Faut-il repenser la politique de l'immigration en Europe ?
Chaque jour nous sommes réveillés par l’annonce du décès des cortèges d’émigrés sur les larges des côtes de l’Espagne en provenance de l’Afrique, de l’afflux des clandestins en Italie, des vagues de rapatriements dans les aéroports Européens, des arrestations des passeurs sur les autoroutes des côtes européennes etc.
C’est à peine si nous pouvons de nos jours parler d’événements tant ces faits sont devenus le quotidien récurrent de l’actualité européenne.
Toutes les colonnes des journaux reviennent sur ce phénomène d’immigration au moins une fois par semaine et leur persistance mérite cependant que l’on s’y arrête.
En dépit de toutes les mesures prises, en ordres dispersés par les différents gouvernements européens depuis bientôt un demi-siècle, le problème de l’immigration et la gestion du flux migratoire dans la plus part des nations de l’Union Européenne n’a pas jusqu’ici trouvé une thérapie viable et satisfaisante.
Ces derniers temps, nous avons vu dans un pays de l'Europe centrale naître un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, ceci dans le but de pouvoir contrôler le flux migratoire dans ce pays et mieux contrôler les sans papiers.
Certains pays Européens ont même institués des passeports biométriques, des contrôles stricts et sévères à leurs frontières. Mais, ils ont toujours été surpris que le flux migratoire soit en hausse vertigineuse.
A ce jour, la plus part des Etats membres de l’Union sont surtout préoccupés par la lutte contre l’immigration clandestine et abordent le problème sous l’angle de la répression.
La problématique de l’immigration laisse les pays africains indifférents au point où les observateurs avertis pensent qu’il était temps que quelque chose soit fait pour pallier à ce phénomène qui est devenue indicible. Oui, nous disons qu’il était peut être temps.
Primo :
Sans envisager une ouverture totale de ses frontières afin d’éviter l’anarchie, il conviendrait sans doute que l’Europe aborde la problématique de l’immigration de façon à la fois réaliste et plus humaine.
Secundo :
Les Européens doivent également être conscients qu’ils sont eux-mêmes à l’origine du flux migratoire exponentiel dans leur continent. Il ne sert à rien d’apporter du soutien à des dictateurs du Sud par exemple.
Dans la plus part des cas, les dictateurs du Sud, soutenus par les Etats Européens, règnent en véritable maître, pillent leur pays, appauvrissent leur peuple, « juvénophobisent » ceux qui représentent l’espoir de leur pays respectif et les plus démunis sont obligés de subir ou de quitter soit par ce qu’ils ont faim ou encore pourchassés pour leurs idées et leurs convictions politiques.
Tercio:
Le migrant n’a plus peur de la mort car, pour lui, l’essentiel c’est de partir, de fuir cette misère, cette souffrance dans laquelle il se trouve.
Nous sommes certains que si les Etats Européens cessent d’apporteur leur soutien à ces dictateurs du Sud, une fois peut être, les résultats positifs ne tarderont pas à venir. Nous sommes également convaincus que plus les peuples du Sud seront exterminés, plus ils quitteront leur pays et n’oublions pas que celui qui voudrait aller loin devra ménager sa monture.
Hugues SEUMO