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1 mars 2007

Journée internationale de la femme. A quoi bon de fêter ?

Le 8 mars prochain,  les femmes vont célébrer  leur journée internationale. C’est une journée pendant laquelle elles entendent communier avec le reste de la communauté au travers d’une série de manifestations culturelles, sociales et sportives…

Cette année ce sera le vingtième anniversaire de cette journée internationale réservée aux « sexes faibles ». C’est une journée pendant laquelle elles entendent communier avec le reste de la communauté au travers des séries de manifestations culturelles, sociales et sportives afin  faire aboutir leurs revendications et améliorer leur situation.

Il s’agit pour elles de réaffirmer leur détermination à poursuivre l’œuvre de construction nationale et internationale pour leur épanouissement et leur place dans une communauté donnée, parce que l’avenir du monde reposera sur la contribution de la femme à son édification, aussi, nul n’a le droit d’être aux abonnés absents dans la nouvelle éthique morale et sociale. La femme bénéficie ainsi de ce droit fondamental dont chaque citoyen devrait pouvoir jouir pour être à même de jouer son rôle dans une entité sociale donnée.

Cette année, le cri d’alarme a été lancé par l’asbl  Le  Cri féministe  depuis Alma /Québec, au Canada où le 25 février dernier, un grand concert  de soutient à Ingrid Betancourt et au 3000 otages des Farc en Colombie.a été organisé à la Méaugon (prés de Saint Brieuc). 

Selon les statistiques 2006 de l’association Femina, dans le monde entier actuellement, seule neuf femmes élues occupent la fonction de chef de l’Etat ou de gouvernement. Trois d’entre elles l’ont été dans les pays d’Europe du Nord. Hormis TARJA HALONEN en Finlande. La Lettonie a pour Présidente depuis 1999 VAIRA Vike-freiberga. MARI McALESE a pour sa part été élue en 1997 à la tête de la république d’Irlande, succédant ainsi à Mary Robinson.

L’Asie a pour particularité de compter deux Présidentes qui sont veuves. Au Sri Lanka depuis 1994, CHANDRIKA Bandaranaike Kumaratunga (qui a nommée sa propre mère Premier Ministre). Au Bangladesh, Hasina WAJED qui a succédé à une autre femme en 1996. Le Panama en Amérique centrale a aussi élu une veuve MIREYA Moscoso en septembre 1999. Même chose pour la Guyane en Amérique du sud où Janet JAGAN, la veuve de CHEDDI Jagan a été portée en décembre 1997 à la tête de l’Etat. En Nouvelle Zélande, Helen CLARK a succédé en fin 1999 à Jenny SHIPLEY au poste de Premier Ministre.

L’Afrique  compte déjà une femme Chef de l’Etat, Ellen Johnson-Sirleaf du Libéria. Toujours en Afrique, plusieurs femmes occupent des hautes fonctions administratives au Rwanda, une première du genre.

En France cette année, Ségolène Royal portée par son investiture des primaires du Parti Socialiste, pourrait devenir la première femme président de la République Française. Un espoir pour  les femmes de la République Française ? Seul le verdict des urnes pourra nous dire si le rêve des femmes françaises se réalisera. L’Amérique du Nord   quant à elle demeure encore machiste.

Association_pour_la_promotion_des_femmes_CamerounAu Cameroun alors ?

Au Cameroun, on compte moins de 10 femmes à l’Assemblée Nationale et moins de 5 femmes dans le gouvernement. Preuve que la promotion de la femme est en panne dans cet Etat.

Selon les chiffres de l’Organisation des Nations Unies datant de l’an 2005, dans l’enseignement supérieur, le nombre de femme professeur se situait à 10% au Congo Kinshasa, 10% au Bénin, 11% au Niger, 9% au Cameroun. Le pourcentage des femmes ayant un poste de responsabilité dans l’administration en Afrique sud-saharienne s’élève rarement au dessus de 10% à l’exception du secteur des affaires sociales qui totalisait 12,5% de femme cadre.

Les femmes qui accèdent au pouvoir en Afrique  se voient fréquemment attribuer des fonctions concernant la condition féminine, la santé, la famille ou les affaires sociales. Le triste constat que nous faisons à la lumière de cette journée internationale de la femme réside dans le fait que la femme camerounaise est devenue celle qui passe la plupart de son temps à tout attendre de l’homme.

Au Cameroun dans leur subconscient, elles pensent toujours que ce ne sont que les hommes qui peuvent tout leur donner. La pauvreté qui minent les peuples africains a obligé certaine d’entre elles à exercer des activités occultes pour couvrir leurs besoins. Toujours au Cameroun, il y a boum de la prostitution dans nos grandes cités. « L’industrie du sexe » favorisée par de puissants réseaux de proxénétisme pèse lourd.

Derrière cette pseudo industrie, un sort d’esclave réapparaît chez elles car, elles sont souvent brutalisées et transformées en objets de consommation. Aujourd’hui nous retrouvons dans les quartiers des jeunes filles, petites filles, jeunes femmes déjà mère d’enfant alors qu’elles devraient encore s’amuser avec leur poupée. Résultat d’un contre coup d’une sexualité non maîtrisée.La femme surtout scolaire a embrassée la tricherie, le mercantilisme, la débauche et autre droit de cuissage pour les ériger comme valeurs. Ce système peut il préparer le citoyen à revendiquer, à défendre et à jouir pleinement de ses droits fondamentaux ?

Avec la mondialisation et les nouvelles technologies, la femme camerounaise passe tout son temps à chercher des époux dans les sites Internet de recherches matrimoniales. Tout se passe un peu comme si elles ont tout perdu avec leurs compatriotes masculins. Faites tout simplement un tour dans les cyber cafés de nos cités, vous serez surpris de constater que la majeure partie des occupants de machines ne sont que des demoiselles et des dames quelque fois mariées qui à longueurs des journées surfent non pour vérifier leur messagerie, mais plutôt pour s’égarer dans leurs fantasmes.

C’est une honte pour nos sœurs qui prétendent profiter de cette journée internationale pour se réclamer des droits qu’elles ne peuvent pas assumer : Paradoxe…

Dans un environnement de pauvreté, les jeunes filles et même les femmes âgées ont tendance à avoir des rapports avec plusieurs hommes pour gagner de l'argent ou alors à se lancer dans la prostitution.

La jeune femme contemporaine est fragile et cela l’expose dangereusement car , pour le Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) , 1,7 millions de jeunes femmes de la fourchette d'âge allant de 14 à 30 ans et 590.000 enfants sont porteurs du SIDA en Afrique noire. Cela veut dire que la femme est la plus exposée à l’infection à VIH/Sida. Un nombre élevé de jeunes filles subissent très souvent des violences sexuelles soit de la part des camarades de classe ou d'établissement (30%), soit par les enseignants (8%), soit par les répétiteurs (7%), soit par les personnes de leur famille... Celles-ci doivent savoir que les violences sexuelles sont à l'origine des besoins qui favorisent la pénétration du VIH.

Et les manifestations relatives à la journée internationale de la femme devraient faire allusion à ces manquements au lieu de plutôt se concentrer sur des rencontres inutiles regroupant « les femmes battues, femmes divorcées, femmes célibataires, femmes cocues.. » dans le but de faire prévaloir leur statut.

Cette année, la femme devrait prendre conscience de ses manquements à l’occasion de leur journée internationale, chercher les voies et moyens pouvant leur permettre de bâtir leur société, allier leur courage à la construction de l’édifice commun qu’est la famille pour ne pas dire son pays. S’il n’en n’est pas le cas, elles demeureront dans les mêmes maux qui les minent et rien ne sera fait par les différents gouvernements pour les aider même s’il faille regrouper toutes les ressources utiles à leur épanouissement. En attendant, bonne fête les femmes.

Hugues  SEUMO

© Prisma International

La Journée internationale de la femme  a été officialisée par les Nations unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes. C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de revendiquer l'égalité, et de faire un bilan sur la situation des femmes. 

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Commentaires
P
Je ne le savais pas !oh de toute façon cela ne changera rien (malheureusement), la majorité des femmes sont soumises, esclaves du sexe que l'on dit FORT ! No comment...<br /> Bon je manque énormément de temps je suis désolée de ne faire qu'un court passage, je reviendrai c'est promis! Je t'ai mis en lien sur mon 2 ème blog. Bonne continuation. Bisous
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