Belgique / Incarcération d'enfants en centres fermés : L'Etat belge en accusation
L'Etat belge en accusation. Un tribunal d'opinion a été mis en place par plusieurs organisations. Un tribunal pour attirer l'attention de l'opinion publique sur la problématique de l'enfermement des enfants dans des centres fermés. Durant deux jours, des témoins, des experts, des visiteurs, et des victimes vont témoigner devant un jury populaire. Le jugement sera prononcé ce samedi.
Mis sur pieds par plusieurs organisations, dont l'Unicef et Défense des enfants international, pour sensibiliser l’opinion publique, ce procès qui a débuté jeudi et qui doit se terminer samedi ressemble à s’y m’éprendre à un procès d’assises : acte d’accusation étayé, jury populaire, témoins appelés à la barre, experts, parlementaires, médecins mais aussi victimes, mais un procès qui n’est que fiction. Il est pourtant appelé à juger symboliquement une réalité qui ne cesse d’interpeller : la détention d’enfants dans des entres fermés. Sur le banc des accusés : l’ Etat belge, mais ce banc reste vide, l’Office des étrangers comme le ministre de l’Intérieur Dewael ont décliné l’invitation.
Au terme de deux jours de procès, au cours desquels une vingtaine de personnes viendront témoigner, le jury , l’un composé d’adultes, l’autre d’enfants, devra répondre à une question : en enfermant des enfants dans les centres fermés pour illégaux, l’Etat belge viole-t-il le droit international. Si oui jusqu’où ? Le jugement est attendu samedi.
En 2006, l’Etat belge avait déjà été condamné mais officiellement cette fois, par la Cour européenne des droits de l'homme pour son "manque flagrant d'humanité" envers Tabitha, une petite Congolaise de 5 ans, retenue pendant deux mois au centre fermé "127 bis", avant d'être expulsée, toute seule, vers Kinshasa…..
Source: Synthèses RTBF
VIDEO . Procès symbolique sur la détention d'enfants en centres fermés