L’IVOIRITE A PROVOQUE LA GUERRE CIVILE,
Il y a d’ailleurs un lien consubstantiel entre les deux combats contre l’ivoirité et contre le néocolonialisme. Le combat contre l’ivoirité et les ivoiritaires reste d’autant plus d’actualité et doit continuer a être mené que c’est l’ivoirité qui a gravement divisé la nation en Ivoiriens "purs" et "impurs" au point que les Ivoiriens se sont battus entre eux à travers une guerre civile.
Le néocolonialisme français en vienne à en profiter pour s’ingérer davantage dans nos affaires intérieures en avançant masque derrière l’introuvable "communauté internationale". Et en plaçant ses pions et autres valets. Une des graves conséquences est qu’aujourd’hui nous avons un Premier ministre Konan Banny, véritable valet de l’Elysée, qui a été
choisi et imposé par le Président francais Jacques Chirac lui-même, la complaisante "communauté internationale" n’ayant fait qu’ entériner le choix francais alors que Charles Konan, trop partisan et contesté, avait été écarté dès le départ par les acteurs ivoiriens de la liste des 16 candidats à la Primature.
Comment peut-on être éliminé lamentablement au vu et au su de tous dès le début d’un championnat et recevoir au finish le trophée du vainqueur ? C’est de la tricherie pure : Banny et Chirac sont des tricheurs. Quelle légitimité et succès peut-on avoir par une si grossière tricherie ? Aucune. Aujourd’hui, ce très controversé et
contesté Premier ministre Charles Konan Banny qui a perdu plusieurs précieux mois à former un simple gouvernement est en train d’échouer lamentablement sous nos yeux faisant perdre au pays du temps et l’espoir : Banny tâtonne, fait de la diversion, des déclarations trompeuses, crée d’inutiles comités de réflexion, fait des mises en scène avec des leaders politiques disqualifiés, pour mieux cacher sa propre incapacité manifeste à agir concrètement et efficacement pour réaliser le désarmement, le redéploiement de l’administration, l’identification en vue d’organiser concrètement les élections le 31 octobre au plus tard comme il ne cesse de le prétendre en dépit d’obstacles réels. Quand le 31 octobre 2006 Banny aura constaté son cuisant échec et son incapacité à organiser les élections, il devra, s’il a un peu de
dignité, en tirer les conséquences et s’en aller plutôt que de continuer dans la voie de l’échec, de la magouille et de la tricherie avec son complice Jacques Chirac.
Les Ivoiriens devront prendre leurs responsabilités pour rompre avec ce cycle de l’échec et du néocolonialisme en chassant Konan Banny, le valet de Chirac, de la Primature.
Konan Banny ne cesse de dire qu’il recherche la confiance des Ivoiriens mais il est précisément la personne la plus mal placée pour l’établir en raison de ses manœuvres souterraines avec son parrain Jacques Chirac, un homme qui en France même a perdu toute crédibilité et toute chance de réélection.
Le péché originel de Banny est d’avoir été nommé par Chirac et dès lors il ne peut pas inspirer confiance aux Ivoiriens qui très majoritairement se méfient de ce Chirac et du néocolonialisme francais que Banny a choisi de servir en bon valet, dès lors que celui-ci lui a permis d’avoir le poste de Premier ministre qu’il a tant convoité ces derniers mois pour s’ouvrir un boulevard vers la présidence son objectif principal, au besoin sans élections et avec le coup de pouce de Jacques Chirac qui hait, comme chacun sait, Gbagbo. Que deviendra la marionnette Banny quand son parrain
Chirac quittera l’Elysée bientôt en mai 2007 ? On peut s’attendre, selon le " Plan B de l’Elysée " dévoilé par la
presse internationale, à toutes les manœuvres détestables pour imposer Banny à la présidence avant cette douloureuse échéance, notamment en octobre 2006 vu que les élections seront impossibles à organiser.
"Quand le mur n’est pas lézardé, l’araignée ne pénètre pas" dit le proverbe : l’ivoirité a profondément détruit l’unité ivoirienne et ouvert le pays à toutes les influences étrangères, au point que la France de Chirac contrôle le destin du pays tandis que son complice Blaise Compaoré du Burkina Faso - qui a instrumentalisé totalement sa marionnette le soi-disant chef rebelle Soro Guillaume qui résidehabituellement à Ouagadougou - a aujourd’hui une énorme emprise
politique et économique sur le Nord de la Côte d’Ivoire. Face à son protecteur et tuteur Blaise Compaoré, quelle marge de manœuvrepeut avoir ce valet Soro Guillaume, discrédité, fragilisé, impopulaire dans le Nord pour ses crimes, hai dans le Sud et menacé par la justice pénale internationale pour ses graves crimes de sang et crimes économiques ? Grâce à Soro, le Burkina est devenu officiellement exportateur de cacao ivoirien et Bouaké est désormais de fait la nouvelle frontière sud du Burkina !!
En fait, Soro Guillaume et son allié Alassane Ouattara – cet homme à l’étrange sens de la loyauté et du patriotisme qui se dit victime de l’ivoirité mais fait alliance avec Bédié le père de cette ivoirité, cet homme qui se dit ivoirien, refuse d’être Burkinabé mais qui a pourtant acheté par choix personnel deux maisons à Abidjan dans les années 80 avec des passeports burkinabé alors qu’il disait posséder une carte d’identité ivoirienne - prennent leurs ordres à Ouagadougou et à Paris, tout comme KonanBédié.
Le Président Blaise Compaoré devrait faire - à l’instar de l’attitude remarquable, responsable et neutre du Président malien Ahmadou Toumani Touré - preuve de la plus grande retenue et impartialité dans la crise ivoirienne en sachant ceci : Les populations du Nord, qui souffrent tant et ne sauraient suivre aveuglement son poulain le criminel Soro Guillaume, responsable de leur malheur, ne se sont pas battus contre l’ivoirité pour devenir Burkinabé ou pour que leur
région passe sous le contrôle de fait des autorités burkinabé mais pour affirmer leur appartenance à la Côte d’Ivoire en tant que citoyens libres et égaux en droits. Autant les populations ivoiriennes rejettent le néocolonialisme français, autantelles rejetteront tout hégémonisme venant de tout autre pays, y compris le Burkina qui suscite beaucoup de frustrations dans l’opinion ivoirienne à cause de l’attitude partisane et interventionniste de ses autorités dans la crise ivoirienne. La Côte d’Ivoire en quête de liberté et dignité ne saurait être la colonie de la France ou du Burkina Faso ou de toute autre puissance quelle qu’ elle soit. La Côte d’Ivoire attend de ses voisins une attitude responsable, de retenue, de respect et de neutralité, seulsgages d’une bonne coopération dans le respect mutuel, aujourd’hui et demain.
Ceux qui ont verse hier dans l’ivoirité et dénoncent aujourd’hui par pur électoralisme et hypocritement le néocolonialisme ou les ingérences internationales en se drapant dans le "patriotisme" ne sont pas en retard d’une contradiction : en réalité, on ne peut être ivoiritaire, tribaliste, xénophobe, raciste pour détruire l’unité nationale d’un pays riche de sa diversité et prétendre ensuite être un "patriote" qui se bat pour l’unité nationale et l’indépendance de la patrie qu’on a contribuée à asservir. Les ivoiritaires devront assumer leurs graves responsabilités face au chaos qu’ils ont crée dans le pays qui doit maintenant se battre, a cause de leur irresponsabilité, pour son unité et son indépendance.