VIH Sida : Le nombre de nouvelles infections du sida dans le monde en diminution
Selon le rapport annuel du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (Onusida) à paraître ce mercredi l’organisme, a révisé ses statistiques, et estime qu’en 2007, on a enregistré 32,7 millions de personnes vivant avec le virus. Le précédent rapport annuel ayant avancé le chiffre de 39,5 millions.
En Asie, ils sont aujourd'hui 4,9 millions à vivre avec le virus, dont 440.000 nouveaux infectés en un an.
En termes relatifs, les Caraïbes sont la deuxième région du monde affectée par la maladie avec environ 1% des adultes porteurs du virus (230.000 personnes vivant avec le virus, 11.000 décès et 17.000 nouvelles infections en 2007).
L'Afrique subsaharienne caracole en tête des continents les plus touchés avec les deux tiers des nouveaux infectés, même si ceux-ci ont baissé à 1,7 million cette année. La région paie le plus lourd tribut à la maladie avec les trois-quarts des décès dus au sida enregistrés dans le monde. Environ 22,5 millions de personnes vivent en Afrique avec le virus du sida, soit 68% de la population mondiale affectée.
D´après ces données de l'Onusida, le programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida, 1.7 millions de jeunes de 15 à 24 ans et 590.000 enfants de moins de 15 ans sont infectés par le virus du Sida en Afrique au sud du Sahara.
Au Cameroun, le Comité National de Lutte contre le Sida estime que 1 jeune sur 16, âgé de 15 à 24 ans est infecté. Cela veut dire que dans une classe de 70 élèves par exemple, on pourrait déceler 08 élèves séropositifs. Juste de quoi être inquiet.
Le taux de prévalence est de 7,7%. Conséquence : les décès et les cas de maladie freinent de façon remarquable toutes les initiatives de développement et réduisent de plus en plus l’espérance de vie.
Le point sur l´épidémie du sida en 2007 mentionne une baisse mais non négligeable au niveau du nombre de personnes contaminées dans le monde. De 39,5 millions en 2006, cette année l’Onusida a pu déceler 32,7 millions de personnes vivant avec le virus.
Pour l’Onusida, les efforts de prévention menés par les partenaires de la lutte contre le sida au cours des dernières années ont certainement joué un rôle incontestable dans la réduction du nombre de nouvelles infections. Elle encourage un changement de comportement, avec l’adoption de pratiques sexuelles à moindre risque –notamment une hausse de l’utilisation du préservatif et de l’âge du premier rapport sexuel, et une diminution du nombre de partenaires.
Ces dernières tendances sont constatées dans plusieurs pays d’Afrique, indiquant que les programmes de prévention de l’infection semblent avoir atteint une partie de leur public, s’est réjoui l’organisme onusien.
« De manière indiscutable, nous commençons à avoir un retour sur investissement », a dit Peter Piot, directeur exécutif de l’Onusida, dans un communiqué. « Mais avec chaque jour 6 800 nouvelles infections et plus de 5 700 décès à cause du sida, nous devons accentuer nos efforts afin de réduire l’impact du sida dans le monde de manière significative ».
Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, le plus gros organisme de financement de la lutte contre les trois épidémies et l’un des principaux pourvoyeurs de fonds pour les programmes de traitement et de prévention du VIH/SIDA en Afrique, a également salué la publication de ces statistiques, considérées comme plus fiables que les précédentes.
« Plus les statistiques sont fiables, mieux nous pouvons combattre l’épidémie », a dit le professeur Michel Kazatchkine, le directeur exécutif du Fonds mondial, dans un communiqué. « Il est frappant de constater que les nouvelles statistiques ne montrent pas seulement qu’un nombre moindre de personnes a été infectée par le VIH qu’on ne le pensait précédemment, mais aussi que la propagation de l’épidémie ralentit dans de nombreuses régions ».
© Camer.be : Hugues SEUMO