Cameroun: Biyiti Bi Essam bientôt à Kondengui ?
Le ministre camerounais de la communication serait au centre d'une imcomprehension financière. On parle de 130 000 000 frs Cfa qu'il aurait mis en "lieu sûr", dans un compte personnel en lieu et place de celui du ministère. Une information judiciaire a été ouverte à la requête de Amadou Ali sous la décision du chef de l'Etat camerounais, autour des financements mobilisés lors de la récente visite papale au Cameroun. les enquêteurs se pencheront sur la gestion des financements débloqués en faveur de la communication au sujet de la visite au Cameroun du pape Benoît XVI. Selon nos informations, la police va dresser, au terme des auditions, un rapport assorti des procès-verbaux d’audition. Ces documents seront ensuite transmis à la Justice, qui travaille, au vu des éléments fournis par l’Agence nationale d’investigation financière (Anif), sur les hypothèses de “ détournements de deniers publics ” et de “coaction de détournement de deniers publics ”.
Convoqué par Amadou Ali, son collègue de la Justice, suite à un rapport de l'Anif, l'agence nationale d'investigation financière, le ministre de la communication serait impliqué dans un détournement de 130 000 000 frs Cfa. La conversation entre les deux hommes la semaine dernière, tournait autour de cette importante somme d'argent. Biyiti bi Essam aurait logé cet argent, destiné à la couverture médiatique du séjour du pape Bénoît XVI au Cameroun, dans son compte personnel. Il aurait beaucoup de mal à expliquer pourquoi et parle de l'avoir mis en lieu sûr.
L’enquête a été confiée à la police judiciaire. Les policiers doivent auditionner toutes les personnes impliquée dans cette transaction. Parmi les personnalités placées dans la ligne de mire figure le ministre des Finances qui devrait confirmer le déblocage des fonds – quelques 770 millions Fcfa- ; le ministre de la Communication dont-on attend des explications sur la répartition et l’usage des fonds publics ; la directrice des affaires générales du ministère de la Communication qui a effectué l’opération sur le compte bancaire de M. Biyiti bi Essam ; les plus hauts responsables de la Cameroon radio television (Crtv), de la Société de presse et d’édition du Cameroun (Sopecam), de Cameroon telecommunication (Camtel) etc..
En attendant la lumière de la police et de la justice, cette rocambolesque affaire ne manquera pas de gonfler la liste des pensionnaires de nos prisons. A qui le tour ?
H.S