Cameroun: Journaliste incarcéré au Cameroun, l’ONG PRODHOP condamne!
M. Michel MOMBIO, journaliste, Directeur de Publication de ‘’L’Ouest Républicain’’, membre du Conseil d’Administration de la Ligue des Droits et Libertés, a été arrêté le 04 septembre 2008 et est incarcéré au Secrétariat d’Etat à la Défense (SED) à Yaoundé, pour diffamation, chantage et menaces à l’endroit de Madame Madeleine TCHUENTE, Ministre de la Recherche Scientifique
RAPPEL DES FAITS
Arrêté le 04 septembre 2008 aux environs de 11H, M. Michel MIOMBO,est conduit au SED. Sur sa demande, il a été entendu sans son conseil. Il a passé la nuit de mercredi 10/09/08 au jeudi 11/09/08, dans une cellule avec les prévenus à la mine patibulaire. Ce n’est qu’après protestations qu’on lui aurait changé de cellule.
Le jeudi 11 septembre, il a été entendu par le Procureur de la République qui l’a à nouveau renvoyé au SED pour complément d’enquêtes. Il est accusé par Mme Madeleine TCHUENTE, Ministre de la Recherche Scientifique et Technique de diffamation, chantage et menaces.
En ce moment et de sources digne de foi, M. Michel MOMBIO est toujours incarcéré au SED et est privé de tout contact avec sa famille et ses relations.
De tout ce qui précède, PRODHOP, Solidarité pour la Promotion des Droits de l’Homme et des Peuples, exprime à cette occasion sa vive préoccupation au regard de toutes les informations en sa possession.
- Condamne cette arrestation et les conditions de son incarcération
- Rappelle que la Déclaration Universelle des doits de l’Homme, partie intégrante de la Constitution du Cameroun garantit la liberté de la presse.
- Juge que les faits qui sont reprochés à M. Michel MOMBIO ne sont pas à nature de pouvoir l’incarcérer au SED, par conséquent
- Demande sa libération immédiate et inconditionnelle
Recommande au gouvernement
- De garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de M. Michel MOMBIO pendant et après son incarcération ;
- D’arrêter des mesures et stratégies concrètes susceptibles aux délits concernant la dépénilisation de la presse;
- De se conformer aux prescrits des instruments juridiques internationaux et régionaux de protection des droits humains ratifiés pour le Cameroun.
Maximilienne C. NGO MBE , Secrétaire Générale de PRODHOP