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25 octobre 2007

Cameroun : Bertin Tomou : ‘’J’ai signé mon contrat dans un parking’’

Toumou_BertinAvec 8 réalisations, il est le meilleur buteur de la ligue Jupiler, la D1 belge. Trois clubs lui courent après depuis peu: Auxerre en France, Utrecht en Hollande et Hanovre en Allemagne. Demain, l’attaquant camerounais quitte Mouscron pour une autre aventure le 15 novembre. Tomou a été appelé chez les lions indomptables pour un stage de cinq jours au pays du sélectionneur national Otto Pfister. Avant de quitter le royaume, le hurlu revient ici sur les péripéties de son arrivée en Belgique, un été 2006.

Bertin selon une certaine presse, à Brest (D2 France), vous étiez un simple aspirant donc le salaire était payé par une association qui aide les joueurs à trouver un club comme il se dit dans la presse. Info ou intox ?

La presse est libre de dire ce qu’elle pense. Vous au moins, vous venez aux faits et je vous les rends. A Brest, j’avais un contrat pro de six mois avec une option qui prévoyait que j’avais le droit de prolonger pour une saison. La clause contractuelle stipulait en outre que mon départ était acquis à tout moment et très librement. J’ai donc décidé seul au bout des six mois. Je suis parti librement suite à une offre plus intéressante : voilà la vérité !

C’est Mouscron qui vient vous chercher en France donc ?

Oui, c’est précisément Mouscron qui vient me chercher à Brest en été 2006. J’étais libre de partir ou pas. Il n’y avait pas d’indemnité ou de contre partie à verser au club français.

Certains prétendent aujourd’hui que l’Excel était pourtant réticent. Il trouvait que votre recrutement était un risque.

Quand j’entends une telle histoire, ça me fait rigoler. Mouscron s’est vraiment mis à quatre pattes pour m’avoir parce que je crois que je correspondais au profil recherché. Je ne me jette pas les fleurs, je ne fais aucune pression sur l’image du club mais je crois que je suis le style de joueur que recherche les clubs belges. On a signé un contrat à moins de deux semaines du début du championnat 2006 - 2007 dans un parking. Le président (Edward Van Daele ex-président de Mouscron ndlr) était en vacances et il a fallu lui envoyer des fax pour signature. C’est comme cela que j’ai été qualifié pour le début du championnat. Tout ceci me faire croire que j’étais l’homme qu’il fallait au club.

Sur le plan technique vous n’avez pas été bien ménagé. Le changement des entraîneurs a été facile à gérer?

Changer d’entraîneur plusieurs fois, cela m’a aussi affecté et c’est normal. Ce n’est pas un alibi mais c’est comme ça.

Vous vous retrouvez dans le système Marc Brys aujourd’hui?

Oui, Marc Brys a su comment m’utiliser malgré que Gil Vandenbrouck savait de quoi j’étais capable. Maintenant, les gens ne savent toujours que l’année dernière j’ai beaucoup travaillé pour Custovic qui a marqué 18 buts. J’étais à l’origine des 2/3 de ses goals. Certains voulaient que je sois au devant de la scène. C’est désormais le cas dans le système Marc Brys. La saison dernière m’a servi de leçon, j’ai appris. Les résultats sont là.

Vous êtes très collectif Bertin. Custovic l’a dit il y a peu

C’est l’une de mes très grandes forces. Le collectif est très important pour moi. C’est ça qui permet à l’Excel d’être au devant de la scène. Je ne suis plus le joueur de la jeunesse. J’ai acquis une certaine maturité.

Combien de but comptez-vous marquer cette saison ?

Je ne me prononce pas sur ce sujet. Le chemin est long et c’est la performance du club qui compte.

Vous voulez battre votre record camerounais qui est de 14 buts ou celui de la chine c’est à dire 17 réalisations en une saison?

Ce n’est pas un objectif prioritaire mais battre celui de la chine serait bien (rire).

Mouscron Champion ?

C’est très tôt. Je ne pense pas encore au titre. Je peux vous affirmer que je pense à une place européenne.

Parlant du Cameroun, vous vous souvenez de votre première sélection en équipe nationale il y a déjà 10 ans ?

Je me souviens très bien des éliminatoires du mondial 1998. J’étais encore au PWD de Bamenda où grâce à mes 14 buts à 6 journées de la fin, j’étais le meilleur buteur du championnat. J’avais été présélectionné. Puis, j’ai quitté le pays. Hélas, que dire ? C’est mon pays. Je comprends que j’ai été peut être très loin par rapport à certains qui ont intégré cette sélection. Bon, je tourne la page. Je retoque à la porte. Je suis présent, Je vis. Bertin a beaucoup travaillé et aujourd’hui, il a besoin d’être récompensé.

Votre succès actuel au club à un revers dans la mesure où les dirigeants de Mouscron disent ne pas avoir l’intention de se séparer de Bertin Tomou en janvier 2008 pour raison de coupe d’Afrique. Comment gériez vous cette situation au cas où ?

Je laisse le club s’affoler. C’est tout à fait normal qu’il ait besoin de moi. Le club voit un peu trop mon absence éventuelle.

Ce n’est pas contradictoire avec votre ambition personnelle qui est celle de représenter votre pays?

Le Cameroun c’est mon pays. Je ne vais pas commettre la bêtise de refuser l’appel de la patrie. Je vais servir mon pays s’il fait appel à moi. Je demande aux dirigeants de rester calmes puisque le moment n’est pas encore arrivé. Si c’est le cas demain, je serai vraiment désolé de leurs dire que je serais absent le temps de rendre service à ma patrie.

©camer-sport.be : Hermann Oswald G’nowa et JP Bouneck à Mouscron

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