Une camerounaise impliquée dans un vaste réseau de trafic de cocaïne en Suisse
Plus d’une trentaine de personnes arrêtées, 21 kilos de drogue saisis et un montant du trafic estimé à des milliers d’Euros. Une Camerounaise et un Togolais impliqués dans le trafic, le réseau avait de multiples ramifications internationales.
Selon la dépêche du quotidien 24 heures, « Une belle prise pour le juge d'instruction vaudois Jean-Luc Reymond. Le réseau de trafiquants, principalement ressortissants d'Afrique de l'Ouest, démantelé par la police cantonale est de taille. Après une enquête de dix mois, près de trente personnes ont été arrêtées, y compris le chef présumé du réseau. L'enquête a également mené à la saisie de 21 kilos de cocaïne et 780 000 francs en coupures courantes.
La brigade des stupéfiants a démontré un trafic supplémentaire portant sur 6 kilos de cocaïne et 550 000 francs, qui ont pu être transférés au Togo. Comme le souligne la police cantonale vaudoise, cette opération n'aurait pas été possible sans une collaboration avec les polices genevoise et bernoise, ainsi que l'administration fédérale des douanes. »
Selon la même source, les investigations ont en effet été menées dans toute la Suisse, en France, en Allemagne, en Belgique et en Autriche.
Tout commence en juillet 2007, quand une Camerounaise de 34 ans récupérait une valise dont le double fond contenait 10,3 kilos de poudre blanche. Ses bagages passés à l’époque aux rayons X signalaient selon la police des traces soupçonneuses. La filature a permis l'arrestation d'un des destinataires de la cocaïne: un Nigérian de 23 ans appréhendé le jour même à Vevey.
Selon la police du Canton de Vau, la tête de ce réseau est tombée à la fin novembre dernier. Patron présumé de l'organisation en Europe, un Togolais âgé de 36 ans résidant en Belgique avait été arrêté à Bienne, en possession de 147 500 francs Suisse. Il venait d'expédier près d'un demi-million dans son pays.
Ainsi, c'est tout un réseau de transporteurs, de «mules», qui a été démantelé. «On est à un autre niveau que les petits revendeurs de rue qui, là, sont souvent des requérants», souligne le porte-parole de la police Genevoise. Il ajoute que le réseau réalisait des profits hors normes: un kilo de coke acheté 20 000 francs en Afrique (ou elle arrive d'Amérique du Sud) était revendu 48 000 francs en Suisse. Sans parler du prix au gramme, qui se négocie à 120 francs environ.
Au niveau de Genève, une autre source d’origine camerounaise qui a requis l’anonymat, joint au téléphone par la rédaction de camer.be affirme que de plus en plus de Genevois s'en plaignent. Le trafic de drogue dans les rues de Genève empoisonne la vie des habitants des Pâquis, des Eaux-Vives, comme des riverains du centre culturel alternatif de l'Usine. Les commerces tenus par les camerounais tels les Call Shop, discothèques sont devenus la plaque tournante du trafic de Cocaïne.
Selon la police Genevoise, Monsieur Moutinot, inspecteur de police à Berne a affirmé dans le Journal Matinal dans sa livraison de ce matin que les enquêtes sont en cours et que tous les réseaux seront démantelés. Contacté ce jour, les responsables de la police des frontières à l’aéroport de Genève n'ont pas souhaité s'exprimer sur le sujet. A ce jour, toutes les personnes impliquées dans le réseau de trafic de cocaïne et autre stupéfiants sont incarcérées dans les maisons d’arrêts de plusieurs cantons en Suisse. Nous y reviendrons.
© Camer.be : Hugues Seumo