Manifestation à Liège contre l'expulsion d'une Guinéenne
Une cinquantaine de personnes ont manifesté ce vendredi matin à l'initiative du Collectif de résistance aux centres fermés devant le palais de justice de Liège en soutien à Fatoumata Soumah, une Guinéenne menacée d'expulsion.
"Si nous sommes là, c'est parce qu'il y a plusieurs personnes dans les centres fermés en Belgique qui vivent dans cette situation" déclare Olive N, sur le micro du dispositif sonore utilisé pour la circonstance du jour par les manifestants. Tous disent non à l'expulsion de Fatoumah Soumah détenue depuis le début du mois de juin dernier au centre fermé 127 bis à Steenokkerzeel et menacée d'expulsion.
L'action des manifestants selon les organisateurs vise à sensibiliser les magistrats et l'opinion public sur la situation des demandeurs d'asile en Belgique.
Au même moment, Fatoumata Soumah comparaissait devant la chambre des mises en accusation pour tenter d'obtenir sa remise en liberté.
Selon l’un des organisateurs de la manifestation de ce matin que nous avons rencontré, Fatoumata Soumah a fui un mariage forcé en Guinée-Konakry, en 2004, alors qu'elle avait 19 ans. Elle a introduit une demande d'asile en Belgique et s'est établie à Liège. En 2006, elle décide de se marier. Après avoir vérifié toutes les exigences administratives légales liées au mariage, le bourgmestre de Liège célèbre l'union le 13 février 2007, avec un réfugié reconnu en Belgique.
A la surprise de tous, quelques semaines plus tard, le mariage de cette dernière sera contesté par les autorités qui l'ont célébré et depuis lors, Fatoumata est menacée d'expulsion et détenue au centre fermé 127 bis à Steenokkerzeel. La chambre des mises devra trancher sur la remise en liberté ou non de la jeune femme.
Au moment où nous allions sous presse, la chambre des mises en accusation n'avait pas encore rendu son verdict. Nous y reviendrons.
Hugues SEUMO