Cameroun : Que se passe- t- il avec le site Internet du quotidien camerounais Le Messager ?
"http://www.lemessager.net " est l’adresse sur laquelle il faut cliquer pour accéder à l’information diffusée en ligne par le quotidien Le Messager. Depuis quelques jours, les visiteurs de ce site Internet et autres passionnés des technologies de l'information et de la communication (Tic) reçoivent une page d’accueil qui ne reflète plus ce que l’on avait l’habitude de voir. Hier Jeudi, le site Internet bonabéri.com annonçait dans ses colonnes que le site Internet du quotidien camerounais Le Messager avait été piraté.
En effet, selon notre confrère "depuis quelques jours, le site Internet du quotidien camerounais Le Messager (www.lemessager.net) est non fonctionnel, et ce qui aurait pu être interprété au départ comme de simples contraintes techniques pourrait s'avérer être plus sérieux."
Après le site du Mindaf, de l’ONG Ceriac & Co et celui de La Nouvelle Expression, serait-ce au tour de celui du Messager d'être la cible des pirates du Net ?
Lorsqu’on se rend sur la page d’accueil de Le Messager, on est redirigé vers une page comportant des informations étrangères au Cameroun donnant ainsi l’impression que le nom de domaine messager.net n’existe plus ou mieux encore ait été racheté par quelqu’un d’autre. Selon nos investigations ce nom de domaine a été réservé de mars 2000 à mars 2011 et logé dans un serveur (Worldnic) localisé aux Etats Unis d’Amérique. Information qui a été confirmée par plusieurs informaticiens que nous avons pu rencontrer à Bruxelles et qui travaillent dans les systèmes de sécurité des sites web.
Autre hypothèse un hacker ou un pirate aurait pénétré par effraction dans les systèmes d'administration de ce site, ce qui serait peu probable.
D’autres langues pensent que dans un pays où la fermeture des médias par les autorités est plus facile que celle d’une porte en feuilles de raphia, il faut tout de même reconnaître et encourager l’audace des médias indépendants qui, par leurs enquêtes, participent activement à la manifestation de la vérité dans le cadre des poursuites entreprises au Cameroun pour des scandales de corruption impliquant de hautes personnalités du sérail.
La semaine dernière, l'ancien administrateur directeur général de la Camair s’était exprimé dans les colonnes de Le Messager ainsi que sur les antennes de Canal2, Stv et Equinoxe Tv dans le but d’apporter par la voie des médias des éclaircissements sur le fait qu’il ait été entendu à plusieurs reprises par la police judiciaire sur sa gestion de la Camair et son implication dans l'affaire albatros.
Le site Internet du quotidien de Douala serait-t-il confronté à une difficulté d’accès pour l’instant et ce depuis la publication des propos de Yves Michel Fotso ? S’il s’avère que cette piste soit fondée, l’on s’attendra à ce que les « hackers d’Etat » ferment les chaînes de télévision Canal2, STV et Equinoxe en utilisant des prétextes divers.
Après le site Internet du MINDAF puis la Nouvelle Expression, Le Messager est le troisième larron camerounais à être perturbé dans sa publication électronique en ligne. A qui le tour ?
Vivement que le site Internet du quotidien d’Akwa renaisse et puisse s’entourer de tous les dispositifs de sécurité afin d’assurer la continuité dans la satisfaction de ces milliers d’internautes.
Hugues SEUMO