Elie Kadji Toukam (Cameroun) : « Répondre de façon scientifique à une crise entre l’UE et les pays ACP»
Un colloque sur la problématique des APE sera organisé conjointement par la Coordination Générale des Etudiants Etrangers (CGEE) de l’UCL et le CODE le 15 mai prochain à Louvain- la Neuve- Université. Elie Kadji Toukam Tchuessa est la cheville ouvrière de cette activité économique de la diaspora africaine en Belgique. Il explique le contexte et le programme au micro de camer.be.
Elie Kadji Toukam Tchuessa, vous comptez organiser le 15 mai prochain en Belgique un colloque sur la problématique des APE à Louvain-la- Neuve. Avez vous à l'issu de ce colloque des recommandations particulières ?
Je dois d’abord vous dire que si j’ai pris l’initiative avec Thierry AMOUGOU qui dans ce domaine d’organiser ce colloque, c’est pour répondre de façon scientifique à un problème (une crise entre l’UE et les pays ACP). Ayant constaté que d’un côté il y avait ceux qui montrent les avantages de ces accords et d’autres les contraires, je me suis dit que pour éclairer l’opinion sur la question, c’est simplement d’inviter les chercheurs autour d’une table pour en discuter. Ainsi à la sortie de ce colloque, nous allons publier les actes du colloque avec toutes les recommandations. Et je crois que les décideurs pourraient en tirer bénéfices sur certains éclairages issus de la discussion.
Pouvez-vous nous dire un petit mot sur les différents intervenants à ce colloque ? Le public attendu ?
Nous avons comme intervenants, des chercheurs doctorants et professeur d’université. Quant au public attendu, ce sont des hommes politiques belges et africains, des représentants de l’UE et l’UA, des membres de la société civile, des hommes d’affaires, des étudiants et élèves du secondaire etc.…
Un dernier mot ?
Tout d’abord vous remercier pour tout le travail que vous faites au sein de la diaspora en nous éclairant sur ce qui se passe au pays et ceux du pays sur ce qui se passe ici. Par là vous essayez de montrer à nos compatriotes et confrères que la diaspora travaille aussi pour leur bien-être et faire taire ceux qui croient que nous bavardons seulement sans poser des actes concrets. Je peux ici vous rassurer que la diaspora est très soucieuse de leur pays d’origine car nos familles y sont et n’est bien que quand tes frères et sœurs sont bien aussi. Merci pour l’opportunité que vous m’aviez donné et je vous souhaite bonne continuation dans votre travail.
© Camer.be : Propos recueillis par Hugues SEUMO