Cameroun: Fini les débats sur des chaînes privées pour les journalistes du public!
ça brûle, il ya du feu quelque part.Fini la pige, fini le bénévolat, fini les invitations. Ces mots ont été prononcés ce jour dans la chronique hebdomadaire d'un confrère d'une radio privée de Douala. Les journalistes des médias publics tels la CRTV, Cameroon Tribune et..... ceux de l'Action, la revue du RDPC, qui "pointaient" leurs heures supplémentaires à travers des émissions participatives sur les ondes des télévisions et radios privées, devront désormais y renoncer.
Avec l'actualité brulante de l'heure au Cameroun, les autorités de Yaoundé ont jugé bon de sanctionner de façon interne tout journaliste des médias de l'Etat qui doit s'aventurer dans un débat ayant trait à la révision constitutionnelle ou tout commentaire relatif aux multiples marches de protestations qui donnent déjà du ton dans le pays de Paul Biya.
Selon Joly Koum de Canal 2 International qui rapporte l'information, certains de ses confrères lui ont confié leur tristesse devant cette décision. "Pour ne pas perdre mon gagne-pain, je suis contraint de m'y plier". Une commission secrète d'audit des radios et télévisions privées a été mise sur pied selon une source toujours bien renseignée du ministère de la communication au Cameroun.
Il ne reste plus qu'à bloquer les sites internet qui vont continuer à distiller sur la toile des émissions hostiles au pouvoir en place en toute quiétude.
Au niveau des médias privés, certaines langues suggèrent déjà de rendre la monnaie en refusant eux-aussi à participer à tout débat organisé par les médias à la solde du pouvoir en place. Le temps d'isoler la Pravda Camerounaise que nous connaissons tous et qui a pris du temps pour se mettre en place. A bon chat, bon rat.
King Tolly