Belgique : Une association de droit belge demande à la justice camerounaise de sanctionner Samuel Eto’o
Votre rédaction a reçu ce jour par courrier électronique, un communiqué rédigé par le Cercle Belgo Africain pour la Promotion Humaine. Communiqué qui condamne les actes de violences perpétrés par le goléador Samuel Eto’o et consorts sur les journalistes Camerounais lors d’une conférence de presse avortée à Yaoundé le 30 mai dernier. L’intégralité du texte.
Des informations concordantes, confirmées par des sources officielles à Yaoundé au Cameroun, font état de la conférence de presse que devait tenir, le vendredi 31 mai 2008 à Yaoundé, la capitale camerounaise, le staff de l’équipe nationale de football du Cameroun. Conférence au cours de laquelle tout a tourné à la bagarre entre Samuel Eto’o Fils et Philippe Bonney, journaliste à la radio privée Tiéméni Siantou (RTS), sans oublier la confiscation des cameras et téléphones portables des journalistes présents à cette dernière
Les faits :
Ce vendredi 31 mai à Yaoundé, un journaliste membre d’une association locale de journalistes a vivement protesté contre l’embrigadement des « Lions indomptables », en stage depuis plus d’une semaine à Yaoundé en prélude au match contre le Cap-Vert, comptant pour la première journée du groupe 1 des éliminatoires combinées de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) et de la Coupe du monde 2010.
Etalant le mécontentement des hommes de médias, qui n’ont pas été autorisés à approcher les joueurs entourés d’un cordon sécuritaire des plus drastiques, ils décrètent le boycott de la conférence de presse.
C’est dans cette atmosphère de malaise que Samuel Eto’o Fils a eu un échange verbal assez violent avec le journaliste Philippe Bonney à qui il assène un coup de tête au visage.
Sur le plan juridique
L’asbl CEBAPH ( Cercle Belgo Africain pour la Promotion Humaine) tient à souligner que le football est un sport, une activité sociale qui appelle les bonnes mœurs, la morale et qui est régis par des lois et règlements.
De nos jours, quelque sois son rang social, son activité, sa race, son âge, il y a des comportements sociaux qu’on ne peut pas tolérer. Ceci n’exclu pas le fait de respecter le droit d’autrui.
La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est formelle là dessus en son article 5 qui stipule bien que « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».
Le Cameroun est membre entier des Nations Unies et sur place au Cameroun la loi pénale ne dit pas le contraire par rapport à la vie et la dignité de ses citoyens. La loi pénale camerounaise assimile les coups et blessures à des présomptions d’assassinats car, quand on assène un coup de poing à un individu on viole les principes des droits humains.
Au regard de l’incapacité de Philippe Bonney, privation temporaire des membres etc.. La loi camerounaise parle d’une peine allant de six mois à cinq ans d’emprisonnement ferme en marge des dommages et intérêts.
La loi pénale s’appliquant sur le territoire camerounais dès lors que l’infraction a eu lieu sur le territoire national oblige les autorités camerounaises d’ouvrir une enquête judiciaire pour qualifier cette infraction.
L’asbl CEBAPH demande à la justice camerounaise de sanctionner conformément à la loi toutes les personnes impliquées dans cet abus.
De déterminer l’échelle des responsabilités sur ce drame
De dédommager tous les journalistes présents à cette conférence de presse pour le préjudice subi.
L’asbl CEBAPH souhaite enfin un prompt rétablissement à Monsieur Philippe Bonney et aux autres journalistes violentés.
Fait à Bruxelles le 31 mai 2008.
La Cellule de Communication de l’asbl CEBAPH
Professeur Mambo Léo Fidèle
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