France: Incertitude sur l'issue des négociations en Guadeloupe
L’information est contenue dans l’édition en ligne de 20mn.fr du 20 février 2009. Selon nos confrères, après les propositions de Nicolas Sarkozy, le collectif contre la vie chère et les surprofits (LKP) a accepté de reprendre les négociations en Guadeloupe, paralysée depuis un mois par une grève générale. Interrompues depuis une semaine, les discussions entre les représentants des syndicats et du patronat et les deux médiateurs dépêchés sur place par le gouvernement français ont repris après 16h00 (21h00 au Cameroun) dans les locaux du Port autonome à Pointe-à- Pitre.
Elie Domota, porte-parole du collectif contre la vie chère et les surprofits (LKP) devenu l'icône du mouvement, a repris sa place à la table des négociations.
Toujours au sujet de cette crise, l'Express dans son édition en ligne de la soirée d'hier affirme qu'un " calme précaire régnait dans l'île après une nuit et une matinée où les forces de l'ordre n'ont recensé ni pillages ni affrontements, mais plusieurs barrages routiers persistent."
La sortie de crise est loin d'être acquise, constatent plusieurs correspondants des médias dépêchés à Pointe-à- Pitre. Les syndicats n'ont pour l'instant pas appelé à la reprise du travail afin de maintenir la pression constate un reporter de France O.
Ce Samedi 21 février 2009, syndicats et partis de gauche appellent à participer à la manifestation organisée en "solidarité" avec les grévistes guadeloupéens. Plusieurs personnalités d'origine antillaise ont annoncé leur venue, comme l'athlète Marie-José Pérec ou le footballeur Lilian Thuram.
A Paris, au terme d'une première réunion du nouveau conseil interministériel de l'Outre-mer, François Fillon a rappelé le patronat à ses responsabilités en matière d'augmentation de salaires.
Jusqu'à présent, les chefs d'entreprises n'évoquaient que des augmentations de 35 à 120 euros, selon les secteurs.
Selon les syndicalistes et les grévistes, toute la difficulté va consister à convaincre le patronat local d'accepter de verser des primes mensuelles proches de 200 euros, montant fixé par les grévistes.
Selon Le Figaro. Les forces de l'ordre ont entrepris vendredi de dégager des barrages qui obstruent la route entre Pointe-à-Pitre et la préfecture de Basse-Terre. Aucun pillage ou incendie de commerce n'a été à déplorer vendredi. Quelques rares magasins ont levé leur rideau dans la capitale. Les pompiers sont intervenus 17 fois, contre 40 dans la nuit de mercredi à jeudi. Trois personnes ont été interpellées contre 39 la veille.
Le conflit en Guadeloupe est vu avec inquiétude en métropole. Dans un sondage Opinionway pour LCI et le Figaro, 63% des sondés craignent que le conflit et les violences ne puissent s'étendre à l'Hexagone et donner lieu à un mouvement social de la même ampleur que les grandes grèves de 1995 en France.
Hugues SEUMO