Manifestation générale du CODE du 20 juillet prochain devant les ambassades du Cameroun à l’étranger..
Les capitale occidentales et africaines vibreront le 20 juillet prochain, au rythme des manifestations contre les violations des droits humains et la confiscation des libertés démocratiques et politiques au Cameroun.
Déjà le 30 juin dernier à Bruxelles, le CODE donnait un ton retentissant lors d'une conférence publique au cours de laquelle les organisateurs en ont profité devant le parterre des invités venus des quatre coins de l'Europe et même du Cameroun pour annoncer officiellement après délibération que l’artiste musicien LONGUE LONGUE et l’homme politique MBOUA MASSOCK, lauréats du prix Félix Moumié 2007 recevront leur récompense à Genève au mois de novembre 2007
Dans une pétition initiée il y a de cela un peu plus de deux jours et disponible sur Internet, le CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora) souhaite une alternance pacifique au Cameroun et demande à Paul Biya de respecter la Constitution dont il est censé être le garant.
Toujours dans le cadre de la continuité de ses actions relatives à la grande campagne pour le changement au Cameroun, et en réaction aux nombreuses irrégularités observées lors des opérations préélectorales liées au double scrutin du 22 juillet prochain au Cameroun et qui enlèvent à ces scrutins toute crédibilité et transparence dont les résultats seront connus d’avance, le CODE compte organiser à Bruxelles, Paris, Londres, Düsseldorf ,Washington, ... le vendredi 20 juillet 2007, devant les ambassades respectives du Cameroun de 16H à 19 Heures une manifestation publique, non violente et pacifique de protestation contre les violations des droits humains et la confiscation des libertés démocratiques et politiques au Cameroun.
A Bruxelles, capitale des institutions Européenne, les lieux définis par les autorisations de manifestations obtenues par le CODE sont déjà connus. Il en est de même pour Londres et Düsseldorf. A Paris, au moment où nous allions sous presse, l'autorisation tarde à venir.
Mais en dépit de ce retard, certains membres du Code et amis du Cameroun ont décidé de manifester ce jour si l'administration française se décide de ne pas délivrer l'autorisation de manifestation. Pour mémoire, le 13 mars 2004, l’ambassadeur du Cameroun à Paris avait interdit le périmètre de l’ambassade de Paris, aux manifestants du CODE revendiquant des élections transparentes dans notre pays.
Ces réactions récurrentes des autorités consulaires camerounaises à l’égard des Camerounais de la Diaspora, ont également été observées en Allemagne, Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, laissant croire qu’un mot d’ordre a été donné par M. Biya lui-même pour ne pas entendre la voix des Camerounais de l’Etranger.
Au terme de cette manifestation générale du 20 juillet prochain, un mémorandum sera remis à chaque représentation diplomatique du Cameroun à l'étranger pour transmission aux autorités camerounaises compétentes, ceci dans le but selon les organisateurs à attirer l’attention de la communauté nationale et internationale sur les risques de guerre civile qui pourrait résulter de cette usurpation de la souveraineté populaire en préparation par le pouvoir en place au Cameroun.
Ce vent de la contestation qui s’annonce assez fort présage-t-il un orage à l’avenir ? Pour les dirigeants du CODE, le mot d’ordre lancé depuis décembre 2003 à Bruxelles est plus que jamais d’actualité : « Partir comme Diouf ou comme Mobutu,Biya doit choisir !».
Hugues SEUMO