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5 juillet 2008

Cameroun: Mise au point sur la diversion au sein de l'UPC

UPCL’atmosphère d’intoxication et de paranoïa anti-Kissamba semble avoir fait perdre à nos anciens collaborateurs jusqu’à la maîtrise de l’analyse sérieuse d’un document, où l’objectivité doit passer avant les interprétations, et même jusqu’à la maîtrise des questions de tactique et de stratégie de notre lutte.

Ma lettre au MINATD a été rendue publique : chacun peut donc vérifier ce que cette lettre dit et ce qu’elle ne dit pas. Elle ne contient aucune demande d’interdiction de l’U.P.C. Nous avons posé que seul le congrès unitaire, consensuel peut aboutir à l’unification de l’U.P.C. Par conséquent, selon nous, les congrès de fractions ne peuvent servir et ne servent à rien d’autre qu’aux positionnements des individus. C’est  pour cela que nous avons appelé ces congrès des congrès de Picrocholes du nom d’un personnage rabelaisien ; c’est pourquoi nous avons  aussi qualifié ces congrès de foires d’opportunistes. (N’a-t-on pas vu des opportunistes y courir pour décrocher de faux titres ronflants distribués comme des petits pains ?). Nous avons enfin souligné  en toute logique, qu’il n’y a que la tenue d’un congrès consensuel qui pourra interrompre la dérive des congrès de fractions. Ces interprétations malsaines qui sont faites de cette position procèdent autant de la malhonnêteté et de l’hystérie que du manque de maîtrise des questions stratégiques et  tactiques de notre lutte.

Paranoïa collective :

Les agents du groupe de Moukoko nous accusent d’avoir fait interdire leur congrès. Ceci est d’autant plus surprenant que l’auteur de la démarche visant à obtenir du MINATD cette interdiction est bien connu : à savoir Kodock, celui-là même à qui ma lettre demande de retirer une «légalité illégitime » arbitrairement imposée aux upécistes.

Cela n’empêche pas que les agents de Moukoko trouvent une collusion entre le groupe de Kodock et moi. C’est du moins la théorie sortie de l’imaginaire fertile et délirante d’un philosophe-griot pour arracher brillamment le titre de «membre du comité central ».

D’autres agents, des agents «fidèles » embusqués dans la presse ne reculent pas devant une grossière interprétation de la lettre au MINATD. « Le Commandant Kissamba a saisi le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation MINATD pour qu’il n’autorise aucun congrès de l’U.P.C qui ne soit organisé par lui. », écrivent MM. Njebet et Njog dans Le Messager du 04 sept 2008. Or chacun peut vérifier que rien de tel n’est contenu dans ma lettre.

Ce genre de fourberie relève de la campagne anti-Kissamba que des « fidèles » positionnés du Messager et ivres de tribalisme mènent contre Kissamba dans un double but de désinformation et de calomnie, sans aucune considération de déontologie journalistique.

Nous assistons donc à une véritable paranoïa collective du groupe Moukoko dès qu’il est question de Woungly-Massaga .On peut le constater à travers le défoulement des porte-parole du Professeur Moukoko et du Professeur-Docteur Mack-kit sur Internet. Un «Vice-Président» de l’U.P.C (sic) le Docteur-Professeur Makek, monté au créneau pour garder son titre, y appelait à « loger une balle dans la tête de Kissamba » pour l’envoyer deux mètres sous terre. Quant au philosophe-griot auteur d’un brillant discours de griot d’entrée à l’académie des scribes accroupis, il n’a pas hésité à inviter «la diaspora upéciste » en France à se charger de Woungly-Massaga (sic) parce qu’il mettrait en danger avec sa lettre au MINATD «la sécurité des upécistes de l’intérieur» (sic) : Appel à l’assassinat ! Voilà qui doit faire plaisir au Professeur-Docteur Moukoko dans sa nouvelle conception de l’upécisme comme humanisme.

2 – Des arguments de camelots
a) « Kissamba n’aurait pas dû écrire à un Ministre du régime Biya » !
Réponse : Je ne trouve aucun inconvénient à ce que Moukoko et Mack-kit traitent avec les Sous-préfets de Douala. Ils appartiennent pourtant au même régime que Marafat. Naguère, lorsque ces camarades reçurent une réponse de M. Mebe Ngo’o, alors Directeur du Cabinet Civil de la Présidence de la République, ils ne furent pas loin d’organiser un metchui à leur permanence.

Ils coururent au Messager pour faire publier leurs deux photos encadrant celle du Président Biya. Ce qui fut fait. Le Cdt Kissamba ne s’est jamais livré à de telles pitreries et il ne s’est jamais offusqué de ce que quiconque interpelle le régime en place sur tel ou tel problème.

b) «Nous sommes sous le régime de la déclaration et non sous celui de l’autorisation. Demander l’autorisation d’un congrès consensuel de l’U.P.C est la preuve d’une collusion avec le régime du R.D.P.C». Faux !
Réponse : La déclaration d’une réunion ne peut être prise en compte que si l’organisation ou l’association déclarante a été préalablement reconnue, à moins d’une faveur ou d’une complaisance du Sous-Préfet.
En l’occurrence, face à un Kodock déjà illégitimement reconnu sur la base d’arguments spécieux, il nous faut remettre en cause cette reconnaissance en obtenant une autorisation d’une réunion de l’U.P.C se fondant sur une réelle légitimité upéciste et avançant des arguments politiques solides.
c) «Mais non, nous les «fidèles», nous résoudrons le problème de Kodock par le rapport des forces. C’est par le rapport des forces que le congrès de 1996 s’est imposé ».

Réponse : Argument archifaux ! Précisons d’abord à ceux qui demandent combien Kissamba a organisé de congrès depuis qu’il est rentré au Cameroun et qui répondent zéro : que la formation des cadres n’est pas le bourrage des crânes. On les trompe honteusement. En toute modestie nous les informons que nous avons organisé deux congrès de l’U.P.C, et non des moindres, depuis notre retour  au pays sans parler de notre activité en période clandestine que nos anciens collaborateurs salissent à travers des «révélations» curieuses d’un philosophe-griot qui semble vouloir informer les «renseignements français».

Ces congrès sont précisément celui de Septembre 1996 au palais des congrès de Yaoundé (Président Ntumazah, Secrétaire Général Ndoh Michel sur proposition de Moukoko et ses amis pour damer le pion à «l’ennemi»), et celui de 2003 (Président Mandengué Ambroise, Secrétaire Général Hogbe Nlend, également torpillé par des manœuvres anti-Kissamba) tenu au Palais des Congrès de Yaoundé.
Pour revenir à l’argument du rapport des forces avec lequel les «fidèles» disent qu’ils vont balayer Kodock, nous disons que c’est un argument inconsistant. La préparation du congrès de 1996 a connu les étapes suivantes :
- Intégration du PSP/UPC dans le groupe Kodock, et interpellation de Kodock pour qu’il œuvre à l’unification de l’UPC. Refus de Kodock et crise…
- Révolte de Kissamba contre Kodock et appel à la dissidence des Députés pour l’organisation d’un congrès unitaire après le résultat catastrophique des municipales de 1995 ;
- Onze Députés sur les dix-sept du group parlementaire de l’UPC lâchent Kodock avec à leur tête le Ministre de la Culture Toko Mangan ;
- Construction méthodique d’un «nouveau pôle de légitimité»  contre Kodock avec la mobilisation des différentes tendances de l’UPC (UPC/Manidem, Ntumazah, Toko Mangan et les Députés upécistes en rupture avec Kodock).
Ce n’est donc pas un «rapport des forces» qui fut opposé à Kodock en 1996, mais un rapport des forces méthodiquement construit et politiquement légitimé, aux yeux du pouvoir comme aux yeux du Peuple.

IV- Mission impossible ?

1) Dans les années 1970, un intellectuel camerounais avait lancé un curieux slogan «la lutte contre Ahidjo passe par la lutte contre Woungly-Massaga. Il faut chasser Woungly-Massaga de la scène politique camerounaise.» Je crains que ceux qui veulent nous effacer de l’histoire de la lutte du Peuple Camerounais et de l’Histoire du Cameroun uniquement parce qu’ils estiment que nous leur faisons de l’ombre, ne puissent étaler que le bas niveau de leur patriotisme et leur malhonnêteté intellectuelle. Ils prouveront encore que la bêtise bardée de diplômes est pire que le crétinisme ordinaire.

2) «Avant le 03 octobre 1990, l’UPC avec à sa tête Woungly-Massaga se présentait en gros comme un parti solide et en ordre de marche». Vous le reconnaissez aujourd’hui !  Or, c’est précisément pourquoi je vous avais demandé de ne pas m’agresser, de ne pas semer du désordre dans le parti à un moment aussi crucial. Vous vous souvenez de ma formule «ce n’est pas le moment de casser la baraque !». Aujourd’hui vous vous appliquez à cacher vos lourdes responsabilités dans une situation que vous avez délibérément créée, et vous passez directement à la mise en accusation du seul Cdt Kissamba.
3) «C’est la trahison de Massaga qui est dans une très large mesure responsable de la situation actuelle de l’UPC.». Voilà qui appelle quatre remarques.
Primo : le complot contre Woungly-Massaga ne fut donc pas une trahison. Mais sa réplique, oui. Qu’à cela ne tienne…
Secundo : ceux qui donnèrent l’assaut pour «diriger eux aussi» furent incapables de contrôler la situation après la démission de Kissamba. C’est une évidence. Ils avaient agi en irresponsables.
Tercio : près de vingt ans après cette démission de Kissamba les upécistes n’ont pas pu retrouver «un parti passablement uni et en ordre de marche.». C’est encore une évidence. Je ne vous avais pas avertis ?
Quarto : si ceux qui  constatent les évidences ci-dessus sont les premiers à s’opposer à toute reconstruction unitaire de l’UPC, comment ne pas penser que leur objectif était d’anéantir l’UPC pour en fabriquer « une autre » à leur convenance. Où est donc le patriotisme ?
4) Il arrive même que nos anciens collaborateurs affirment que « Le Cameroun ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui si Woungly-Massaga n’avait pas démissionné en octobre 1990. »
Tantôt on l’accuse d’incapacité (Ce sont les autres qui faisaient tout.) tantôt on reconnaît son dynamisme et ses compétences. Mais dans tous les cas, «on n’en veut plus ! ». Dans quel intérêt ? «Les jeunes n’en veulent plus» (sic). Que craignez-vous en faisant campagne contre Woungly-Massaga auprès des jeunes ? Pourquoi sa présence à côté des jeunes, avec les jeunes vous fait-elle peur ? On le saura.
5) « De toutes les façons Woungly-Massaga a démissionné en Octobre 1990 : il ne saurait parler au nom de l’UPC aujourd’hui ». Cet argument n’a politiquement aucune valeur.

Par rapport à quoi les Moukoko/Mack-Kit ont revendiqué leur titre de «fidèles» ? Ils ont à maintes reprises, affirmé que c’est par rapport aux orientations et décisions du congrès unitaire de septembre 1996.Or, ce congrès auquel le groupe Moukoko /Mack-Kit, alors appelé UPC/Manidem, se rallia au tout dernier moment, sollicité par Kissamba par l’intermédiaire du feu Camarade Jacques MOUIND, désigna au plus fort vote majoritaire des sections de l’UPC au cours de ces assises de quelques 13000 participants, un Secrétaire National aux Affaires Politiques en la personne de Woungly-Massaga.Les excommunications confidentielles et rétroactives venant de gens qui spéculent unilatéralement sur la démission de Woungly-Massaga de 1990, ne sauraient avoir la moindre valeur par rapport au vote de ce congrès de 1996 que les « fidèles » prirent eux-mêmes pour référence.

L’heure est grave

Notre Peuple a assez souffert et risque de souffrir encore plus dans un proche avenir parce que le pays est au bord du gouffre. Le régime est en faillite, profondément corrompu, mais il s’accroche et entend survivre même sans avoir préparé la moindre succession de Paul Biya. On voit même de grands voleurs se préparer pour prendre le pouvoir avec les milliards amassés en pillant notre Peuple et en le réduisant à la misère. Et ces voleurs milliardaires osent se présenter comme un recours pour l’opposition et pour le pays !
Hélas, malgré de grandes potentialités de lutte, nous accompagnons tranquillement le pays au désastre, résignés dans nos petites stratégies de positionnement de groupes qui acceptent d’avance la reconduction au pouvoir du RDPC, la Présidence à vie de Paul Biya. NON !

L’idée d’un congrès consensuel, d’un congrès de réunification de l’UPC avance. Tout le monde parmi les upécistes l’accepte déjà publiquement. Mais c’est encore du bout des lèvres. Il faut une véritable dynamique de rassemblement et de lutte, dans l’UPC et dans l’opposition.

Pour ma part, je lance un ultime appel à tous les Camarades qui oeuvrèrent avec moi pendant les années de braises, dans la clandestinité. Je suis disposé et prêt à travailler avec chacun et avec tous, sans exception et sans rancune, en commençant par ceux qui ne se reconnaissent pas dans une stratégie d’accaparement de l’UPC. Je suis aussi disposé et prêt à travailler avec ceux qui n’ont jamais œuvré avec moi, notamment avec les jeunes générations. Non seulement la situation est grave, mais il y a urgence : le RDPC n’est jamais à court de manœuvres déloyales. Il peut anticiper l’élection présidentielle !

Servir aveuglément nos petits orgueils gonflés ou sauver notre pays. Tel est donc le choix de l’heure !

A bon entendeur salut !

Source: Camer.be. NGOUO WOUNGLY-MASSAGA, Cdt Kissamba, Vétéran de l’UPC et de l’ALNK.

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Commentaires
A
Je voudrais d'abort dire que je suis un militant de l'UPC dite des fidèles et que nous n'avons jamais dis que nous étions fidèles aux orientations et décisisons du congrés unitaire de 1996, mais que nous étions fidèles aux objectifs de la lutte définis par les fondateurs et non par quelques deserteurs.Je crains d'être qualifié d'agent du groupe Moukoko, groupe auquel j'appartiens et revendique mon appartenance.Il faut repreciser que en 1995, le groupe du Manidem avait adressé à toutes les tendances de l'UPC une propositio d'unité autour d'un congrés, si le commandant KIssamba a après travaillé pour la réalisation d'une telle amition, qu'il ne revendique pas d'avoir été l'instigateur. j'ai admiré le fait que tu veilles nous faire prendre conscience en qualifiant nos cerveaux de cerveaux bourrés, vraiment desolé, car, vous sous estimez notre capacité de suivre et de comprendre au point où deux gourous, sectaires ont embrigardé notre intelligence au point de faire d'un maître de conférence en philosophie un griot.
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