Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Prisma Canal International
Publicité
Pages
Derniers commentaires
Archives
11 septembre 2007

Douala : La dégradation de la route reliant le rond point Deido à Bodjongo reste une situation préoccupante

routes_doualaAvec la saison des pluies, l’état dégradant de plusieurs tronçons routiers desservant les différentes communes de la ville de Douala reste une situation préoccupante. C’est notamment le cas du tronçon reliant le rond point de Deido à Bodjongo, Bonabéri, l’un des principaux axes routiers les plus fréquentés car reliant la province du littoral au sud ouest et à l'Ouest du Cameroun.

En raison de son importance socio-économique, cette artère devait être asphaltée. Cependant, chaque jour qui passe, son état ne fait que se détériorer. Une situation qui inquiète de plus en plus les habitants de cette partie de la capitale économique du Cameroun qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Des trous béants, des têtes d’érosion, des bosselures, des ornières transformées en lacs artificiels, … telle est l’image désolante qu’offre actuellement l'ancienne route à Bonabéri.

La situation de l’ancienne route de Bonabéri ne date pas d’aujourd’hui. Cependant, elle est loin de trouver une solution adéquate. Depuis plus de 7 ans déjà, la population demande aux autorités politico-administratives d’asphalter cette route en raison de son importance économique et sociale. Malheureusement, cet appel ne retient pas leur attention, confie Eben Mathias, conducteur de moto taxi, habitant le quartier Bonabéri du côté de Mont Paragon.

En 2001, les travaux de réhabilitation de cette route avaient été  confiés à une entreprise locale qui n’a pas reçu par la suite le financement requis. Et à ce jour, le projet est rangé dans les calendes grecques. Lors de la campagne électorale pour les municipales et les législatives du 22 juillet dernier, à l’initiative d’un candidat, on avait procédé à quelques endroits au remblayage avec de la pouzzolane.

Malheureusement, deux mois après, cette pouzzolane a été emportée par les eaux de pluies. Comme les véhicules ne parviennent plus à emprunter cette route, une partie de la population la plus nantie financièrement dit on là bas utilisent leurs véhicules 4X4 sans gêne et la classe moyenne emprunte les motos pour joindre la nouvelle route afin d'avoir la chance d'emprunter un taxi pour le Rond point Deido.

Les pauvres quant à eux doivent parcourir chaque jour à pied un trajet de plus de 4 km pour prendre le transport en commun. Même cette nouvelle route, parallèle à l'ancienne, commence elle aussi à donner du fil à retordre aux habitants et automobilistes. Elle se dégrade par endroits, des creux assez profonds commencent à trouver leur lit au niveau de Grand Hangar.

La dégradation de cette route constitue une entrave au petit commerce des personnes qui y ont installé, de part et d’autre, boutiques, maisons de vivres frais, salons de coiffure, ateliers de coupe et couture, de réparation des appareils électroménagers, etc.

A la place des solutions alternatives, il est plus que temps de penser aux solutions durables car Le mauvais état des routes du quartier est à l'origine de nombreux bouchons et accidents. La reconstruction totale de cette route tout comme les autres du Cameroun devient de plus en nécessaire.

Pour les habitants de Bonabéri, arriver au Rond point Deido est un parcours du combattant. Vivement que les projets de réhabilitation des routes promis ici lors des campagnes électorales par les élus locaux soient assez vite mis en œuvre. Mais jusqu'à quand ? Quand on sait que ces derniers n'y vont à l'assemblée nationale ou sont à la tête des différentes mairies que pour leurs projets personnels.

Evelyn Nana

Publicité
Commentaires
E
L'état des routes à Douala revêt une dimension politique qui date des années 90. Car pour celui qui a vécu à Douala sous l'ère Ahidjo, la ville de Douala avait le meilleur réseau routier du Cameroun. Lorsque j'entends certains pseudo techniciens arguer du fait que la dégradation rapide de l'état des routes à douala est liée au climat de douala, je crie non seulement à l'incompétence de ces pseudos techniciens , mais surtour à l'escroquerie intellectuelle. Car tout le monde sait que le pouvoir en place et surtout les caciques du pouvoirs betis nourrissent un complexe indéfectible à l'égard de la ville de Douala. L'état des routes à Douala relève tout simplement d'une volonté manifeste de blocage de crédits alloués à la réfection des routes de Douala.
Répondre
Prisma Canal International
Publicité
Prisma Canal International
Publicité
Newsletter
Visiteurs
Depuis la création 707 920
Publicité
Publicité