Douala : Le vandalisme sur les poteaux électriques refait surface.
Il y a de cela quelques mois, les habitants du quartier Bilongué disaient du bien des routes réalisées par les Chinois. Ces routes bitumées étaient dotées des panneaux de signalisation, éclairées, tracées etc.
Cette œuvre des chinois n’a pas duré très longtemps, surtout au niveau de l’éclairage public. De jour en jour, on découvre des poteaux électriques saccagés par les vandales. L’obscurité revient à petit feu par endroit non pas du fait des délestages devenus la chanson de tous dans cette ville mais plutôt du fait des forgerons ou des vendeurs d’aciers.
Ceux-ci la nuit tombée, grimpent sur les poteaux, arrachent toutes les lampes et leurs câbles. Ces derniers sont revendus à des prix défiant toute concurrence aux forgerons du coin dit on là bas.
Les populations en sont malades car du coup, elles voient planer sur elles le spectre de l’insécurité. L’insécurité n'a certes pas pris congé. A bord des taxis, dans la rue ou dans les domiciles, les malfrats se redéploient parmi nous, dans un regain de malfaisance.
A Douala à Bonabéri, il n’y a presque plus d’éclairage public. A Deido, Bonadibong, Cité Cicam et plusieurs autres quartiers, l’éclairage public devant une concession témoigne de la qualité des habitants environnants. Les pauvres n’ont pas droit à l’éclairage public témoigne S. Sardou, commerçant de vivres frais au marché de Ndokoti.
Les seuls endroits protégés et surveillés par la police locale ne sont que des quartiers huppés tels Bonanjo, Bonamoussadi, Makepe.
L’éclairage public venant d’être rétabli tout le long des routes qui mènent à l’aéroport international de Douala. Des vigiles veillent sur les poteaux des routes de l’aéroport toutes les nuits. Ces derniers sont payés dit on par les sociétés Metch Elec et Elec plomb, les deux entreprises qui ont effectués les travaux. Pourvu que ça dure.
Ce qui est étonnant dans cette ville de Douala, c’est que tout le monde connaît où trouver dans les marchés les matériels électriques volés mais, personne n’ose inquiéter ces vendeurs.
Il y a de cela un peu plus de trois jours, nous avons assisté à une scène de vol sur un poteau électrique devant le commissariat du 7ième Arrondissement à Bépanda aux environs de 19h 30. Preuve que dans cette ville, les hommes en tenu ne font plus peur.
Il est encore temps pour la police locale de multiplier des patrouilles dans les quartiers afin d’assurer la protection des citoyens. La police ne devrait pas concentrer son activité uniquement autour des contrôles de véhicules. Elle devra s’assurer qu’elle est présente partout et quand il faut afin de protéger la population au lieu de la spolier.
N.S