Aussi, au moins 1.500 enfants s'engagent dans le commerce du sexe le long de la côte kenyane. Ce rapport estime entre 10.000 et 15.000 filles dans les zones côtières qui sont impliquées dans le tourisme du sexe.
Dans l'enquête d'Infotrak, parmi les personnes interviewées, 24 % admettent qu'elles n'utilisent pas de préservatifs pendant les rapports sexuels avec leurs clients.
L’enquête faite en novembre 2006 et commandée par une firme internationale spécialisée dans la santé reproductive, Oak Médical Services, révèle que près de la moitié des adolescentes qui tombent enceintes optaient pour l’avortement du fait de la stigmatisation sociale et d’un comportement moral relâché.
Soixante pour cent des personnes interrogées âgées de 18 à 25 ans affirment préférer les jouets pour le plaisir sexuel, qu’elles "trouvent plus satisfaisants que les relations sexuelles avec des partenaires sexuels normaux".
Toutefois, d’après les sondeurs, l’utilisation des contraceptifs (préservatifs et pilules) pour éviter la grossesse et les infections sexuellement transmissibles sont de l’ordre de 86 %.
Le rapport indique également que 88 % des filles qui rejettent l’homosexualité féminine le font en raison de leur foi (chrétienne et musulmane). Elles qualifient le lesbianisme d’immoral, de culturellement non africain, moins satisfaisant.
Une urgence de la mise en place par le gouvernement kenyan des instruments juridiques destinés à protéger les enfants devient ainsi nécessaire.
E.H.T , Nairobi
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