Cameroun : Dr François Manga-Akoa "Redonner aux Camerounais leur fierté d’antan "
Dr François Manga-Akoa, Camerounais, a été étudiant Jésuite, puis boursier Unesco, une institution où il a exercé pendant deux ans comme consultant. Il a ensuite occupé le poste de chargé d’études à l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale ( I.H.E.D.N ) à Paris. Depuis plusieurs années, il est Directeur Afrique de l’Harmattan, maison d’édition française. De Paris où il réside, Dr Manga- Akoa n’hésite pas à réfléchir sur l’avenir du Cameroun. Il consacre son temps libre à la lutte politique au sein du Rassemblement Démocratique pour la Modernité du Cameroun ( RDMC ). Camer.be a voulu en savoir plus sur leur projet. Interview exclusive.
Docteur Manga-Akoa , avec le nom que vous portez, est ce facile de se retrouver aujourd’hui dans l’opposition ?
Dans une véritable démocratie, l’opposition a un statut juridique et politique reconnu en tant qu’acteur et force de proposition pour préparer et assurer l’alternance politique sur la base d’un projet de société solide, cohérent et crédible. Aujourd’hui, le Conseil des Forces pour la Modernité du Cameroun présidé par Mr Pierre MILA ASSOUTE est porteur d’un projet politique ambitieux et cohérent pour remettre le Cameroun sur les rails de la modernité. Son objectif est de refonder un Etat de droit, une économie dynamique, une société plus solidaire et responsable et redonner aux Camerounais leur fierté d’antan.
Au sujet du nom, c’est un nom africain et camerounais qui exprime ce que je suis. J’en suis fier. Je suis surtout heureux de vous inviter, vous et tous nos compatriotes camerounais et amis du Cameroun à découvrir le projet de société qui vous est adressé sous la forme d’une lettre ouverte. Toute lettre, surtout si elle parle du destin d’une nation comme la nôtre, mérite et attend une réponse claire. C’est vous dire que le projet politique que le Rassemblement Démocratique pour la Modernité du Cameroun ( RDMC ) propose à l’ensemble du peuple camerounais d’ici et d’ailleurs ouvre un nouvel horizon d’espoir qu’une certaine opposition opportuniste a failli boucher. Tous les Camerounais, quels que soient leurs noms sont invités à s’approprier ce projet d’une nouvelle société camerounaise moderne afin de devenir maîtres de leur destin. C’est vous dire que l’importance des enjeux pour un véritable changement au Cameroun nous intime l’obligation de mobiliser toute notre intelligence et notre volonté pour réaliser ce projet ambitieux et exaltant, à la mesure de notre dignité d’hommes par amour pour notre patrie : le Cameroun.
Vous parlez des enjeux pour un véritable changement au Cameroun. Si on vous demandait, à l'heure actuelle, au Cameroun, d'appliquer trois mesures salvatrices, vous feriez quoi ?
Pour remettre le Cameroun debout, des réformes s’imposent au plan institutionnel, économique, social et culturel.
Sur le plan institutionnel, il nous faut refonder un Etat de droit et des libertés qui, non seulement libère des énergies et encourage des initiatives, mais transforme la perception et la réalité de l’Etat mis effectivement au service de la société et des citoyens et pas l’inverse, avatar de la colonisation.
Sur le plan économique, nous ambitionnons de mettre en œuvre une nouvelle politique énergétique qui induise une véritable industrialisation de notre pays avec une priorité accordée au monde paysan par une mécanisation agricole, et aux jeunes par un plein emploi qu’entraîne une politique des grands travaux qui dotent notre pays des infrastructures nécessaires à la création des richesses.
Sur le plan social, chaque camerounais bénéficiera d’une couverture maladies universelle, une forme de sécurité sociale qui sera l’expression d’une solidarité nationale responsable. Par conséquent la carte sanitaire de l’ensemble du territoire national sera revue et améliorée par la création des centres de santé communautaires proches des populations rurales et dont les prestations en termes de soins de santé amélioreront la qualité et l’espérance de vie de tous nos compatriotes.
Sur le plan culturel, l’identité pluriculturelle de notre peuple sera mise en valeur par l’organisation des festivals culturels qui fassent dialoguer les différentes facettes de nos cultures régionales pour leur imprimer une expression nationale exportable par des sites, des musées, des compétitions et le tourisme.
Pensez-vous que vous serez écoutés par le peuple Camerounais dans les projets démocratiques de votre parti politique ?
Le peuple camerounais est épris de liberté, de justice et de paix sociale. Un Etat digne de ce nom a pour vocation de créer des conditions d’épanouissement et d’expression de ces valeurs fondamentales pour l’ensemble de ses citoyens. Nous sommes conscients que notre peuple est pris en otage aujourd’hui par des loups entrés dans la bergerie sous les oripeaux d’agneaux. Ces loups s’acharnent depuis quelque temps, non seulement à bâillonner ou à éliminer les leaders véritablement libres, mais à brouiller le message et le dialogue entre le peuple et ses véritables leaders. Mais ce qui est sûr, c’est que la vérité finit toujours par triompher. La soif de liberté et le bon sens du peuple camerounais sont les alliés avec lesquels nous comptons. S’ils acceptent de nous faire confiance et d’avoir foi en la force de changement dont ils sont porteurs, alors, ensemble nous allons écrire une des plus belles pages de notre histoire nationale.
Et vos vœux ?
Mon vœu est en fait une invitation adressée à chaque Camerounaise et à chaque Camerounais pour s’approprier ce projet politique, pour le faire sien et se mettre en marche pour maîtriser notre destin. Pour le lire adressez votre demande et vos questions au : mailto:chiefmilla@gmail.com ou maf.harmattan@free.fr
© Camer.be : Interview réalisée par Hugues SEUMO