France-Cameroun, Last minute: Bertrand Teyou interpellé dans les locaux de Presstalis- Groupe Bolorré à Paris (Texte et vidéo)
C’est un détachement de la police nationale française qui s’est rué aux alentours et à l’intérieur de l’immeuble Presstalis situé 30 rue Raoul Wallenberg à la Porte des Lilas Paris 19, siège social de ladite société, elle-même propriétaire de la société Messapresse au Cameroun, où avait été signalée la présence d’un homme dangereux portant sur lui une « arme ».
Une fois sur les lieux, les policiers constateront la présence effective d’un homme assez serein et imperturbable portant sur lui un stylo, « arme » la plus prisée de tout écrivain.
Cet homme en effet s’appelle Bertrand Teyou, écrivain camerounais, réfugié politique en France, qui depuis bientôt une semaine, a décidé de faire un sit-in au siège de la société Presstalis.
Le différend qui oppose Bertrand Téyou à Presstalis remonte à 2010 au Cameroun, lorsque Messapresse, filiale de Presstalis dont le groupe Bolloré est actionnaire, de façon unilatérale et ceci à l’encontre des clauses du contrat liant les deux parties, a décidé de retirer de la vente tous les ouvrages cultes du très prolifique écrivain Bertrand Téyou. Entre autres « L’Antécode Biya », « La Belle de la République bananière : Chantal Biya de la rue au palais ».
Le Syndicat Presstalis avait ainsi choisi de préserver ses intérêts financiers au détriment de la promotion de la culture et des libertés d’opinion et de presse, laissant ainsi l’écrivain Bertrand Téyou à la merci du régime répressif de M. BIYA qui n’en a fait qu’une bouchée ; très long séjour à la prison de New-Bell, perquisition et incendie de son domicile familial et …assassinat de son enfant âgé de 7 ans.
C’est donc cet homme brisé mais debout …aujourd’hui réfugié politique en France, qui a décidé de faire un sit-in non-stop afin de dénoncer la rupture abusive et injustifiée de son contrat et la collusion ou l’intelligence de Presstalis avec le régime répressif de M. Biya. Sit-in qui bien évidemment sera de temps en temps interrompu par des interpellations comme cette deuxième et très spectaculaire qui s’est produite hier aux environs de 13 heures au siège de Presstalis.
Affaire à suivre…
Salomène T.SGA du CCD (Conseil des Camerounais de la Diaspora)
